Débat sur les moines de Tibhirine

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dfgdfhrtytrPour autant que le «qui-tue-qui» se définit par le refus de gober la thèse officielle sur les crimes contre l’humanité perpétrés durant la décennie rouge, la postion d’Akram Belkaïd, chroniqueur dans plusieurs tribunes, invité au débat, l’est sans le moindre doute. Qu’il soit passif et d’un courage relatif -il n’est pas impliqué dans la revendication de la vérité-, sa position ne modifie que peu la lourde suspicion envers les services de sécurité algérienne.

Akram Belkaïd a étonné plus d’un. Pour la première fois, peut-être, il s’est aligné publiquement sur un raisonnement lucide, clair et tranché contrairement à ses articles trop équivoques, voire lénifiants, avec le DRS. Hier, il a reconnu l’existence des zones d’ombre que le pouvoir algérien s’est évertué à maintenir opaque. Il a aussi fait la part des choses sans concession. La nuance entre l’armée et les services de sécurité qu’il souleva est fondamentale. Elle est, peut-être, la clé d’une réhabilitation future de l’ANP qui combat le terrorisme sur le terrain et consent de grands sacrifices.

En dépit de l’attitude «qui-tue-quiste», le chroniqueur algérien du quotidien d’Oran n’est pas près de se concilier avec sa conscience. Tantôt il flirte avec elle, tantôt il lui tourne le dos. Son inconvénient est de vivre dans un cercle vicieux. Hier, il dit que la clé du mystère ne sera jamais trouvée, que le juge Trévidic ne sera pas plus avancé après l’enquête en Algérie. Pour lui, il faut attendre que des responsables hauts placés ayant un lien avec ces drames battent leur coulpe pour que la vérité éclate. Quid des témoignages du colonel Samraoui, de capitaine Chouchane, de Hicham Abouid et tant d’autres? Les futurs témoins ne seront pas plus crédibles que ne le sont ces derniers. La propagande officielle les stigmatisera et les traitera de félons et affabulateurs. A moins que rab Edzyer daigne lui-même avouer ses crimes, M. Belakïd risque de ne jamais admettre les crimes du DRS.. Ses articles sur le sujet ne serviront qu’à prolonger la confusion.

Le débat sur le crime de Tibhirine diffusé par la télévision du Sénat français n’apporte rien de nuveau, mais a eu le mérite de servir de jauger à l’opinion des observateurs et des journalistes nationaux et internationaux à l’aune du documentaire de Séverine Labat et de Malik Aït Aoudia, diffusé en mai 2013 sur France 3. Il est d’ores et déjà possible de conclure que l’entreprise des deux relais du DRS, présentée avec fracas comme la vérité vraie n’a pas été concluante. Le clivage reste de mise. La question de l’implication des services secrets algériens dans Tibhirine et dans les autres crimes de la décennie rouge, continue à être posée. L’opinion suspicieuse de tous les quatre invités dans le débat, y compris celle d’un parent des moines, est très éloquente…

Compte officiel du Senat Français sur Dailymotion : http://dai.ly/x1atmri

A propos El Erg Echergui

Il n'est point de bonheur sans liberté, ni de liberté sans courage. Periclès
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