Le général-major M’henna Djebbar, a-t-il dicté sa réaction à Salima Tlemçani ?

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D’apparence extravagante, la question en titre s’impose dès que l’on termine de lire ce qu’a été dit et écrit sur le général-major Abdelmalek Guenaïzia, l’ex-ministre délégué de la Défense et sur le général-major M’henna Djebbar,  dans l’article de Salima Tlemçani. Et ce que l’on y apprend est énorme. Le premier est traîné dans la boue, le second est ceint d’une couronne de laurier.

Dans son article plus préoccupant qu’invraisemblable, Salima Tlemçani, la célèbre journaliste d’El Watan, invoquant «des sources généralement bien informées» instille des informations de premier ordre et nous fait entrer au coeur des Tagarins, le sanctuaire du pouvoir occulte. Un endroit où s’entremêlent grands patriotes et monstres sanguinaires. Et ce qu’elle révèle involontairement ou non n’est pas beau à voir et surtout, il n’augure rien de bon.

De quoi s’agit-il? Tout simplement de déballage de secrets militaires, graves accusations contre le général-major Abdelmalek Guenaïzia, dissensions au sein de l’armée, conflit de personne entre les grands généraux de l’ANP, de «ligne rouge» (encore une fois, El Watan la rappelle) et de menaces claires contre le président. Rien de moins. Pour le reste, l’article qui peut avoir comme titre «les loups sortent du bois» ou «les hyènes reviennent », confirme l’arrogance du général-major M’henna Djebbar, l’un des grands complices de Rab Ezayer. Cet officier supérieur avait défrayé la chronique pendant toute la décennie rouge et s’est fait connaître par ses méthodes barbares, ses centres de tortures. Les organismes des droits de l’homme et de nombreux témoins l’accusent d’avoir été le patron direct de certains émirs du GIA dont le sanguinaire Djamel Zitouni.

Dans l’article de Tlemçani, le général-major M’henna sort de ses gonds. Il approuve ou feint d’approuver une partie des remaniements de Bouteflika, manifeste sa désapprobation pour l’autre et se montre agressif. Dans un premier temps, il ménage le président et déclare qu’il n’y a aucun conflit avec lui. Les remaniements dans la structure militaire qu’il avait décidés seraient un compromis attendu qui sauva le MDN d’une situation précaire. Notamment, il se félicite du départ d’Abdelmalek Guenaïzia contre qui il exprima de nombreux griefs. Il apprend que ce général, nommé  en 2005 à la tête de l’institution militaire en tant que ministre délégué auprès du MDN, était persona non grata. Pour lui, Guenaïzia avait abandonné sa tenue militaire en 1992 pour le poste d’Ambassadeur à Berne où il est resté pendant quinze ans. Dès lors, il  n’avait plus sa place dans l’armée. Il lui en veut d’avoir «laissé tomber» ses compagnons dans un moment critique marqué par la guerre au terrorisme. Depuis cette nomination le climat, d’après lui, n’était pas sain aux Tagarins et il ne faisait que se détériorer. Il cite une série de dysfonctionnements dû à la lenteur de la prise de décision de Guenaïzia qu’il accuse d’être un facteur de blocage entre l’Administration militaire et le terrain et d’avoir instauré une bureaucratie étouffante «suscitant la démobilisation des uns et la frustration des autres.» Son courroux contre Guenaïzia a découplé quand Bouteflika, en 2011, a publié un décret élargissant ses prérogatives. Et de finir sa tirade en beauté contre l’ancien chef de l’État majeur (1990 à 1993 d’après Wikipédia) : la lenteur dans le déploiement autour de Tiguentourine était le résultat de carences crées par Guenaïzia, elle était la goutte qui a fait déborder le vase…

En fait, il faut tout comprendre à l’envers. Le grief du dysfonctionnement au MDN, il faut comprendre de la façon suivante. Les généraux complices de Rab Edzayer ont mis les bâtons dans les roues au représentant direct de leur chef suprême. Les rancunes font naitre la mauvaise foi. Ils se sentaient plus puissants qu’Abdelmalek Guenaïzia et n’avaient donc pour lui que dédain et insubordination. D’où les blocages dont ils parlent maintenant. «Blocage» est en fait un euphémisme, il s’agit plutôt de rupture dans la chaîne de commandement. Jusqu’à quand l’armée et l’Algérie continuent de supporter cette bande sanguinaire?

L’Algérie est réellement prise en otage par l’équipe actuelle du DRS, elle s’était hissée au pouvoir sur des tonnes de cadavres et maintenant elle dicte sa loi au président et à l’état-major. M’henna Djebbar ou son alter ego a soufflé dans les oreilles de Tlemçani que sa bande à lui a la ferme intention de continuer à peser sur la vie politique et tiennent à être présents dans «le champ médiatico-politique». Tous les calculs politiques et les dossiers sensibles s’en trouvent faussés, compromis. La corruption de Saïd Bouteflika, d’Amar Ghoul, d’Amar Saïdani et des ministres et autres hauts commis de l’État, par exemple, devient sujet à caution. Est-elle vraie ou des calomnies ourdies dans les officines secrètes du DRS. Les dossiers de corruption sont-ils transmis à la justice ou à qui de droit spontanément, ou prennent-ils le chemin des maquignons? Les cas du colonel Fawzi et du colonel Khaled, deux super officiers du DRS, impliqués dans des affaires pas très jolies, doivent donner à réfléchir à tout le monde. Personne dans les médias n’appelle à l’ouverture de leurs dossiers et à leur traduction devant un tribunal.

Dans le jeu de «Je te tiens, tu me tiens par la barbichette», le DRS est très fort. Si bien qu’il a su provoquer un AVC au chef de l’État comme l’ont insinué certaines gorges profondes. Pourtant, El Watan et de nombreux titres de la presse privée continuent de lui faire la part belle.

Le plus grave dans l’article de Salima Tlemçani est que M’henna Djebbar ou son ombre déclare sans hésitation que si Bouteflika franchit « la ligne rouge», tous les coups seront permis. Là, les Algériens tombent à la renverse. Le service de sécurité menace de déstabiliser le pays pour se venger des décisions du président souverain. Les sales coups dans le jargon des criminels du DRS peuvent aller de la provocation de graves troubles à l’ordre public jusqu’à l’assassinat du président. La panoplie est large et l’expérience vaste… Du moment qu’ils osent faire des menaces publiques sur les colonnes d’El Watan, ils sont prêts à toutes les trahisons.

Quant à Salima Tlemçani qui présente un M’henna Djebbar droit dans ses bottes et en transmettant ses menaces occultant complètement son passé rouge de sang, elle est plus cynique que jamais. Vassale jusqu’à l’ivresse, elle confirme son lien fort avec le DRS. Dans la catégorie des relais de la police politique, elle est souvent dans le peloton de tête. Avec cet article qui coule de source «bien informée», mais surtout haut placée, elle vient d’ajouter un nouveau galon doré à son riche palmarès. Son article dépasse la question du respect de la déontologie professionnelle. Il pose un véritable défi pour l’autorité militaire et celle judiciaire, car il met la stabilité du pays en danger. Le président est souverain et n’est pas assujetti à des lignes rouges que lui impose le DRS. Pour moins grave que l’article de Tlemçani, des journaux ont été fermés et leur directeur poursuivit en justice pour atteinte à la sécurité de l’État. Salima Tlemçani joue avec le feu, son article met en danger l’unité et la cohésion de l’armée nationale.

Il y a de l’orage dans l’air.

http://www.elwatan.com/actualite/un-compromis-entre-bouteflika-et-l-armee-19-09-2013-228478_109.php

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Un commentaire pour Le général-major M’henna Djebbar, a-t-il dicté sa réaction à Salima Tlemçani ?

  1. Djamil dit :

    Il faut d’abord enlever le voile sur la dénommée Salima Tlemcani, de son vrai nom Zineb Oubouchou, Madame le Général pour ses confrères. Elle porte également un sobriquet bien connu dans le monde journalistique et la presse dite indépendante algérienne VA « voix autorisée » De qui ou de quoi ? Du DRS bien sûr. Elle est de toutes les guéguerres survenues depuis 1992 entre la structure au quelle elle appartient pour l’éternité et le reste, c’est à dire, la présidence, les ,partis d’oppositions, le peuple, l’Algérie tout court. Elle représente l’armée de l’ombre dans la sphère médiatique qui est à l’avant poste de ceux qui n’osent jamais s’exprimer ouvertement. Idem pour ces acolytes, les Mounir Boudjemaâ, Ahmed Fettani, Mohammed Moguaddem alias « Anis Rahmani », Hmida Layachi, Hacène Ouali, ……….etc. Une véritable armée de plume. La disparition de la maison mère signifie leur disparition à jamais de ,l’échiquier médiatique.

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