Un autre parfum de la démocratie de Sissi

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fghfdhdfhklk    L’Égypte glisse à pas de charge vers le chaos algérien des années 90. Tous les éléments du drame y sont présents. Suppression d’un processus démocratique, prise du pouvoir par l’armée, dissolution et diabolisation d’un parti politique légal majoritaire , incitation à la haine, manipulation et mobilisation d’une élite médiatique et intellectuelle pour couvrir la tyrannie, la mise aux pas des partis politiques, violence sanglante provoquant la radicalisation dans la base du parti visé par le nouveau pouvoir. Le but ultime du chaos recherché par le général Sissi en connivence serait d’éradiquer la mouvance islamiste de l’échiquier politique et avoir les coudées franches pour une domination pérenne. Le massacre des islamistes se fait au grand jour sans que la communauté internationale si chatouilleuse sur les questions des droits de l’homme ne daigne lever le petit doigt. La disparition de cette mouvance entre en droite ligne des intérêts des puissances étrangères. Les Américains, notamment  considèrent qu’elle est le vivier du terrorisme et un danger pour Tel-Aviv. C’est sans état d’âme donc qu’il approuve et bénit discrètement le pouvoir égyptien qui redouble de férocité depuis le putsch.

Hier, c’était autour d’une femme médecin, chef de service d’imagerie, âgée de 45 ans et mère de 3 enfants, de goûter à la démocratie de Sissi et de toute cette élite qui a fait chorus avec lui. Pendant qu’elle examinait un patient, une escouade de policiers enragés fit irruption dans l’hôpital, l’empoigna et la molesta devant les patients et le personnel incrédules. Au milieu d’une scène de panique indescriptible, la victime fut tirée par cheveux sur une trentaine de mètres jusqu’au panier à salade où elle fut jetée et conduite comme une vulgaire prostituée vers le bureau de police. Sur place, elle a subi un interrogatoire brutal de plus de quatre heures selon le témoignage de son époux. Présentée devant un tribunal, elle écopa  quinze jours de détention ferme. Elle les purge actuellement au milieu des criminels et des baltagya. Quel était son crime? Une arme redoutable qui tourmente le général Sissi et fait trembler son «Haut conseil des forces armées» : une minuscule broche représentant quatre doigts que la docteure utilisait pour attacher son voile en solidarité envers un confrère tué à Rabaâ.

http://youtu.be/iTLAvO1mZVs

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A propos El Erg Echergui

Il n'est point de bonheur sans liberté, ni de liberté sans courage. Periclès
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