Les chiens de rab Edzayer attaquent

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Le titre de ce journal n’est pas seulement un abominable outrage public contre Amar Saadani, mais bel et bien une menace flagrante et une intimidation à l’égard de tous les responsables politiques, tous les hommes politiques, qu’ils soient dans le système ou dans l’opposition. L’obscénité du journal « Le Jeune Indépendant» coule de source. Elle est dans la culture fangeuse et violente du DRS, un organisme qui s’est habitué à voir les Algériens trembler devant lui et lécher ses bottes.

Le bras de fer qui se produit en ce début d’année entre les deux clans est un tournant historique. Il ne faut pas le manquer, ce n’est pas le moment de faire la fine bouche. Celui qui croit que l’Algérie n’a rien à gagner dans cette bataille se trompe. Le chemin vers la démocratie et la justice est infiniment moins long et moins coûteux avec une autocratie politique qu’avec une junte militaire dont l’armature est les services de sécurité. Si, comme il le craint, Amar Saadani perd la bataille ou lui arrive un malheur, l’Algérie entière tombera aux pieds de rab Edzayer et de son organisation. Tous les Algériens, hommes et femmes, y compris dans l’armée, vivront soumis et vassaux pendant très longtemps.

L’insulte ignoble des relais de Rab Edzayer doit choquer les hommes intègres, tous les corps confondus y compris dans l’institution militaire. Ils doivent réagir et se mobiliser pour sauver la République contre la tyrannie de la police politique.

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A propos El Erg Echergui

Il n'est point de bonheur sans liberté, ni de liberté sans courage. Periclès
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2 commentaires pour Les chiens de rab Edzayer attaquent

  1. rym dit :

    Vous dites Des chiens ? Des prostitués serait le titre le plus adapté …….. Ce qu il y a de positif dans ces eniemes reglements de compte , c’ est que cela sert a demasquer et à mettre a jour les reseaux dormants des monstrueux escadrons de la mort ainsi que les predateurs, et de mettre un nom un visage devant les responsables du cauchemard que vivent les algeriens.Pour le reste laissez les se devorer, à moins que cela ne fasse partie d ‘une mise en scene machiavelique concocté avec le cercle presidentiel et dont le DRS est le champion du monde toutes categories.

  2. Ait Amar dit :

    «Les principaux groupes prétoriens s’entredéchirent à l’ombre du 4e mandat»

    http://www.elwatan2014.com/
    Mohammed Hachemaoui, Al Watan, Vendredi, 07/02/2014

    Le casus belli n’oppose pas le DRS et Abdelaziz Bouteflika mais deux groupes prétoriens entre eux, le « clan présidentiel » se rangeant avec le vainqueur. Objectif : le partage du pouvoir en vue de l’après-Bouteflika.

    La lecture consacrée par la presse algérienne au sujet de la charge virulente portée par le secrétaire général Amar Saadani contre le patron du DRS, le général des corps d’armée Mohamed-Lamine Mediene ne résiste pas, de mon point de vue, à l’examen des faits.

    Cette narration prétend d’abord que le DRS est « opposé à un quatrième mandat ». Dans ce récit, la violente attaque de Saadani est décrite tantôt comme l’expression de la « panique » du « clan Bouteflika », tantôt comme une manœuvre de « division et de déstabilisation » des appareils de l’Armée actionnée en vue d’assurer le « quatrième mandat ». Si le DRS est réellement contre le projet de « quatrième mandat », ni le RND, ni l’UGTA, deux appareils bien contrôlés, s’il en est, par la police politique, n’auraient apporté leur soutien catégorique au « quatrième mandat ». Ces deux appareils ont appelé, au même titre que le protégé du DRS, le Premier ministre Sellal, au quatrième mandat -peu après que Benflis ait officialisé sa candidature à la Présidentielle. Dans le langage codé du régime algérien, le positionnement de l’UGTA et du RND ainsi que celui du Premier ministre indique l’orientation de la police politique.

    Timing

    Le timing de l’attaque portée par Saadani contre le patron du DRS est très intéressant : il intervient après que le très influente police politique ait donné à ces deux principaux appareils le feu vert pour lancer la campagne du quatrième mandat. La question qui surgit à présent est la suivante : pourquoi Bouteflika irait porter, par Saadani interposé, une attaque frontale sans précédent dans les annales du sérail, contre le puissant patron du DRS alors que ce dernier vient tout juste de manifester, par l’intermédiaire du Premier ministre, de l’UGTA et du RND, son soutien au quatrième mandat ? Pourquoi prendrait-il ce risque sachant pertinemment que c’est la police politique qui fait et défait les élections dans le système autoritaire algérien ? Pourquoi Bouteflika, soutenu par le DRS depuis sa cooptation en 1999, ne l’a-t-il pas fait en 15 ans de règne et le ferait-il aujourd’hui qu’il est manifestement trop affaibli par les séquelles de son dernier AVC ? Bouteflika avait tenté, au début de son deuxième mandat, de prendre le contrôle sur le redoutable DRS à travers le fameux projet de création d’un « ministère de la sécurité ».

    Prétendue « omnipotence du clan présidentiel »

    Il n’y est pas parvenu, en dépit du soutien de certains prétoriens. Pis, l’entreprise présidentielle visant à asseoir le leadership de Bouteflika sur le collège des prétoriens a été décapité avec la chute, en mai 2010, de ses deux tours stratégiques, Zerhouni au Ministère de l’Intérieur, et Khelil au Ministère de l’Energie. Peut-il le faire maintenant qu’il est, non seulement neutralisé politiquement, mais impotent physiquement ? Sans l’exclure, l’explication consacrée ne me paraît pas très convaincante. Le piège qui guette l’analyse consiste à déduire du quatrième mandat une prétendue « omnipotence du clan présidentiel ». Le même raccourci avait été commis dans l’appréciation du troisième mandat. Il faut se rendre à l’évidence : la condition de possibilité qui préside à la reconduction de Bouteflika est bel et bien la prévalence du collège des prétoriens.

    Relais médiatiques du DRS

    Pour quel autre patron roule alors le client Saadani – qui a défendu avec zèle le projet de révision constitutionnelle avant la Présidentielle alors même que Bouteflika est opposé à l’idée de l’élection d’un président et d’un vice-président ? La réponse à cette question réside dans les appels incessants lancés par les relais médiatiques du DRS au chef d’état-major pressant ce dernier à condamner le secrétaire général du FLN. Il est intéressant d’observer que quatre jours après la violente charge de Saadani, le chef d’état-major, habituellement si prompt à dénoncer les critiques adressées à l’Armée, ne dépose pas plainte contre l’auteur du violent réquisitoire prononcé contre le général des corps d’armée Mediene.

    Troisième acteur

    Nous sommes manifestement en présence d’un troisième acteur. Le casus belli opposerait moins le président -impotent- au DRS que deux groupes prétoriens entre eux, le « clan présidentiel » se rangeant avec le vainqueur. N’étant manifestement pas parvenus depuis avril dernier à dégager un « consensus » post-Bouteflika, les principaux groupes prétoriens s’entredéchirent à l’ombre du quatrième mandat. Si les prétoriens étaient parvenus dans le passé à dégager des « consensus » sur le partage du pouvoir comme en 1965, en 1979, en 1992 et en 1999, ceux d’aujourd’hui ne semblent pas en mesure de le faire.

    Apprentis sorciers

    L’enjeu réel de cette « nouvelle guerre de clans » n’est pas la prétendue instauration d’un « Etat civil » en lieu et place d’un « Etat-DRS », pas davantage « l’argent sale » contre le « rempart de l’Etat national», mais davantage plutôt le partage du pouvoir entre prétoriens en vue de l’après-Bouteflika. Des « 3 B » à nos jours, l’histoire du système politique algérien est émaillé d’affrontements et de règlements de comptes, souvent sanglants, entre prétoriens. La dernière remonte à avril 2001 quand une coalition de prétoriens avait déjà demandé le « départ » de Toufik, avec les dégâts collatéraux que l’on connait. Alors que des apprentis sorciers enfoncent le Mzab millénaire dans la spirale de la violence intercommunautaire, l’affrontement qui déchire le collège prétorien aujourd’hui met à nu le niveau de délitement institutionnel de l’Etat. Ce nouvel épisode de la « guerre des clans », expression terminale du processus prétorien imposé dès avant l’indépendance, se joue alors que la société, gangrenée par la violence et la corruption, accuse un lourd déficit de capital social -sans lequel il est difficile de construire des alternatives viables.

    Mohammed Hachemaoui
    Politologue et auteur de Clientélisme et patronage dans l’Algérie contemporaine, Paris, Karthala, collection Iremam (Institut d’études et de recherches sur le monde musulman).

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