Encore une fois, Hassan Moali écrit et perd

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Hassa MoaliDans un article ironique à souhait, le journaliste d’El Watan Hassan Moali, fut l’un des premiers à avoir réagi à ce qu’il appelle «l’opération Com». Il exprima sa consternation devant le «battage médiatique» qui, selon lui, a suivi les changements opérés au DRS dont il rappelle l’aura quasi mythique dans l’opinion publique. Pour lui, un brin menaçant, les auteurs en sont «masqués, mais facilement identifiables». Ils veulent confisquer… le «titre de Rab Edzayer» au profit de Bouteflika, estime-t-il (on comprend que Moali connaît parfaitement le vrai dieu et ne saura être un apostat…) Il prétend que cette opération de «marketing de haut vol» est un tissu de mensonges inscrit dans une stratégie politique du clan présidentiel qui vise à assurer un 4e mandat pour Bouteflika ou, au pire, à imposer un successeur qui lui garantit un retrait tranquille. Ensuite, il entre dans le vif du sujet et lance des messages sibyllins.

Il laisse entendre que les objectifs du clan présidentiel n’auraient pas suscité son ire si le clan n’avait pas franchi «la ligne rouge». Il serait dangereux de «jeter en pâture» les services secrets (mais jeter en pâture Bouteflika, son frère et sa smala, en «fuitant des dossiers» pendant des mois, c’est possible…) C’est une question de sécurité nationale, protesta-t-il innocemment. Après quoi, il a fait le tour des changements décidés par Bouteflika et arriva à la conclusion qui  dément toutes les  «salades» propagées par les amis du président.

  1. Le déplacement du DCSA est un retour de bercail, elle n’a plus sa place au DRS dans le contexte actuel…
  2. La DCPJ dissoute était un appendice créé par Bouteflika lui-même. Les agents du DRS continuent à avoir la qualité d’officiers de la police judiciaire, donc, ils peuvent intervenir dans n’importe quel dossier.
  3. Pour lui, Bouteflika a rendu un grand service à Toufik en limogeant le colonel Fawzi et en dissolvant le CCD, car celui-ci avait beaucoup nui à l’image du DRS…
  4. Quant au général-major M’henna Djebbar, eh bien, il devient plus puissant dans son nouveau poste (il est chef du bureau d’organisation) au sein du DRS qu’avant son éviction du DCSA.

En un tour de main, grâce à ses «sources sûres», le journaliste Moali inverse la vapeur et redore le blason du DRS. Les comploteurs n’ont qu’à bien se tenir. Il finit son article en apothéose : le triumvirat d’antan Toufik-M’Henna-Targtag est reconstitué, il sort plus renforcé que jamais de la restructuration. Malheureuesement pour lui, sa conclusion a vite volé en éclat. L’analyse de Hassan Moali fut publiée, le 16 septembre, quelques  après le général-major Bachir Tartag fut démis de sa fonction sans ménagement… Décidément, monsieur Moali n’a pas toujours de la chance. Peut-être est-il venu le moment pour lui de mettre à jour son carnet d’adresses pour composer les numéros des bonnes gorges profondes… Ou mieux encore, ranger sa plume. Ceci dit, personne ne doute de la puissance de rab Edzayer. Il fait toujours partie de la mythologie algérienne… Même diminué de ses faucons, il peut nuire. Boudiaf l’a appris à ses dépends…

Tout de même, reconnaissons que dans son article, Moali a quand même soulevé «les méfaits du DRS» et reconnait qu’ils ont duré deux décennies (un record national !) et retardé la démocratie. La crédibilité est sauve… De quels méfaits s’agit-il ? Le lecteur ne saura rien. Sûrement des incartades. Rien de bien méchants. Quelques choses comme 200000 morts, 20000 disparus… C’est triste de constater que certains journalistes confondent la sécurité nationale avec les responsables qui s’en chargent. Ils ont peut-être besoin de relire l’histoire du monde.

http://www.elwatan.com/-00-00-0000-228092_109.php

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Lire aussi :
1. Decidement Hassan  Moali d’El Watan ne connait rien aux arcanes du pouvoir algerien
2. Démentant les éloges funèbres de Hassan Moali dans Elwatan, Habib Souadia témoigne sur Mohamed Lamari

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A propos El Erg Echergui

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2 commentaires pour Encore une fois, Hassan Moali écrit et perd

  1. Ouas Ziani dit :

    C’est encore et toujours Radio Bled. Dommage que personne n’ait écrit sur cette radio, on aurait compris beaucoup de choses.

  2. Ouas Ziani dit :

    C’est quand même terrible d’en arriver là. Appeler un mort au secours du pays ! Il aurait pu appeler Nezzar ou Zeroual, on aurait peut être trouvé cette conduite logique, mais un mort, cela signifie que l’auteur du texte est perdu. Il aurait pu appeler un colonel mort récemment et qui peut encore servir. Je pense à Bendjedid ou Belkheir, des hommes qui ont sauvé la république.
    Mais appeler Boumediene, l’homme qui ne pensait que par Bouteflika, c’est que le sens n’a plus de sens. C’est le temps des délires !
    http://www.lematindz.net/news/12529-boumediene-reveille-toi-lalgerie-est-en-danger.html

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