El Watan traite un conseiller de Bouteflika de chien et confirme le coup monté de l’appel du 17 septembre

BHL tête de turc dans le rififi entre Megueddem (Ennahar) à gauche et Belhouchet (Elwatan) à droite

Le torchon brûle entre la presse francophone et arabophone. La langue n’est pas le principal enjeu de l’escarmouche, mais elle n’y serait pas étrangère. Dans un article virulent signé par Majid Mekedhi, le quotidien francophone  El Watan, dit « indépendant », a dénoncé ce qu’il  appelle une campagne de dénigrement et de désinformation dont il a fait l’objet. Il a rapporté que le journal arabophone Ennahar, détenu par Mohamed Megueddem, alias Annis Rahmani, conseiller spécial à la présidence, n’a cessé depuis le début du mois de septembre de le prendre pour cible et d’attenter à sa réputation avec des critiques outrageuses et des informations mensongères. L’article en question note qu’Ennahar avait dans une série de pamphlets critiqué durement le colloque international axé sur le thème du « printemps arabe » qu’ El Watan prévoit organiser du 23 au 25 septembre prochains. Le journal arabophone n’aurait pas apprécié la participation de certaines personnalités algériennes invitées au colloque, dont Ghazi Hidouci, ancien ministre de l’Économie,
Hadj-Nacer, ex-gouverneur de la Banque d’Algérie et Ismaïl Gouméziane, un économiste. Visiblement, les noms de ces invités rappelleraient au conseiller de Bouteflika le camps des Algériens qui soutiennent les révolutions arabes et que ces dernières sont nécessaires pour faire sortir les pays arabes de l’état de décadence dans laquelle ils pataugent depuis trop longtemps. Ennahar aurait accusé El Watan de vouloir faire honneur à des gens qui ont détruit le pays.

Ce n’est pas pour soutenir El Watan, mais comme argument dialectique Ennahar reste fidèle à sa réputation : des articles incendiaires et des accusations gratuites. Ce journal outrepasse sa fonction d’organe d’information pour devenir une tribune partisane où il se permet de fustiger des personnalités politiques et économiques et se permet de leur contester le droit à l’expression. Et comme le propriétaire est un conseiller présidentiel,- El Watan n’a pas oublié de le signaler – ces pamphlets renseignent sur l’esprit démocratique qui règne à la présidence et jette la lumière encore une fois sur la hantise de la révolution chez Bouteflika. S’estimant dans son droit, le journaliste d’ El Watan n’a pas hésité à représenter les attaques d’Ennahar par la métaphore du chien qui aboie devant le passage d’une caravane…

Le journal Ennahar ne s’embarrasse pas de lancer des calomnies, cela fait partie de ses mœurs et celles de beaucoup de journaux algériens aussi bien arabophones que francophones. Cette fois, pour mieux torpiller le projet du colloque, Ennahar s’est attaqué au "patriotisme " d’El Watan en prétendant que Bernard Henry Lévy, le philosophe français, allait être invité, ce qu’El Watan démente catégoriquement. Et lorsque l’on sait comment l’intellectuel français a été jeté en pâture aux Algériens dans la presse arabophone ces derniers jours, l’on comprend aisément qu’Elwatan non seulement ne pouvait pas inviter BHL malgré les grands services rendus pour les éradicateurs algériens dans la décennie rouge, mais elle s’en défend avec force d’avoir eu l’intention de l’inviter. L’intéréssé s’arracherait les cheuveux s’il apprend comment les Algériens qui courraient après lui dans la decennie rouge le traitent aujourd’hui. Il serait choqué moins par le lynchâge des uns que la déloyauté des autres. Seule « compassion » pour BHL : Elwatan réitère ses doutes concernant la « pseudo » (terme utilisé) révolution virtuelle du 17 septembre à laquelle ont appelé des anonymes sur Facebook (des anonymes peuvent être aussi bien rebelles que soumis à la présidence ou au DRS…). Autrement BHL est innocent…

Toute la problématique et « le courage » de la presse francophone algérienne se trouvent dans cette disculpation de l’accusation d’accointance, voire d’intelligence avec BHL et toute la problématique de la liberté et du professionnalisme de la presse algérienne en général, se trouve illustrée par l’attitude d’Ennahar. On apprend par ailleurs, entre autres détails scandaleux et accusations graves, que le journal Ennahar est engraissé par l’agence étatique des publicités (ANEP) qui lui permet de survivre financièrement. En d’autres termes, le régime algérien, voire Bouteflika lui-même, favorise ce journal avec des annonces publicitaires conséquentes au détriment des autres journaux et au détriment des lois du marché.

Et le DRS dans ce rififi ?

Les ficelles qui manipulent les attaques contre Elwatan semblent provenir de la présidence du fait des liens entre Bouteflika et son conseiller, Mohamed Megueddem. Mais une question se pose. Quelle est la position du DRS dans cette histoire ? Ce dernier n’est pas contre une campagne médiatique pour banaliser les appels à la révolution de Facebook, mais il est curieux de laisser un relais français aussi important et aussi serviable que BHL se faire malmener dans les journaux qu’il contrôle. Il semble qu’il y a un hiatus en haut lieu entre les éradicateurs et le cabinet noir anti-Facebook. Il semble aussi que Mohamed Touati, également conseiller de Bouteflika, n’appartient pas à ce cabinet, puisque, lui, est un mokh francophone et est un pur jus de la politique éradicatrice sauvage qui a été menée dans la décennie rouge et qui a reçu la bénédiction de BHL. Le côté cocasse de cette situation est de voir deux organes de presse se font la guerre alors qu’ils sont tous les deux contrôlés par le DRS et s’ingénient à le défendre et le blanchir contre les crimes qu’il a commis. Pour le DRS, Elwatan et Ennahar se tirent sur les jambes comme deux femmes qui se crêpent le chignon dans un harem. Le maître en est toujours embarrassé…

Source Elwatan : « La nauséeuse campagne contre le débat et l’intelligence » et « Le sale boulot d’Ennahar »

À propos de El Erg Echergui

«La démocratie concerne tous sinon elle ne concerne personne » Rached Gannouchi, président d’Ennahada. Tunis, 28 octobre 2011 au lendemain des premières élections démocratiques en Tunisie
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2 réponses à El Watan traite un conseiller de Bouteflika de chien et confirme le coup monté de l’appel du 17 septembre

  1. Ait Hamza dit :

    Ces deux torchons du DRS, malgré une différence de sensibilité ,roulent tous les deux pour le même régime criminel en éludant les crimes barbares qu’a subit le peuple algérien dans sa chair!

  2. idir yahyaoui dit :

    El Watan un journal qui oulait voir l Algerie a feu et sang lors de la revolte en Tunisie et en Libye. D une facon vicieuse et pernicieuse en attaquant directement les pouvoirs de Zine en Tunisie et de Kadhafi en Libye il associait le gouvernement algerien et le President Boutefika a ces deux personnages. Il y a d abor la demie instruction scoliare des ses journalistes. qui font l impossible pour diviser les algeriens entre bereberes et arabes. Ce genre de journaliste les francais les appellent de Bougnouls…des journalistes victimes de lavage de serveaux pour etre teleguides tres facilement comme des enfants d ecoles elementaires….El Watan n est qu un bulletin de quartiers qui utilisent des faits divers locaux pour en faire une histoire nationale ou internationale. Ces journalistes ignoren completement ce qui se passe dans tous les pays de la plane…leur seuls points de reference c est la France. La France n est pas la str de l Europe. Si la France tient le coup economiquement ainsi que toute l Europe c est grace a la Star Allemagne….que la France ne peut egaler actuellement. El Watan qui se fie a de petits zigotos a Montreal qui contaminent les quebecois avec leurs idees regionalistes et des fois meme racistes. Une honte ce journal…un danger public en Algerie et il devrait etre mis a l ecart par les lecteurs francophones. Quand ces ignorants de journalistes d El watan manipule le vocabulaire de la corruption, ils ne savent meme pas que le pays le plus corrompu sur la planete ce sont les USA qui avec . Le gouvernemen US donne la permission legale a 14.000 lobbyistes qui payent les deputes et les senateurs americains sous la table ou dans les paradis fiscaux pour qu on permette aux grandes societes americaines etetrangeres de faire la loi dans l economie americaine au depend des travailleurs de ce grand pays. 40 milliards de dollars sont depenses par a nnee a washington pour oudoyer les deputes et les senateurs de ce pays….Je demande aux journalistes d El Watan et a leur chef de retourner aux etudes….

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