Pour le peuple des mineurs, El Khabar éclaire l’opacité de leur régime

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hjfghjComme il est un journal respectable et s’impose tous les jours un contrôle tatillon à l’effet de se conformer aux standards internationaux et à l’éthique du journalisme, le quotidien arabophone nous sert aujourd’hui un article époustouflant selon lequel, le président aurait succombé à la sagesse envoûtante de rab Edzayer, son pire ennemi.

Ainsi malgré l’approbation et l’encouragement de ses hommes de confiance à l’instar de Gaïd Salah, chef de l’état-major, et d’Abdelmalek Sellal, premier ministre, Bouteflika aurait renoncé à l’idée de prolonger le mandat de deux ans supplémentaires après les recommandations du général Mediène. Entre les réticences de Rab Edzayer, son mentor sécuritaire, et un système qui sent sa fin proche, qui le pousse à continuer son règne à n’importe quel prix, le président affaibli par la maladie, a préféré se rendre à l’évidence et suivre «l’avis» du premier. Un acte de prince que vient de faire le président si l’on se rappelle un tantinet qui est le général Mediène. Pour les profanes, disons pour ne pas les choquer, qu’il est le tout-puissant général, faiseur de rois, qui a déclaré la guerre au président et à son frère depuis le début du 3e mandat et qui serait, si l’on croit les mauvaises langues, le responsable de son AVC «ischémique».

L’article ne manque pas de subterfuge. Pour faire accréditer cette version qui transforme rab Edzayer en «sauveur de la République», les sources haut placées ont pensé à lui adjoindre l’appui d’un haut responsable considéré comme un bras droit de Bouteflika : Dahou Ould Kablia. Les deux lascars auraient convaincu le président que le prolongement de deux ans serait mal vu à l’étranger et exposerait l’Algérie à de nouvelles pressions internationales. Sublime sagesse en effet, Rab drayer, oubliant son passé criminel, son âge avancé et sa longévité à la tête du DRS, marque déposée de la dictature, a peur pour l’image de l’Algérie à l’étranger. L’opinion du peuple, il s’en torche… Bizarre aussi l’attitude d’Ould Kablia. En mai 2012, après l’annonce des résultats des élections législatives, il avait clamé devant la presse internationale que pour l’État algérien, seule l’opinion nationale compte. Si elle est satisfaite, il n’en a cure du reste…

Le micmac induit par l’article d’El Khabar est enrichi par d’autres nouvelles qui témoignent du niveau méprisable dans lequel le pouvoir a réduit les Algériens. On y apprend que le président algérien agit par caprice. Un chantier aussi grave que la réforme de la loi fondamentale a subi les contrecoups de son tempérament lunatique. Il ne «s’est pas emballé» pour le document préliminaire de la Constitution que lui a rendu le comité ad hoc, susurre l’article. Le président aurait été insatisfait du résultat du comité qui plus est, n’est pas le seul auteur du projet de la Constitution ; il a loué les services des experts d’une boîte française… Les sénateurs n’ayant pas trop de temps pour cogiter sur un projet de Constitution sont allés demander l’aide de Français pour l’écrire alors que l’un de ses articles fondamentaux stipule que la langue officielle est l’arabe… Le comble, c’est la petite-fille d’ibn Benbadis, Fouzia Ben Badis, qui gambade ainsi.

Cela ne sera pas écrit dans la Constitution, on comprend la gêne, mais la tradition du pouvoir stipule que l’Algérie est un pays stérile, bête et mineur… men lekbir lesghir

http://www.elkhabar.com/ar/index.php?news=377320

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A propos El Erg Echergui

Il n'est point de bonheur sans liberté, ni de liberté sans courage. Periclès
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2 commentaires pour Pour le peuple des mineurs, El Khabar éclaire l’opacité de leur régime

  1. Ouas Ziani dit :

    Les français sont de bons écrivains publics même si le style employé dans les textes destinés aux clients algériens, est celui des écoliers. C’est à peine s’ils ont fait quelques progrès depuis Août 1956. Voilà ce qu’écrit Claude Paillat à propos de la fameuse plateforme du fameux congrès de la fameuse Soummam:

    « On remarquera le côté méticuleux, scolaire et administratif du document (plate-forme de la Soummam). Les gens du FLN., nous savons, ont dans le passé occupé de modestes emplois, soit dans l’armée soit dans l’administration française, et ils en ont conservé le formalisme. Outre ce document qui restitue assez bien l’ambiance de la conférence (congrès de la Soummam), les chefs du FLN de l’intérieur rédigent une « plate-forme » (les guillemets est de l’auteur), à la dactylographie serrée, sur près de 30 pages. Dégagé de tout verbiage idéologique, ce texte porte la marque des conseillers français de la rébellion, ainsi que les services secrets d’Alger en sont persuadés… »
    Vingt ans de déchirement de la France, tome.II Claude Paillat, La liquidation : Indochine, Maroc, Tunisie, Suez, Algérie. Histoire et documents. Edition Robert Laffont, 1972, section délibérations de la Soummam, pages 378 et suivantes.

    Pour ceux et celles qui veulent se faire une idée sur le style télégraphique de ce texte, le voici dans son intégralité:

    http://miaamaz.wordpress.com/2013/08/19/lintegralite-de-la-plateforme-du-congres-de-la-soummam-du-20-aout-1956/

  2. khaled dit :

    Certains « observateurs et propagandistes », qui veulent vendre l’image d’un DRS propre, nous serinent les oreilles à intervalle régulier, sur la « guerre des clans » entre Bouteflika et le DRS. Dans ce cas, pourquoi donc le DRS, continue t-il à intervenir dans la vie politique, pour empêcher la société de se structurer et de s’opposer à Bouteflika? les pressions exercées par la police politique sur le SNAPAP, mais pas seulement -elle exerce un contrôle quasi-total sur toutes lescategories de la société par 2 millions d’indic homme et femme de tout age
    la majorité des médias et des organisations satellites du pouvoir et de l’opposition légale- en sont des exemples.

    Dans cette Algérie , écrasée par un président « à vie » et étouffée par la police politique, il est encore possible de se réapproprier sa citoyenneté et le parfum du jasmin tunisien revivifie l’espoir.

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