Le président idiot et les sages traîtres

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Après le choc de la conscience, les tourments de l’esprit

Si la piété, imposture était,
si le savoir se trompait,
si la soutane entourloupait,
si la conscience rampait,
si l’âme se foutait
de la morale et de la probité,
si en chœur les loups chantaient,
les louanges des fauves qui triomphaient
alors, les prophètes mentaient
la Bible et le Coran ergotaient
les vicaires s’accointaient
avec des charognards complotaient
contre Dieu et ses messagers,
muets et impassibles
devant les valeurs dévastées
devant les missions avortées.
Pour l’humanité qui , maudite, sanglotait
ont-ils jamais existé.
En guerre et en horreur, elle paie
le juste prix de son apostasie
de la raison délaissée

Sur la photo, on voit le malheureux président déchu, Mohamed Morsi, flanqué par deux «savants» d’El Azhar en train de prier ensemble dans un lieu saint. L’un est le chef de l’institution religieuse et l’autre, un ex-mufti de l’Égypte. Tels des Judas musulmans, les deux imams se sont retournés contre lui après que son sort fut scellé par la junte militaire. Les deux notables religieux sont allés loin dans leur compromission. Si loin dans la barbarie et les crimes contre l’humanité que l’on commence à s’interroger si l’Islam n’a attiré et secrété que des démons et des criminels.

Le drame de L’Égypte est peut-être plus grand que celui de l’Algérie. Il n’est pas celui d’un président idiot qui a voulu jouer à Nelson Mandela en laissant le système de Moubarak en place. Il dépasse la dimension humaine et touche au fondement de la religion d’un milliard et demi d’êtres vivants. Les responsables du sanctuaire de l’Islam, le rempart du sunnisme, réputé modéré et tolérant, ont trahi leurs engagements et leurs marques d’allégeance au président parfaitement élu. Ils ont prêté main-forte à la barbarie militaire. La religion officielle, celle qui fut pendant des siècles respecté, est coupable de tyrannie et de crime contre l’humanité. Elle a ordonné aux généraux de tirer sur les manifestants. «Tirez et ne faites pas de quartier (Idrab bel meliane), a incité celui qui à gauche du président. Silence de lâche et encouragement de la tyrannie de celui qui est à sa droite. Morsi était dans une fosse aux lions qu’il croyait disparue avec Moubarak. Si les érudits de la religion, les autorités des sciences islamiques sont capables de traitrise et de graves compromissions incitent aux massacres et aux meurtres, les imams ou les chefs religieux de moindre importance peuvent faire pire. La cruelle trahison des imams d’El Azhar appuyant systématiquement le pouvoir, illégitime ou non, met en évidence plus que jamais l’idée d’éloigner la religion de la politique. Si l’on veut préserver à la religion sa raison d’être et aux livres divins leur halo de sainteté, il n’y a pas à hésiter, les religieux ne sont pas plus saint ni prémunis des crimes que les non religieux. Mais leur tort supplémentaire est de salir la religion. Habib Bourguiba qui a fermé l’université islamique d’Ezaytouna était peut-être un visionnaire…

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A propos El Erg Echergui

Il n'est point de bonheur sans liberté, ni de liberté sans courage. Periclès
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