Dans le pays des généraux Bentalha, un général humilie un autre (ancien billet)

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Les généraux Bentalha sont nombreux et agissent dans l’ombre. Une poignée sont des démons, leurs subordonnés plus nombreux sont des suppôts qui ont tué, ont torturé et ont exécuté des ordres arbitraires, le reste sont des criminels par leur lâche silence. Tous, tels des membres d’une caste supérieure, vivent dans l’impunité et imposent leurs lois et leurs volontés au peuple et à l’État. Jamais personne ne leur demande des comptes et n’ose leur adresser des reproches malgré les tonnes de crimes et de dérives.

Parfois, c’est rare, pour des considérations strictement prosaïques, voire insensées, des rivalités naissent entre deux généraux Bentalha. Des histoires malsaines restent secrètes ou sont éventées dans les vagues de la rumeur. Elles alimentent la crainte et renforcent la soumission. La rumeur a une vertu indéniable, elle fait valoir à qui de droit l’autorité réelle sans trop de tapage médiatique. Les rivalités entre les généraux tournent parfois au bras de fer et se jouent au mépris total de la loi, éternelle spectatrice avec la populace de ce genre d’évènements, au mépris de l’honneur militaire. Au terme de l’épreuve de force, un général sort vainqueur déployant toute sa puissance et sa réputation ; un autre, vaincu, jette l’éponge et se soumet à l’autorité arbitraire de l’autre. Il s’y conforme et baisse la tête même si la morale et la loi sont de son côté. C’est la dure loi de la jungle qu’est devenue l’Algérie avec les généraux Bentalha.

Le 13 janvier dernier était un jour sombre pour le général-major Abdelghani Hamel et mine de rien, un autre jour à marquer d’une pierre blanche. Ce jour-là, le patron de la police fut humilié par un autre général au nez et à la barbe de toute la police, du ministère de l’Intérieur, du Parlement, du Sénat, du «nif» de Sellal, de «la fierté supposée» de Bouteflika. etc. Il n’est pas une institution de l’État qui ne put se sentir discrètement agressée par l’arrogance du général hors la loi. Mais, tels de misérables lâches, ses représentants ont tous fait profil bas. Le général-major Hamel s’est senti seul, humilié et impuissant devant un acte arbitraire et méprisable d’un général dont la force réside dans sa proximité de la présidence.

Les journaux numériques DNA-algerie.com et Algérie-express.com ont rapporté un évènement qui  dut choquer la PAF, humilier la compagnie Air-Algérie et indigner tout le personnel de l’aéroport de Houari Boumediène. Avec sa voiture de fonction, le général Meliani Moulay, commandant en chef de la garde républicaine, est entré en conquérant, sur le tarmac de l’aéroport et s’est arrêté près la passerelle de l’avion qui devait effectuer un vol à destination de Marseille. Il déposa son ami Mohamed Megueddem qui s’engouffra dans l’appareil sans accomplir les formalités d’usage. Personne n’a bronché, ni les policiers, ni le service de sécurité au pied de l’appareil ni le personnel de bord. Le commandant de bord de l’appareil a laissé faire, le passager de marque n’était pas enregistré dans la liste des passagers. L’Algérie n’a pas encore enfanté un pilote de ligne de la trempe de Mohamed Ben Kilani, ce Tunisien devenu héros pour avoir refusé le décollage parce que la famille de l’ex-dictateur Ben Ali voulait fuir et était montée illégalement à bord de son appareil. Dans le pays d’un million et demi de martyrs, on ne discute pas avec un général Bentalha.

Le commandant en chef de la garde républicaine a foulé au pied toutes les lois de la République pour rendre service à son ami, Mohamed Megueddem, conseiller du président d’après les médias. Il connaissait très bien les déboires de son «protégé» avec la police des frontières qui l’avait refoulé de l’aéroport, quelques mois auparavant, pour non-présentation de l’ordre mission. Il a donné l’occasion à monsieur Megueddem de savourer sa revanche en faisant un pied de nez au général Hamel qui était resté intraitable avec lui.

Depuis le 13 janvier, le patron de la police rumine son humiliation parce qu’il se sent directement visé par la forfaiture du général Meliani. Il sait que tous les regards se sont discrètement tournés vers lui, mais lui, le général-major qui devait se montrer droit et faire respecter la loi, il s’est incliné, comme tout le monde forçant la justice à s’incliner à son tour.  Lui et la justice, ils sont forts seulement pour empêcher les marches politiques, pour harceler Yacine Zaïd et coffrer Tahar Belabess, le représentant… des chômeurs.

Quant au général Méliani, il doit savoir que la classe politique, si elle le craint et ne dit mot, elle le méprise secrètement pour son rôle de maquereaux à une engeance qui n’a pas le souci de construire un État de droit et veut vivre au détriment de ses lois.

http://www.dna-algerie.com/politique/un-conseiller-de-bouteflika-grille-la-paf-avec-la-complicite-d-un-general-de-la-garde-republicaine

http://algerie-express.com/politique/2027-mgueddem–harag-aerien-.html

http://www.lexpress.fr/actualite/monde/afrique/mohamed-ben-kilani-anonyme-devenu-heros-en-tunisie_953948.html

A propos El Erg Echergui

Il n'est point de bonheur sans liberté, ni de liberté sans courage. Periclès
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