Deux colonels décèdent et un troisième dans un état critique dans un accident de voiture !

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Monsieur le président, je vous jure que s'il y a des responsables autre que le chaffeur dans cette tragédie, ils le payeront, Quels qu'ils soient...

Monsieur le président, je vous jure que s’il y a des responsables autre que le chauffeur dans cette tragédie, ils le payeront, Quels qu’ils soient…

Revoilà le spectre des cabales sécuritaires. Deux colonels ont péri dans un terrible accident de la route et un troisième colonel est dans un état critique à l’hôpital de Constantine Ali Mendjli, rapporte El Khabar. L’accident s’est produit tôt dans la matinée du lundi 20 janvier sur l’autoroute est-ouest, pas loin du branchement avec la route nationale 16 dans une zone jonction entre les wilayas de Guelma, d’EL-Taref et d’Annaba. Immédiatement, le général corps d’armée Gaïd Salah, chef d’état-major, ordonne l’ouverture d’une enquête pour éclaircir les circonstances de l’accident meurtrier. La mission d’enquête est encadrée par les deux hautes autorités militaires à savoir le chef de la cinquième région militaire, Ben Ali Ben Ali (72 ans), et le chef d’état-major en personne. Les quartes hommes se dirigeaient sur leur 4×4 vers la wilaya d’Et Taref dans une mission d’inspection officielle confiée par le chef de la 5e RM. El Khabar ajoute, sur un ton ambigu, que les trois colonels sont des cadres supérieurs de l’armée et des bras droits du chef de la région militaire.

Selon le journal, les premiers éléments de l’enquête pointent l’index vers le consortium algéro-japonais (Cojaal) en charge de la réalisation du tronçon et l’Agence nationale des autoroutes (ANA) en charge des questions de la sécurité routière des autoroutes. Le premier est mis en cause pour l’absence de panneaux signalétiques dans l’endroit et le second du manque d’éclairage public. Ces deux lacunes sont d’autant plus graves que l’endroit de l’accident est réputé périlleux. Il y eut une trentaine d’accidents, 8 morts et 30 blessés au cours des deux dernières années, affirme-t-on du côté des services de sûreté et de la protection civile.

À ce stade, l’enquête se dirige rapidement vers la responsabilité civile de Cojaal et d’ANA impliqués dans la sécurité de ce tronçon. Compte tenu de l’émotion et le choc que l’accident a provoqué au MDN, des têtes vont tomber et les responsables vont payer. Les militaires, contrairement aux civils, ont les moyens de se rendre justice. Déjà, le chef de la 5e région, furieux, s’est cru en droit de se conduire comme despote local. Aux urgences de l’hôpital Ibn Rochd d’Annaba où furent conduits les deux survivants avant leur transfert à Constantine, le général-major a refusé de rencontrer le wali qui s’est déplacé pour s’enquérir de l’état des victimes. Se comportant comme le maître de céans et seigneur absolu qui dispose d’un pouvoir discrétionnaire, il prend possession du service des urgences, l’évacue d’autorité et interdit son accès à tout le monde. Une conduite arrogante qui rappelle les Algériens qu’ils sont des esclaves et des femmelettes devant la puissance des militaires. À la moindre crise politique majeur ou trouble de grande ampleur, le démon qui sommeille dans le MDN surgira de nouveau pour les dévorer et leur apprendre à chanter ses louanges. L’incident n’a pas suscité l’indignation du journal, comme s’il est dans le droit des autorités militaires de traîner dans la boue les responsables civils fautifs ou quiconque n’est pas sous leur protection.

Parallèlement à l’arrogance militaire, cette affaire ne peut pas manquer de soulever des interrogations muettes sur la mort des colonels et «bras droits» du général-major de la 5e RM. La tragédie est aussi rare que la mort par erreur médicale d’un ex-ministre de la Défense ou un subalterne qui individuellement réussit à tuer un président… Elle a pour trame les liquidations de hauts responsables militaires pendant la décennie rouge et l’actuel climat délétère entre l’ANP qui s’est rangée aux côtés du président Bouteflika et le DRS. Le passé et le présent de rab Edzayer, ses pratiques barbares, hantent les esprits et attisent les plus folles craintes : l’attentat peut être déguisé en accident de voiture. Les observateurs sont déjà sur la brèche et suivent de près cette affaire. Ce genre de soupçon n’aurait pas pu naître si Bouteflika et Gaïd Salah ont fini leur coup de balai au DRS…

http://www.elkhabar.com/ar/watan/381406.html

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A propos El Erg Echergui

Il n'est point de bonheur sans liberté, ni de liberté sans courage. Periclès
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3 commentaires pour Deux colonels décèdent et un troisième dans un état critique dans un accident de voiture !

  1. boukezouha abdelouahab dit :

    .c’est el Capone qui est au pouvoir en Algérie .et c’est la mafia qui règle ses comptes…

  2. Le martyr dit :

    ce ne sont pas les seuls militaires a avoir été executés par les leurs ,cela fait partie des us et coutumes du pouvoir, A ceux qui sont tentés par les privileges ephemeres de la casquette, qu’ ils sachent qu ‘ils doivent renoncer tot ou tard a leur dignité et qu ‘ils n’ inspireront aucune pitié pour leur camarades qui deviendront leur bourreau .Triste sort, triste pays.

  3. salim dit :

    Peut être en 2050 un général du corps de l’armée algérienne aura une forme athlétique .
    Avoir plusse que 75 ans et ne pas aller a la retraite c quoi ?
    deux fois 25 ans plusse 2 ans dans l’armée c bloques la carrière de 2 a 3 génération d’officier avec une armée de vieux en plusse de celle en politique .
    Ou va ma chérie algérie ?

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