Le député Tahar Missoum jette un froid à l’APN et s’attire les foudres du pouvoir

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Mohamed Lamari - sC’est à peine croyable. Quelle ironie du sort ! L’un des plus grands criminels de l’histoire de l’Algérie aurait succombé à une erreur médicale. C’est ce qu’a révélé le député de la wilaya de Médéa Tahar Missoum du «Rassemblement algérien» (R.A.). Lors d’une séance d’interrogations concernant les problèmes du secteur de la Santé, tenue le jeudi 20 juin, le député n’a pas mâché ses mots devant le ministre Abdelaziz Ziari. Dans son réquisitoire, il rappela à l’intention du ministre une liste de situations graves dans laquelle patauge son secteur. Il n’a pas hésité à citer des erreurs médicales dues au marasme général. Parmi ces erreurs, M. Missoum a laissé pantois les autres députés et les médias présents quand il a cité le nom du général-major Mohamed Lamari.

Si l’on juge de la surprise qu’affiche un entrefilet publié aujourd’hui à El Khabar, peu de gens étaient au courant de l’affaire de l’erreur médicale qui a emporté le sinistre général. C’était un secret militaire…

Dès que Missoum eut prononcé le nom du général Lamari, le député du R.A. fut chahuté par les valets du pouvoir comme si parler dune telle affaire était un blasphème. Il s’en suivit une vive altercation entre lui et ses détracteurs qui ont voulu le faire taire. Piqué au vif, Missoum s’est emporté et réagit aux différentes provocations. Le président de l’APN coupa son micro et l’intervention du député téméraire a tourné court. Mais, c’était trop tard pour le secret, les médias présents ont saisi la balle au bond et la télévision était obligée de diffuser le déroulement de ce débat.

Les représailles du pouvoir

Moins d’une semaine de l’incident, le pouvoir occulte est passé à l’attaque. Tahar Missoum doit payer pour son impertinence. Son dossier est vite sorti de leurs tiroirs et fut passé à la loupe. Un talent d’Achille fut trouvé et une grave décision fut prise. Le député et propriétaire d’une laiterie au sud de la wilaya de Médéa et le branchement avec le réseau d’eau potable est sujet à des tractations judiciaires. Une décision était en attente pour régulariser son alimentation en eau sans laquelle la laiterie cessera de fonctionner et condamnera le personnel travail au chômage. Le wali de Medéa fut rapidement instruit de passer à l’attaque. Comme par hasard, il découvre le problème de la laiterie et décide de lui couper l’eau et de traduire en justice le maire de la localité qui a autorisé le branchement. Au moment d’exécuter ces ordres, des dizaines de jeunes et de travailleurs de la laiterie se sont opposés aux forces de l’ordre qui ont usé de la violence pour mener à bien la décision du wali.

Les médias doivent profiter de cette affaire pour prouver leur indépendance. Les partis politiques qui se disent libres et la société civile peuvent-ils encore faire l’autruche dans ce énième abus de pouvoir. L’immunité parlementaire n’est pas un obstacle devant le pouvoir quand il veut sévir. Ils resteront tous les sujets du pouvoir s’ils ne s’entraident pas. C’est l’un des moments graves où les forces vives et authentiques doivent dénoncer les agissements du wali s’ils veulent vraiment que le pouvoir prenne en considération les préoccupations du peuple. Ils doivent s’impliquer dans cette affaire pour donner confiance aux représentants du peuple qui sont animés par l’intérêt général.

Une surprise et des interrogations

Loin de cet aspect important, un autre non moins important s’impose aux observateurs. Il est difficile de croire qu’un général-major du gabarit du sanguinaire Lamari trouve la mort aussi bêtement. Comment et où le «grand» Lamari a-t-il pu être victime d’une erreur médicale? Une histoire pareille soulève beaucoup de questions eu égard au rang de la victime et le rôle sinistre qu’il a joué pendant la décennie rouge. D’aucuns n’hésiteront pas à s’interroger : «Lamari a-t-il été liquidé médicalement ?»

http://www.elkhabar.com/ar/index.php?op=print&news=341724

http://www.eldjazaireldjadida.dz/spip.php?page=article&id_article=16417

Pour rappel : selon les médias algériens, le général Lamari est mort le lundi 13 février à l’hôpital de Tolga à Biskra, il était âgé de 72 ans.  D’après le journal Echourouk, Tolga est la ville natale du général,  il y était en visite familiale.

http://www.echoroukonline.com/ara/?news=122227

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A propos El Erg Echergui

Il n'est point de bonheur sans liberté, ni de liberté sans courage. Periclès
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5 commentaires pour Le député Tahar Missoum jette un froid à l’APN et s’attire les foudres du pouvoir

  1. said dit :

    voila pourquoi les pontes du regime et Bouteflika s’ en vont a l etranger se soigner.

  2. boukezouha abdelouahab dit :

    ce chirurgien, que je remercie, a rendu un très grand service au pays .comme quoi même gardé par la meilleur armée du monde QUAND L’HEURE A SONNE …….

  3. Aghiles dit :

    cet assassin d’algériens va se présenter devant le Tribunal de l’Éternel pour répondre de ses crimes !

  4. Dr House dit :

    Ben oui, il faut le dire, qu’elle belle affaire, maintenant je vois que tout le monde est machiavélique, et tout le monde à oublié que TAHAR MISSOUM ALias le « Rat » repris de justice,illétré, voyous, escroc notoire, N’a jamais céssé de voler l’argent du trésor publique ( subvention du ministère d’agriculture. Ptogramme FNRDA) avec lequel il s’ est payer un mandat à l’APN. Mon dieu vous êtes aveuglés par le rat. Ou bien vous êtes aveugles quand vous le voulez. Un illétré qui parle de santé publique. Enfin fumons du thé, moi je reste éveillé car le cauchemar est loin d’être fini

  5. Dr House dit :

    Mais enfin vous journaliste que sans aucun doute Tahar MISSOUM vous a bien graissé la patte, chose est parfaitement normale. N’avez vous pas honte? De faire les éloges de cet escroc? Vous êtes tous pareils. Mon pays souffre, souffre, je reste éveillé car le cauchemar est très très loin d’être fini.

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