Quand Mohand Aziri pose une question tabou sur l’armement algérien

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C’est à seBenamor Bendjana couper les bras et les jambes. Mohand Aziri, journaliste à part à El Watan, ose l’impensable. Il agrafe un colonel à la retraite pour le tartiner un bon moment avec «la doctrine de Défense nationale» avant de lui poser à brûle-pourpoint une question existentielle : que valent en substance les mégas contrats d’armement de l’ANP? De mémoire, un tel intérêt est rare sur les colonne d’un journal algérien.

La réponse fut sincère et foudroyante. Le colonel, politologue et ex-attaché militaire de la Défense en Syrie est catégorique. «Les moyens militaires vieillissent, deviennent obsolètes», avait-il confié. Rien ne remplace à ses yeux une industrie nationale pour se libérer de la dépendance technologique. Les MIG-21, par exemple, sont bons pour le musée de l’aviation et les MIG-29 plus récents, le seront dans deux ou trois ans. Autrement l’essentiel de notre flotte aérienne est bon pour la fourrière dans un ou deux décennies. Les nouveaux modèles achetés au prix fort  rendront l’âme à leur tour après avoir servi pendant le même laps de temps. Les pilotes algériens voleront sur de la ferraille à leurs risques et périls. Ce qui est vrai pour l’aviation est vrai pour l’armée de terre et la marine. L’industrie militaire développée concernerait seulement l’armement traditionnel. Le retard en la matière est aussi effarant que grave.

Les généraux Bentalha, faute d’avoir arrêté une politique ambitieuse d’émancipation technologique, ont rendu l’Algérie vulnérable et dépendante des pays fournisseurs. Ils passent des contrats juteux chaque lustres ou deux pour renouveler l’armement sans parler de son entretien. Le seul rôle assujetti à l’armée est de guerroyer contre le terrorisme, d’écraser dans le sang les soulèvements populaires ou de jouer, bientôt, au gendarme régional.

La politique de l’importation tous azimuts coûte cher au pays, ses retombées sont minimes et éphémères. La vue d’un avion de combat flambant neuf et le bruit qu’il fait dans le ciel sont peut-être impressionnants, mais rien, absolument rien, n’est rassurant et émouvant qu’un ingénieur, un ouvrier ou une machine à outil algérienne qui les fabriquent. Les généraux Bentalha, occupés à s’engraisser, ont transformé le ministère de la Défense en tonneaux des Danaïdes que les Algériens doivent remplir chaque année avec un budget astronomique.

Enfin, comme signalé au début, curieuse est cette question, en effet. Mohand Aziri a été très actif pendant la guerre des clans qui a eu lieu avant l’AVC du président et pendant sa convalescence aux Invalides. Il a pondu des articles accablants contre la fratrie Bouteflika. Il n’a pas écrit de désobligeant sur l’autre clan. Pourquoi aujourd’hui, pose-t-il une question vitale et embarrassante pour l’état-major actuel? Une question qui pourrait se poser autrement : « M. Gaïd Salah, que faites-vous debien avec les milliards qu’arrachent les militaires au trésors publics… »

http://www.elwatan.com/-00-00-0000-240366_109.php

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2 commentaires pour Quand Mohand Aziri pose une question tabou sur l’armement algérien

  1. eliamine dit :

    le mig 21 et 23 n’est plus aligné depuis plus de 10 ans, aujourd’hui la force de frappe des forces aériennes est constitué d’une 50 e de SU-30 MKA un des méilleurs chasseur multirole de nos jours, Guennaizia en son temps en 2007, n’a pas hésité à renvoyer en Russie des mig-29 pour cause de mauvaise qualité, Gaid Salah est il capable de faire la même chose avec les pays du golfs j’en suis moins sur sachant que le responsable de l’industrie militaire au mdn est un proche de Said Bouteflika qui est derrière ce choix. les forces navales ont construit des corvettes lances missilles à Mers el Kebir mais après la construction de trois unité le programme a été brutallement arrété avec l’arrivée de Gaid Salah. Gaid Salah et le clan néo -oujda ont saboté le projet industriel militaire mis en place depuis les années 80s, au profit de pays du Golf. Comment peut ètre un gendarme régional, alors qu’on est totallement impuisssant à imposé nos interet à notre voisinage immédiat en Lybie ou au Mali alors que l’Otan, la France et l’Africom interviennent sans que notre position soit pris en considération.

  2. remy dit :

    Faire la guerre contre qui? contre leur propre population. Sinon je vois mal des missiles ou des SU-30 utilisées contre des residus terroristes, c’ est disproportionné, c’ est comme si on aneantirait une fourmi avec une bombe atomique L es armes conventionnelles sont du pipi de chat en comparaison avec les moyens hyper sophistiqués(electroniques) detenus par les pays developppés et leurs alliés.Conclusion l armement c est un enorme gaspillage qui sert a enrichir les generaux vu qu’ il n ‘a aucune utilité.

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