Dans le cadre de l’enquête sur le crime de Tibhirine menée par Canal+, un commandant du DRS outrage le peuple algérien

Crime de Tibhirine

Dans le cadre de l’enquête sur l’assassinat, des moines de Tibhirine, Jean-Baptiste Rivoire a entrepris un véritable travail de fourmi. Avec Patrick Beaudoin et Mgr Armand Veilleux, il est l’une des rares personnes qui continuent à se battre pour faire éclater la vérité. S’il n’a pas réussi à fournir la preuve de la culpabilité du DRS, il a magistralement su en renforcer les présomptions et su rappeler au monde entier où se cache la vérité. Dans la dernière partie de son documentaire diffusé avant-hier sur Canal+ (voir la vidéo en annexe), il tente de recouper les témoignages qu’il a recueillis de différentes sources. Il voulait approfondir son enquête en entretenant un responsable algérien soit en Algérie ou à l’ambassade algérienne en France. Sans conviction, il contacta plusieurs services concernés. Peine perdue, il s’est heurté à un mur. Aucun officiel n’était disponible pour le recevoir. Ils le fuyaient comme un pestiféré. Sur les questions sécuritaires et en particulier sur les affaires des crimes qui sont imputés au DRS, il n’y avait personne qui osa répondre au journaliste français. La peur de parler sans autorisation et surtout à l’improviste, sans « briefing » des Services secrets, se devinait dans ces refus.

Malgré ces obstacles, il pousuit son but et tente l’impossible : il décide d’entretenir le maître de l’Algérie, le tout-puissant général-major et patron du DRS, Mohamed Mediène lui-même. Rien que ça ! Une idée assez culottée qui n’aurait pas effleuré le plus hardi des journalistes algériens… En Algérie, la soumission aux services secrets est telle que le chemin qui conduit vers le président de la République est plus court que celui qui mène vers le patron du DRS. Rivoir le sait et sait qu’il est aujourd’hui sa bête noire, mais passe outre et tente sa chance. Toute une leçon de Dignité, de Liberté, d’audace et de professionnalisme. Monsieur Mediène, soupçonné d’être co-commanditaire du crime de Tibhirine, a probablement mis sur pied une cellule « de crise » pour suivre la suite du dossier et doit recevoir heure par heure les rapports sur les agissements de Rivoir et rêve du jour où il lui règle son compte. La tentative tourne évidemment court pour Rivoir, mais poussé par le besoin irrépressible d’atteindre la vérité, il réfléchit à un autre moyen. Il recontacta un commandant des Services secrets dit « Rédha » avec qui il avait déjà discuté brièvement au téléphone avant que ce dernier ne lui ait raccroché au nez. Cette fois, il demanda à un algérien de lui parler à sa palce dans l’espoir d’éviter un clash prématurément. Les espoirs de Rivoir étaient grands. Chaque seconde passée en parlant avec cet officier hargneux et vulgaire était précieuse. Chaque mot, chaque intonation qui sortiraient de sa bouche, pouvait révéler un bout de vérité. Pendant la discussion, Rivoir avait le visage tendu et les yeux rivés sur le combiné du téléphone relié à un enregistreur numérique, il ne perdait aucune miette de ce qui se disait malgré qu’il ne parle pas arabe. La vérité tant recherchée était peut-être à l’autre bout du fil…

Comme dans la première conversation, le commandant Rédha s’est montré malheureusement avare en informations et s’est contenté d’être vulgaire et menaçant. Il prolongea un peu la conversation, mais pour cracher des insanités. La haine contre les fouineurs sur l’affaire des moines le rendait névrotique confortant l’image que se fait un grand nombre d’Algériens et d’observateurs étrangers sur les officiers militaires du DRS qui ont participé à la sale guerre des années 90. Ce qu’il a dit est écœurant. Non pas les insultes contre son interlocuteurou contre Canal+, ce qui est déjà intolérable de la part d’un officier militaire, mais néanmoins « logique » pour un voyou,  mais il s’en est pris au peuple algérien, à son propre peuple. Je n’ose répéter ce qu’il a dit et je n’ose imaginer ce qu’il adviendra des Algériens qui cherchent la vérité, les « qui-tue-qui », si par malheur tombent entre les mains de cet officier. L’enquête de monsieur Rivoir a au moins le mérite de montrer et de démontrer ce que vaut le peuple algérien pour la bande du DRS.  Il n’y a pas de doute que des Salima Tlemçani et Mounir Boudjemaa, figures de proue des médias algériens pro DRS, sauront avec leur patriotisme et leur bravoure laver encore une fois l’honneur du DRS et, en passant, justifier les propos graves du commandant Rédha…

La vulgarité et la culture nauséabonde des criminels qui se tapissent et contrôlent le DRS se trouvent dans le documentaire de Canal+. Il peut être regardé sur YouTube dont voici un lien :

A propos El Erg Echergui

Il n'est point de bonheur sans liberté, ni de liberté sans courage. Periclès
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Un commentaire pour Dans le cadre de l’enquête sur le crime de Tibhirine menée par Canal+, un commandant du DRS outrage le peuple algérien

  1. omar dit :

    un officier de l’armée se doit pas de reagir ou de repondre au telephonne sans autoriastion de ses supperieurs,ce mopnsieur la qui s’est permi d’insulter toute la memoire d’un peuple ne deverai meme pas etre un soldat ,il est tellement imbecile ,con ,inculte,monsieur le commandant de xxxx le peuple vous dit xxxx aussi a toi et tous les incapables qui gouvern ent ce pays ,la republic deverai faire de toi un exemple et je suis sur que t’es aussi riche comme tes amis qui volent le peuple depuis un demi ciecle ….on demande que justice soit faite et que tu repondes sur les propos tenus contre tout un peuple…..signé juste un citoyen algerien

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