Voici une autre bonne raison pour mettre au rancart l’état-major de l’armée algérienne (Les jours d’après et les jours d’avant)

Les jours d’après

Que croyez-vous que va arriver si demain l’OTAN va frapper et envahir l’Algérie? Jetez un coup d’oeil à la vidéo ci-après et vous allez avoir une idée du sort cruel qui nous attend. La vidéo montre comment les Américains canardent des résistants irakiens (Allah yerhamhoum) qui n’ont vu que du feu, au sens strict comme au sens figuré…

Les jours d’avant

Au-delà des parades et des apparences de puissance dont nous gratifient nos seigneurs militaires, l'armée algérienne peut-elle éviter un désastre à l'irakienne ?

Au-delà des apparences de puissance dont nous gratifients nos seigneurs militaires, l’armée algérienne peut-elle éviter un désastre à l’irakienne ?

Faire de la politique est l’art de prévoir l’avenir. Justement, l’avenir de l’Algérie n’est pas rassurant en politique, en économie comme en défense nationale. On peut chanter pendant longtemps les louanges de l’armée algérienne et vanter sa gloire, sa force et ses mérites, mais malheureusement les faits sont têtus. Et les faits sont très graves. On a tous vu ce qui s’est passé en Irak et en Libye. Dans ces deux pays, l’armée qui en temps de paix a accaparé d’autorité les plus gros budgets et s’est réservé les plus grands rôles dans la vie politique ainsi qu’elle s’est réservée arbitrairement la part du lion des avantages sociaux, au moment de vérité, elle s’est fondue comme du beurre après que leurs états-majors et les officiers supérieurs aient fait dans leurs frocs et aient fondu dans la nature fuyant l’ennemi comme des rats. Les rares fidèles au serment ont combattu jusqu’à la mort. S’ils ont eu la chance de ne pas périr, ils ont revêtu des habits civils et sont devenus de simples « résistants  » se cachant au milieu de la population qu’ils avaient l’habitude d’ignorer le joug qui l’étranglait. Les autres, c’est sauve-qui-peut.  Toutes les louanges du monde et les belles chansons héroïques n’ont servi à rien. Elles se sont révélées des flatteries de traître. Autrement dit, dans ces deux pays, l’armée, bernée, élevée au-dessus du peuple, engraissée et manipulée à satiété par leurs dictatures, ne faisait que s’avachir pendant que le peuple ployait sous un régime répressif.

Tous ces ingrédients des « jours avant » existent dans notre pays. L’Algérie n’est pas à l’abri d’un sort funeste proche de celui du peuple irakien. L’armée algérienne, il ne faut pas se cacher la face, n’a rien fait pour se prémunir d’un tel sort. Sa politique d’importation des armements qui a atteint des sommets, ne va pas assurer notre sécurité et n’est pas suffisante pour rassurer le peuple. La politique de l’état-major de l’ANP, sa tutelle sur la société et sur l’État ainsi que la surpuissance des services secrets et leur ingérence dans la vie politique conduisent le pays droit vers un désastre militaire. Le désastre politique et le désastre économique sont déjà consommés. L’Algérie peine à s’épanouir. Il n’y a que le pétrole qui coule et fait vivre les « habitants « . Monsieur Haj Nacer, l’ex-gouverneur de la Banque centrale d’Algérie avait déjà donné le signal d’alarme : «L’économie algérienne n’existe pas. Si nous étions en guerre, il y aurait une famine totale ».

Le ministère de la Défense, le général corps d’armée, Gaïd Salah et tout l’état-major n’ont à aucun moment annoncé la construction d’une arme puissante qui donnera un peu d’assurance et de fierté aux Algériens. Ils s’imposent à la nation avec du vent. L’armée algérienne ne produit que de menu équipement. Pas d’avion de chasse algérien, pas de missiles tactiques ou stratégiques, pas de bâtiments de guerre, pas de moyens de détection efficients made in Algeria. Rien qui puisse donner à l’armée algérienne les moyens de résister ou au moins de causer beaucoup de dégâts à l’ennemi en cas d’une agression militaire.  L’armée est totalement dépendante des gros contrats d’armement. Elle n’a pas investi dans la production locale. Autrement dit, elle est totalement dépendante de l’argent du pétrole et du bon vouloir des fournisseurs. Il devient clair que la souveraineté nationale et la puissance militaire n’ont rien à voir avec la compétence et le professionnalisme de l’élite militaire, mais elles sont fortement liées au cours du pétrole et aux réserves des hydrocarbures. Et même à la faveur d’une conjoncture exceptionnelle, en disposant d’un budget colossal et en ayant stocké une grande quantité d’armement, en cas de conflit majeur, l’embargo et les bombardements les épuiseront plus vite qu’ils n’ont mis du temps pour être amassés. Les stocks d’armement et l’argent, nerf de la guerre, ne seront  pas d’une grande utilité pour un pays qui ne produit pas ses propres armements. Les régimes irakien et libyen déchus, grands producteurs de pétrole, étaient riches et ne manquaient pas de ressources…  Ce ne sont pas les Sukhoi et les Pantsir que l’Algérie vient d’acquérir au prix fort qui vont changer la donne. On n’a pas entendu un seul pilote arabe offrir sa vie pour son pays en engageant un combat aérien contre des avions de l’OTAN… Quant aux batteries antiaériennes, elles n’ont touché aucun avion ennemi, elles ont été réduites en miettes et leurs opérateurs ont pris la poudre d’escampette ou ils ont péri avant de comprendre ce qui se passe. Un régime despotique et autoritaire produit fatalement des traîtres et des lâches.

Les vrais patriotes, ceux qui prennent le risque de dénoncer cette situation en mettant le doigt là où se trouve le mal, ne comprennent pas pourquoi l’Algérie persiste à ignorer  l’histoire, à être aussi aveugle aux dangers qui guettent la nation. Seul l’Iran semble avoir tiré les leçons et fait de son autonomie militaire une question de vie ou de mort. L’état-major de l’ANP qui appartient au temps du noir et blanc, pour reprendre l’expression de Khadija Benguenna, s’obstine depuis des décennies à appliquer une dangereuse politique consommatrice fragilisant la sécurité du pays et la souveraineté de ces décisions et de sa politique aussi bien intérieure qu’extérieure. L’Algérie ayant déjà perdu sa verve révolutionnaire et sa solidarité légendaire avec les peuples libres, elle s’aligne désormais sur les positions de l’OTAN ou, au mieux, elle garde lâchement le silence. Elle n’a pas levé le petit doigt contre l’invasion de l’Irak…

Seigneurs devant le peuple, bidasses devant l’ennemi.

Après la débâcle militaire et la débandade, quand il sera trop tard, tout ce que cet état-major sera capable de faire c’est d’appeler le peuple au secours par une armée de propagandistes et des tonnes de chants patriotiques tout en tuant les récalcitrants.  En fin de compte, c’est au peuple que reviendrait toujours de s’organiser et de défendre la patrie. Et là on revient à la case de départ. Comme le montre la vidéo, les Algériens risquent de devenir comme les Irakiens ; c’est-à-dire de vulgaires gibiers pour des chasseurs invisibles. Ils tomberont comme des mouches dans une guerre à laquelle l’état-major actuel, à force de miser sur les achats, réflexe des paresseux, a gravement failli à sa prévision.

Et le DRS, que va-t-il- faire à défaut de servir le pays ?  Eh bien, il fera ce qu’il a toujours fait avec ardeur et compétence. Il continuera sa politique aveugle : monter les Algériens les uns contre les autres, tuer et torturer… et mettre et soumettre tout le monde à son diapason. Ce qui facilite grandement les affaires de l’ennemi puisqu’une grande partie des Algériens se jettera dans sa gueule… Les sinistres officines du DRS s’inspireront peut-être de certaines méthodes des services libyens : réunir les cadavres de leurs victimes dans des décombres, et les imputer aux bombardements et crier aux massacres. La manipulation ignoble des masses, il n’y que ça de vrai…

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A propos El Erg Echergui

Il n'est point de bonheur sans liberté, ni de liberté sans courage. Periclès
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Un commentaire pour Voici une autre bonne raison pour mettre au rancart l’état-major de l’armée algérienne (Les jours d’après et les jours d’avant)

  1. Ouas Ziani dit :

    Si l’Irak et la Libye ont reçu la raclée que nous connaissons c’est parce que ces deux pays ont connu des embargos qui ont duré 15 et 12 ans. Le cas Irakien est encore plus dramatique. La dévastatrice et longue guerre contre l’Iran suivie de l’abandon de ses manœuvriers arabes et occidentaux puis du terrible embargo ont castré, au propre comme au figuré, les dirigeants civils et militaires Irakiens.
    Ce n’est pas le cas des stratèges Algériens.

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