Club des pins ou les nouveaux colons de l’Algérie

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dfhdfhfgC’est un autre monde. Ultra sécurisé et ultrachic. Tout est insolent dans cet endroit. Le luxe, la propreté, l’ordre et la loi. Aucun attentat terroriste, aucune bombe n’a touché le secteur. Aucun détritus n’est visible dans les rues.  Ici, c’est le Club des pins et vous n’êtes pas le bienvenu. Il faut un laisser-passer ou un parrain influent pour entrer.  

« Haï Essanouber» offre des visions mirifiques, paradisiaques, qui n’existent nulle part ailleurs en Algérie. C’est un concentré de belles maisons coloniales, des voitures de luxe à foison, des arbres, des palmiers bien entretenus et des fleurs qui débordent sur les trottoirs. Dans ce havre de paix, l’ambiance est sereine rappelant la climat doux et bon enfant, aujourd’hui disparu, que regrettent amèrement les anciens colons de l’Algérie. Les habitants se sentent en parfaite sécurité. Pas de mendiants, pas de rôdeurs suspects, pas de foules hagardes ou malfamées. Que du beau monde portant des vêtements chic et roulant carrosse qui vit à l’écart du peuple algérien. C’est une bulle de délicatesse et de raffinement urbain au milieu d’une jungle plein de bêtes fauves.

Les habitants du Club des pins ont tout dans leur secteur. Ils peuvent vivre en autarcie et n’ont besoin que de la manne pétrolière qui se trouve dans un autre secteur ultra sécurisé et dont l’accès est également interdit aux Algériens.

Les privilégiés de ce lieu de haut standing appartiennent à la haute société et sont de hauts officiers militaires ou de hauts commis de l’État. Ils commandent le destin de la basse société et gèrent ses richesses à la manière d’un tuteur qui prend en charge un orphelin. Leurs enfants aussi ressemblent aux enfants des colons. Futures hauts cadres de la nation, ils sont chics, propres, bien habillés et délurés. Ils se permettent tout devant leurs parents. Ils ont de petites amies avec lesquelles ils se promènent bras dessus bras dessous, fument le meilleur tabac et … et… parlent français, s’il vous plait.  Et quand ils entendent quelqu’un parler arabe, ils tiquent.

Certains diront que cette description est excessive, la réalité dépasse l’imagination. L’ENTV de Mohammed Saïd et de Toufik Khelladi est capable de filmer à l’occasion la misère de « la basse société » pour mieux la banaliser, mais elle ne peut montrer l’insolence du landernau de la bourgeoisie républicaine qui se trouve au Club des pins que tonton Bouteflika vient d’en créer une copie flambant neuf au secteur «Les Dunes» selon le journal El Watan.

http://www.algeria-watch.org/fr/article/tribune/sonia_plaie.htm

http://www.elwatan.com/actualite/les-dunes-vue-sur-la-nouvelle-cite-interdite-du-pouvoir-12-11-2012-192047_109.php

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A propos El Erg Echergui

Il n'est point de bonheur sans liberté, ni de liberté sans courage. Periclès
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Un commentaire pour Club des pins ou les nouveaux colons de l’Algérie

  1. Demain dès l'aube dit :

    Je sais tout ça, mais l’article décrit ce monde des algériens d’en haut dans un style qui fait beaucoup ma. Des mots qui accentuent les maux,mais comme disait Anna Greki il faut gratter la plaie jusqu’à la guérison la grogne du peuple couve, c’est la dynamique de l’histoire elle finira par attraper ces colons indigènes et leurs progénitures qui bouffent et pillent sans répit ils le payeront cher

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