Tiguentourine : de graves présomptions pèsent sur la sécurité

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ikuyiuyIl est dit que la gestion médiatique brumeuse des dossiers sécuritaires coûtera cher à l’Algérie. Réparer les dégâts collatéraux, colmater les failles de la sécurité ou farder la barbarie des généraux mobilise des moyens humains et financiers considérables. L’activité de ravalement politique des casses sécuritaires accapare une grande partie du temps des responsables de l’État algérien. L’affaire de l’assassinat d’Ali Mecili et celle des moines de Tibhirine en sont d’illustres exemples.

Le dossier de l’attaque terroriste d’Aïn Amenas, dernier avatar du DRS, ne déroge pas à la règle. Comme les deux précédents, long, épineux et douloureux, il connaîtra son propre feuilleton et ses rebondissements. Les séquelles de l’intervention brutale des forces spéciales et la gestion opaque du dossier coûteront probablement plus cher que les dégâts occasionnés par les terroristes. Beaucoup de choses ont été dites et écrites sur la facilité qu’ont rencontrée les terroristes pour entrer et investir le site gazier, l’un des plus importants de l’Algérie. L’inefficience de la sécurité algérienne apparaît comme l’élément commun dans les analyses de la plupart des observateurs internationaux. À peine a-t-il été ceint par certains médias d’une couronne de laurier à la veille de l’opération Serval… que le D.R.S. fut mis à nu et est apparu comme une structure à la gomme. Malgré le colmatage à grand renfort de presse nationale, la sécurité algérienne fut au centre des critiques des médias internationaux pour ses graves défaillances sécuritaires. D’aucuns n’hésitent pas à faire un lien étroit entre Tiguentourine et le déclin du DRS amorcé par les restructurations surprenantes du DRS et les limogeages de «Ghoul Benaknoun» et du colonel Attafi. Hocine Malti, ex-haut responsable de Sonatrach, est allée jusqu’à supputer que ce sont les puissances étrangères qui ont piloté les réformes et les départs dans le DRS..

À l’occasion de la première commémoration du carnage de Tiguentourine (16 janvier 2013), les médias français -et sûrement les médias des pays concernés par le drame- ont remis sur le tapis les zones d’ombre et des défaillances sécuritaires. La controverse sur l’opération de sauvetage des forces de l’ordre a également pris une part importante dans les rétrospectives consacrées à l’attaque terroriste. Ces deux éléments sont revenus sans cesse dans les commentaires et les déclarations des familles de victimes étrangères de Tiguentourine. L’opacité des autorités algériennes ne leur laisse pas le choix. Les Britanniques envisagent de faire un recours collectif pour connaître la vérité, tandis qu’une instruction a été ouverte à Paris pour éclaircir les circonstances de la mort d’un français pendant l’attaque.

Au milieu de ce matraquage médiatique qui prélude à des revers judiciaires contre l’État algérien, les deux parties françaises concernées par le drame ont fait des accusations d’une extrême gravité. Murielle Ravey, une infirmière rescapée du site gazier et Florian, le fils Yan Desjeux ,mort pendant l’attaque, ont déclaré que les terroristes non seulement sont entrés au complexe comme dans un moulin, mais qu’ils savaient où aller et qui kidnapper. Une telle accusation place indiscutablement la thèse de la complicité interne à un niveau plus important que celui d’un «chauffeur de camion». Les terroristes ont bénéficié de la compromission d’un responsable haut placé. Un grand traître se tapit dans le complexe ou parmi les services de sécurité qui connaissent tout le personnel du site. Faits réels ou paranoïa? Quelle que soit la réponse, par précaution le DRS, qui a des agents partout, doit être réformé à 100%…

La partie s’annonce rude pour l’Algérie. Si en effet, la justice française ou britannique commence à examiner sérieusement la question des défaillances sécuritaires et les complicités, les Algériens et le monde entier risquent de sentir une nouvelle fois l’odeur nauséabonde du pouvoir algérien. Une odeur déjà sentie après l’assassinat de Boudiaf et les massacres de populations civiles. Les départs des principaux responsables du DRS ne seront d’aucune utilité si elle a pour effet de tirer les marrons du feu pour le compte des généraux sanguinaires. L’Algérie sera probablement condamnée et tenue de décaisser.

http://www.france24.com/fr/20140116-prise-otages-algerie-in-amenas-temoignage-rescape-otage/

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A propos El Erg Echergui

Il n'est point de bonheur sans liberté, ni de liberté sans courage. Periclès
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4 commentaires pour Tiguentourine : de graves présomptions pèsent sur la sécurité

  1. Tahar Missoum dit :

    Pourtant, il me semble que c’étaient des sociétés privées dirigées par d’anciens officiers du renseignement, notamment le français Desjeux, qui assuraient la sécurité du site gazier.

  2. Tahar Missoum dit :

    Yann Desjeux était un ancien adjudant-chef du Régiment de parachutistes de l’infanterie de marine de Mont-de-Marsan (Landes), Il s’occupait de la logistique sur la base de vie du site gazier où a eu lieu la prise d’’otages. Mais dans le lien ci-dessous, il y a à boire, à manger et à vomir.
    http://www.lesoirdalgerie.com/articles/2013/01/21/article.php?sid=144237&cid=2

  3. une victime civile dit :

    s’il y a des complices algeriens la responsabilite de l’etat algerien est totale car l’armée n’a jamais puni les derives mafieuses des agents du DRS
    j’en veux pour pruve mon cas personnel simple civil victime persecution harcelment suite à derives mafieuses d’elements hauts places du DRS qui m’ont impliqué à mon insu dans un trafic de voitures entre paris et alger
    j’ai saisi le ministere de la defense pour deposer ma plainte mais la persecution se poursuit par des les parmanents des rues parisiennes de l’amicale des algeriens en france

  4. itham dit :

    le soir d’algerie est connu comme un journal des officines des services secrets algeriens
    dans cet article que propose votre lien il donne tous les noms sauf le nom de ce fils d’un ancien président qui aurait beneficier de  »la notoriété d’un fils d’un ancien president »
    il aurait du dire de la traitrise d’un fils d’un ancien president de la ripoubel algerienne
    il ne pose pas le probleme ou ne soumet pas au debat le fait que des sites stratégiques nationaux ne soient pas gardés par le soit disant redoutable DRS dont les indivateurs sont redoutables pour pister des civills algeriens innocents pour leur pourir la vie avec des faux fichiers qui servent au harcelement persecution

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