Brieffé, Elwatan fait la propgande d’Athman Tartag

Le général-major Athman Tartag, dit Bachir, veut effacer sa sale réputation de « monstre de Benaknoun » ou Ghoul de Benaknoun, en étrennant son mandat à la tête de la DSI avec une discrète opération de charme. Il veut probablement apparaître aux yeux des observateurs un type bien qui ne fait que son devoir et sert uniquement son pays. Le journal Elwatan qui a été choisi pour mener à bien l’opération new-look du général a publié aujourd’hui un court article sur Bachir. Sachant qu’il est sur une corde raide, le journaliste élu par le DRS pour cette mission délicate, monsieur Zine Charfaoui, a dû, tout en suant, peser au trébuchet chaque mot de son article suivant la grille fournie par les services secrets algériens avant de le publier.

Qu’apprend-on de nouveau au sujet du Ghoul de Benaknoun et de sa nomination ? Rien de bien rassurant. Les Algériens ont tout à craindre de sa réapparition sur le devant de la scène. Comme le veut la légende qu’inspire son surnom, Tartag a été appelé à la rescousse pour utiliser sa « longue expérience » pour éradiquer les poches de terrorisme qui subsistent en Algérie. On l’a sommé de mettre le paquet selon l’article. Le journaliste ne rentre pas dans les détails de l’expérience de Tartag ni ce que contient le paquet… Il ne veut pas choquer les âmes sensibles, mais prévient que Tartag aime être appelé par le sobriquet « bombardier ». Le journaliste qui ne doit pas ignorer ce qui se dit sur le général a dû se contorsionner avant de réussir à trouver un doux euphémisme à l’expérience de Tartag. D’après lui, il serait un « dur des durs ». Brrr ! Même avec cette image soignée il fait peur. A l’annonce de son retour, le terrorisme algérien, qui serait né dans les services de ce même Tartag et aurait été manipulé par lui et par ses supérieurs et adopté par ses subordonnés, a déjà fait dans son froc et va complètement disparaître de la vie des Algériens. La charte de la réconciliation qui est sortie de la poche de Bouteflika n’était qu’une perte de temps, la solution se trouvait dans l’expérience de Tartag…

Quand des généraux-majors et des stratèges nationaux se recrutent hors de l’université

Ce n’est pas tout. Les « qualités » de cet homme exceptionnel vont au-delà de l’imaginable. L’article d’Elwatan nous apprend que le général-major, qui vient d’hériter d’un poste stratégique n’a pas un niveau universitaire. Il est un homme de terrain, nous apprend le journaliste, une qualité qui a fait de l’Algérie un pays où il y a une inflation de généraux sans grande éducation et sans niveau universitaire… C’est pour cette raison que notre beau pays est devenu un leader en matière de lutte contre le terrorisme, un titre que nous envie le monde entier et nous donne une grande fierté… C’est ça l’Algérie d’aujourd’hui. Heureusement que Toufik et la plupart des généraux Bentalha sont ou étaient des hommes de terrain, sinon l’Algérie n’aurait pas eu une telle distinction. Le sanguinaire Djamel Zitouni était lui aussi un homme du terrain, il était un vendeur de poule ou un tôlier. Et comme Tartag, il est devenu facilement un dur des durs… et surtout, il est devenu manipulable à volonté…  Quant au général Ahmed, Abdelkader Kherfi de son vrai nom (vrai ou faux…), il aurait échoué dans sa mission parce qu’il a fait de l’université… Il en a fallu du temps pour s’en apercevoir!

Un Bombardier algérien contre les pays de la région

Pour finir l’épouvante de la résurrection de Ghoul de Benaknoun, monsieur Cherfaoui, le journaliste chez qui le DRS a commandé le lifting d’entrée, précise que la mission de Tartag s’inscrit aussi dans le cadre des bouleversements géopolitiques qui ont ébranlé la région. En plus de l’AQMI, le général-major, sans université, va avoir l’œil sur la Tunisie, la Libye, le Maroc et l’Égypte. L’Algérie voit mal ces pays qui ont vu les islamistes prendre le pouvoir démocratiquement. Nos voisins n’ont pas le droit d’avoir des relations étroites avec les islamistes algériens. Le général Tartag a pour mission de couper tous les ponts entre les islamistes de ces pays et les islamistes de l’Algérie. L’Algérie est une terre nettoyée, elle ne tolérera aucune contagion islamiste. Ainsi prévenus, les uns et les autres n’ont qu’à se tenir tranquilles sinon le Bombardier algérien va sévir de nouveau…

Source : http://www.elwatan.com/une/un-nouveau-patron-pour-le-contre-espionnage-26-12-2011-152505_108.php

l’article d’Elwatan
« 26 déc. 2011 19:49

Un nouveau patronpour le contre-espionnage
de Zine Cherfaoui

Le général Tartag ne se sentira pas dépaysé à la DSI. Non seulement il en est issu, mais il a déjà eu à en assurer l’intérim après notamment le décès, en 2007, de son patron, le défunt général-major Smaïn Lamari
Le départ du général Abdelkader Kherfi dit «général Ahmed» (donné officiellement pour raisons de santé) serait dû aux nombreux coups durs essuyés par les services de sécurité dans la lutte contre AQMI. Contrairement à son prédécesseur qui a un profil d’universitaire, le général Tartag est présenté comme un homme de terrain qui possède une longue expérience dans le domaine de la lutte contre le terrorisme. La Direction de la sécurité intérieure (DSI) a changé de main depuis la semaine dernière. C’est le général Bachir Tartag qui a été rappelé pour diriger cette importante structure de renseignements dépendante du Département du renseignement et de la sécurité (DRS) en remplacement du général Abdelkader Kherfi, allias «général Ahmed». L’installation officielle du général Tartag a eu lieu jeudi, mais l’information sur sa nomination à la tête de la DSI avait déjà circulé, dans Alger, dès mardi dernier. Le départ du général Kherfi s’expliquerait par des raisons de santé. Des sources concordantes font d’ailleurs savoir que celui-ci a prévu de se rendre au courant de cette semaine à l’étranger pour y subir une intervention lourde. D’autres canaux disent par contre, mais sans toutefois en invoquer les causes, que le général Ahmed a été plutôt démis de ses fonctions. Une chose est sûre, le DRS n’a pas pour tradition d’ébruiter ses dissensions internes quand il y en a.
Quoi qu’il en soit, le général Tartag, aujourd’hui la soixantaine passée, ne se sentira pas dépaysé à la DSI. Non seulement il en est issu mais il a déjà eu à en assurer l’intérim après notamment le décès, en 2007, de son patron, le général-major Smaïn Lamari. Le choix du général Bachir Tartag, alias Athman, pour remplacer le général Abdelkader Kherfi à la tête de la DSI, n’est en tout cas pas du tout fortuit. Contrairement à son prédécesseur qui a un profil d’universitaire, le général Tartag est surtout présenté comme un homme de terrain qui possède une longue expérience dans le domaine de la lutte contre le terrorisme. Une expérience acquise tout au long des années 1990. Et son rappel – il était à la retraire – peut correspondre à une volonté autant de la présidence de la République que du général de corps d’armée, Mohamed Mediène, le patron du DRS, de mettre le paquet pour éradiquer les derniers foyers d’Al Qaîda au Maghreb islamique (AQMI) qui subsistent encore dans le nord du pays et de prévenir une éventuelle prolifération du terrorisme aux frontières avec la Libye, le Niger et le Mali. Surtout après l’important chamboulement géopolitique que vient de connaître l’Afrique du Nord. Le danger est d’autant plus important dans la mesure où la guerre en Libye a permis aux groupes djihadistes de se ravitailler en armes et en munitions. Preuve est en : AQMI a multiplié, ces derniers mois, les attaques contre les positions des armées malienne et mauritanienne. Une source proche de la gendarmerie a affirmé à El Watan que les éléments des GGF et de l’ANP interceptent régulièrement aux frontières des cargaisons d’armes légères en provenance de Libye ou du Mali. Actuellement, il y aurait tellement d’armes en circulation dans certaines régions qu’un pistolet automatique est cédé pour presque rien. L’autre crainte serait en effet de voir aussi la Tunisie, la Libye, le Maroc et l’Egypte, des pays qui ont actuellement en commun d’être dirigés par des islamistes, décider de prêter main-forte à leurs «frères» d’Algérie pour boucler la boucle du Printemps arabe. La DSI est, rappelle-t-on, considérée comme la colonne vertébrale du DRS dans la mesure où, en plus de s’occuper des volets contre-espionnage et la lutte contre la subversion, son responsable est considéré comme l’interlocuteur privilégié des services secrets étrangers dans les dossiers liés au terrorisme. Une chose est certaine, le général Bachir Tartag, qui aime à se faire appeler lui même «le Bombardier» est un dur parmi les durs. »

A propos El Erg Echergui

Il n'est point de bonheur sans liberté, ni de liberté sans courage. Periclès
Cet article, publié dans DRS, Politique algérien, Terrorisme d'Etat, est tagué . Ajoutez ce permalien à vos favoris.

Un commentaire pour Brieffé, Elwatan fait la propgande d’Athman Tartag

  1. touahria dit :

    tartag est in homme de terrains .alors ..mou personnellement .je se-tien …tartag ..le bombardier . pour sa mission puisque il est un homme d’action bon chance bombardier…………..

Les commentaires sont fermés.