Une vidéo dédiée aux généraux et aux docteurs algériens qui s’agenouillent devant leurs bottes

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Quand elle fut mise en ligne, la vidéo montrant un chef de service demander avec un ton autoritaire au premier ministre de l’Angleterre et sa délégation d’évacuer les lieux, elle a fait un tabac dans les réseaux sociaux algériens. C’est dire qu’elle les a fait rêver et rappeler leur condition d’éternels soumis au pouvoir. Les deux personnalités en sont sorties grandies de l’incident. Il n’est pas difficile d’imaginer que l’entourage de Bouteflika au Val-de-Grâce s’est soumis également aux injonctions des médecins français, ce qu’il ne fera probablement jamais devant des médecins algériens. Les médecins de l’hôpital de Constantine et les généraux de la 5e l’ont démontré si l’on croit le journal El Khabar.

L’histoire célèbre qui s’est passée en Angleterre entre un chef de service d’un hôpital et le premier ministre David Cameron doit être enseignée impérativement aux futurs médecins algériens si dans les facultés de médecine existent encore des enseignants honnêtes. Elle représente un bon précis sur la dignité et l’autorité à toute épreuve du médecin dans l’exercice de sa profession. Ces deux qualités manquent atrocement à nos médecins. Lorsqu’ils sont en présence d’un général, leur autorité et leur rang s’estampent instinctivement. Ce qui s’est passé aux urgences de l’hôpital Ali Mendjeli après l’irruption du chef de la 5e RM et sa décision d’y interdire l’accès renforce l’idée que les professeurs de médecine sont aussi dignes que des chiffes molles devant l’autorité militaire. Le remède à cette maladie serait de suivre une trithérapie… basée sur une prise de conscience collective, une solidarité totale de la corporation et des formations adéquates sur la préservation de l’autorité des médecins en tout temps.

Dans son cabinet, dans sa clinique ou dans son service hospitalier, le docteur en chef est le maître absolu, aucune autorité militaire ou civile ne doit s’immiscer dans son travail ou se comporter en seigneur dans un territoire conquis. Il appartient au docteur de diriger son lieu de travail avec une main de fer en âme et conscience, selon une politique de gestion propre au secteur médical. Inspirée de la déontologie médicale et des obligations que lui dicte sa profession, les règles qu’ils imposent doivent s’appliquer à tous et en tout temps. Il y va de sa crédibilité et de sa réputation. Seuls l’environnement sain à son travail et l’efficacité des traitements doivent prévaloir dans ces décisions. La présence dans les lieux d’un potentat local politique ou militaire qui joue les durs est le meilleur moment pour prouver à lui-même, aux patients et à la population qu’il est la seule autorité, qu’il reste digne de respect est fidèle au symbole de sa blouse et à l’esprit de sa noble profession.

http://youtu.be/7JapsssNVs4

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A propos El Erg Echergui

Il n'est point de bonheur sans liberté, ni de liberté sans courage. Periclès
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Un commentaire pour Une vidéo dédiée aux généraux et aux docteurs algériens qui s’agenouillent devant leurs bottes

  1. Tahar Missoum dit :

    C’est en se déplaçant dans les lieux de travail et lieux de résidence pour soigner les membres de la nomenklatura que guidoum est devenu vizir. Ils voulaient l’avoir à portée de mains, alors quoi de plus pratique que d’en faire le ministre-medecin de famille.

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