Deux journalistes épiloguent dans le pays du DRS (suite et fin)

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Soraya BouamamaPour Soraya Bouamama, n’est-il pas le moment pour mûrir, pour se libérer intellectuellement et de regarder le monde en face, c’est-à-dire, autrement que par les yeux de rab Edzayer? Voici quelques questions qu’un journaliste adulte, libre «des contraintes scientifiques» (sic) aurait dû poser. Des questions du genre que les médias internationaux posent à leurs invités sans trop de formalisme:

« Madame Bouamama, tout le monde comprend votre besoin d’exprimer les souffrances et la terreur que vous et vos collègues de la télévision avez endurées pendant les années 90. Les lecteurs qui s’intéressent à ce côté sont généreusement servis par votre livre. Bien sûr il faut écrire les pages noires de cette époque et nous espérons que d’autres collègues vous emboîtent le pas. Mais pour que les lecteurs aillent un schéma globale sur  ce qui s’est passé, je vous pose une série de questions qui peut-être vous mettront mal à l’aise, mais elles sont inévitables pour comprendre l’ensemble de la tragédie :

  1. Quelle était votre sensation quand, en janvier 1992, vous avez su que le choix du peuple allait être confisqué?
  2. Quels étaient vos sentiments lorsque le pouvoir vous a choisie pour annoncer l’arrêt du processus électoral?
  3. Étiez-vous consciente que l’Algérie allait basculer dans la guerre?
  4. Pourquoi avez-vous continué à travailler pour un pouvoir illégitime, pour une junte militaire?
  5. Que pensez-vous des massacres, des disparus?
  6. Quel est votre sentiment sur les grands crimes politiques tels Boudiaf, Kasdi Merbah, Matoub, Hachani?
  7. Aviez-vous épousé totalement les thèses officielles a sujet de ces crimes? Dans le négatif, pourquoi avoir continué à mentir au peuple?
  8. Madame Bouamama, avez-vous jamais songé que vous soyez manipulée par la sécurité militaires? Si oui quels sont les éléments tangibles qui ont dissipé vos doutes?
  9. Vous parlez de l’affaire de Tahar Djaout. Avez-vous vous entendu parler du comité de la vérité? Avez-vous montré quleque solidarité avec les membre de ce comité? Si oui, ne croyez-vous pas qu’il y a une contradiction grave entre ce que vous pensez et ce que vous annoncez à la télé ?
  10. Pensez-vous que vous vivez dans un pays démocratique?
  11. Est-il moralement acceptable à un journaliste de travailler avec un pouvoir qui tire sa légitimité par la fraude électorale et interdit la liberté d’expression dans la télévision?
  12. Si votre réponse est non, que suggérez-vous au peuple pour recouvrer sa souveraineté?»
  13. Madame Bouamama, seriez-vous prête à annoncer brutalement à la télévision un autre changement de régime ? Si non qu’en pensez-vous des journalistes de l’ENTV qui s’accommoderont d’un autre pouvoir de fait?

Si madame Bouamama a le courage d’y répondre clairement sans tergiversation, elle démontrera sa pleine maturité et forcera le respect de tous. Aussi, ce qu’elle a écrit dans son livre pourra être pris au sérieux. Sinon, sauf votre respect, dezzi maahoum.

http://www.elwatan.com/cultur/Fil-y-a-encore-tant-de-choses-a-ecrire-sur-les-annees-1990-06-01-2014-241089_113.php

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À propos de El Erg Echergui

«Une patrie sans justice, c'est une prison» George Clemenceau
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3 réponses à Deux journalistes épiloguent dans le pays du DRS (suite et fin)

  1. kimagalek dit :

    Une fois qu’elle interviewait Ouyahia à la télé , elle lui a dit Maali el louazir laqad ta »ar »rtoum fi hay SALAH BEY (MR le ministre vous avez grandi à SALAH BEY)
    Et lui de repondre non madame j’ai grandi au Clos Salembier;
    En fait la Bouamama a confondu le Salembé ( pour Salembier) des algerois avec cette invention de son cru croyant que les algerois ont deformé SALAH BEY en Salembé
    Grand Ijtihad n’est ce pas !

  2. Bendi dit :

    A t elle une conscience? Comme tous les larbins elle egorgerait ses enfants pour de l ‘argent.

  3. boukezouha abdelouahab dit :

    la GAMELLE quand tu nous tient …

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