Deux grands chroniqueurs, ont-ils rejoint «le clan» des qui-tue-qui?

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tdyrtyImpensable! Deux chroniqueurs «actifs», illustres, prolixes, talentueux, enfin qui sortent de la masse médiocre des journalistes algériens, se sont accordés sur une bien étrange réflexion: «le général Abdelfettah Sissi a inventé un terrorisme pour diaboliser les islamistes et prendre le pouvoir par la force». La substance de cette étonnante accusation est écrite en toute lettres dans la page Facebook de Fayçal Metaoui dont une capture écran est publiée en annexe.

La première réaction qui peut passer par l’esprit sur le champ est de s’écrier : «Seigneur!» Un tremblement de terre s’est-il produit ou un âne vient-il de trépasser quelque part? Que s’est-il passé pour que deux plumes patentées, évoluant dans un bled miné et où il ne fait pas bon de se poser trop des questions sur le terrorisme, ouvrent les yeux et laissent libre cours à leur bon sens ? Comment ont-ils pu avoir le courage de s’affranchir de la contrainte «scientifique» (l’expression est de Soraya Bouamama, Metaoui en est témoin…) spécifique, magnifique, tragique du tabou sécuritaire ? Passez-moi le vertige de cette incroyable découverte.

Passons maintenant au crible l’assertion des deux journalistes. Que signifie-t-elle  concrètement pour eux? Tout simplement, elle remet en cause leur crédibilité. Il y a un brin de deux poids deux mesures. Si l’un a souvent laissé entendre son aversion pour l’omnipotence et la puissance du DRS, et en cela, l’étonnement est de moindre degré, l’autre, par contre, a péché par un excès d’incrédulité et de scepticisme quant à la barbarie du DRS au point de se demander s’il ne faisait blanchir sciemment la bête immonde. Les deux signent ici un revirement radical ou bien révèlent-ils au grand jour une conviction intime refoulés depuis longtemps? Car, l’on ne peut ignorer de contraste criard avec leur position «officielle» sur la tragédie nationale.

Le problème est à la fois éthique et dialectique. Pour Metaoui, il n’a jamais porté une accusation de terrorisme préfabriqué, télécommandé, pour ce qui a trait à la décennie rouge. Je voudrais bien reconnaître le tort si quelqu’un peut me prouver le contraire. Pourquoi n’a-t-il pas fait les mêmes remarques pour l’Algérie? La peur ou le DRS continue-t-il dans son esprit à être blanc comme neige? Le moment est grave pour lui, le sang a coulé abondamment et les victimes de Bentalha et d’autres, abattus par des escadrons de la mort du DRS, ne lui pardonneront pas.

Pour Akram Belkaïd, le problème moral est plus grave. Ses écrits – c’est qu’il avait traité ce sujet- avaient tendance à minimiser l’importance du pouvoir et l’impunité du DRS et à occulter totalement leurs crimes. Il n’a jamais exprimé l’idée d’un terrorisme manipulé. Là aussi il seraît bon de reconnaître la méprise si il y a méprise, son article «DRS par ci, DRS par là», laisse peu de chance à l’erreur. Le terrorisme du DRS, pour lui était une calomnie. Pourquoi le pense-t-il aujourd’hui quand il s’agit de l’Égypte? Est-ce parce qu’il considère le DRS une maison de la vertu incapable commettre les crimes de la junte égyptienne ou est-ce parce que cette dernière est très loin et qu’il est hors d’atteinte… Toutes ces questions valent le détour. Des réponses claires mettront les points sur les i. L’absence de réponses aussi…

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A propos El Erg Echergui

Il n'est point de bonheur sans liberté, ni de liberté sans courage. Periclès
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