De la complaisance des médias français à l’égard du pouvoir oppressif algérien

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Une synthèse de  D Benchenouf

Djameleddine BenchenoufLes relations secrètes du régime algérien avec les médias français, mais aussi avec tous les chefs d’orchestre médiatiques sont tout simplement inimaginables. Le département du DRS qui a cette mission en charge dispose d’un budget énorme, mais aussi d’une vraie autorité sur tous les secteurs publics qui recourent à la pub. C’est dire ! Et je ne parle pas des nombreux privilèges honteux en tout genre, qui sont concédés en sous-main, aux journalistes eux-mêmes, à leurs patrons, à leurs familles. Les journalistes qui sont reçus en Algérie, et qui par la suite y reviennent avec leurs familles en savent quelque chose. Ceux qui sont régulièrement défrayés, et dont les comptes secrets sont généreusement alimentés font des jaloux dans la corporation.

Un ancien patron de la DST, recruté par le régime, en pleine décennie rouge, et jusqu’à maintenant, est l’un des nombreux lobbyistes du régime algérien, auprès des médias et de certains politiciens français. Et il est loin d’être le seul. Il n’y a pratiquement pas de politicien français qui n’use de son cabinet d’avocat, de bureau d’études, et de toute sorte de pompe à fric, pour fourguer aux Algériens des études bidon, qui sont payées à des montants vertigineux. Pareil pour les financements des campagnes électorales, et de la kyrielle d’associations et d’organisations en tout genre, qui prétendent œuvrer dans un cadre d’amitié et de rapprochement des peuples algérien et français, et qui en fait ne servent qu’à arroser des lobbyistes, et à exercer des pressions « amicales » sur les médias français.

Le DRS France est dans la même logique. Il dispose d’un budget secret, de l’argent ramené en vrac par valise diplomatique, pour arroser une foule de gens qui ont un tant soit peu à voir avec le monde journalistique. C’est ce qui explique, entre autres, que malgré la proximité de la France avec l’Algérie, et le niveau exceptionnel des relations économiques, la presse française ne dit presque rien de ce qui a cours en ce moment en Algérie, et qui pourtant est d’une extrême, voire d’une gravissime, importance. Mais tant va la cruche à l’eau…

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Titre et sous-titre sont d’Echergui

A propos El Erg Echergui

Il n'est point de bonheur sans liberté, ni de liberté sans courage. Periclès
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5 commentaires pour De la complaisance des médias français à l’égard du pouvoir oppressif algérien

  1. rym dit :

    Finalement pour les Français, nous les arabes en general, ne sommes que du betail ou plutot de la vache a lait ,Au dela de leur discours lenifiants sur les droits de l’ homme pour eux nous ne sommes pas dignes d ‘etre des humains.On le voit a travers leur soutien constant a des pouvoirs arabes criminels algerie, syrie, egypte, tchechenie ,lybie ,maroc , la tunisie de benali, etc, etc.

  2. Ait Amar dit :

    Le DRS dispose d’une manne financière importante, qui découle des rentes immobilières (châteaux en Province et appartements de luxe dans le Quartier Latin, issus du Trésors du FLN, des Hôtels-Bars-Restaurants gérés par des prête-noms, des Centaines de véhicules de Taxis, et probablement des Réseaux de prostitution et de proxénétisme, le trafic de drogue, le change parallèle de devises et l’import-export, les marges importantes des surfacturations et fausses factures sur les centaines de marchés par an, etc., etc. De quoi arroser au passages, Parlementaires, Partis, Associations, Fondations, Barbouses et Maitres-Espions, Directeurs de Journaux et Revues, Rédacteurs en Chefs, Journalistes influents et toute une cohorte de  » gros  » poissons toujours disposés à coopérer en échange de subsides en liquide et autres cadeaux gracieusement offerts par Mme l’Algérie…..

    En soutenant un Régime militaro-mafieux, tueur et destructeur de l’Algérie, ils assument ainsi la  » vengeance posthume  » du colonialisme : ce qui n’a pas été détruit par le passé est entrain d’être achevé, et de surcroit par des mains  » indigènes « , celles des Généraux harkis et compradores, qui étaient les  » serviteurs zélés  » de l’Armée coloniale durant la Guerre d’indépendance même !

    Enfin, un grand merci à notre Cher frère D. Benchenouf. Toujours ravi de lire ses pertinentes contributions, qui proviennent de  » toutes les fibres de son être  » tout entièrement engagé pour la patrie !

  3. Ait Amar dit :

    -version corrigée-

    LA PRESSE ALGÉRIENNE EST GÉRÉE DIRECTEMENT PAR LE DRS

    » Les Unes de tous les journaux et les longs articles consacrés à cette polémique sont tous en faveur du Général Toufik, dit Mediène, qui n’a jamais tenu aucune déclaration ni apparition public de toute sa vie. »

    par F. Said, le 07/02/2014

    » La dernière polémique née après les graves accusations portées par le patron du FLN, Saadani, contre le redoutable numéro un du DRS en Algérie, le général Toufik, ont démontré que les services secrets algériens contrôlent tout ce qui bouge en Algérie, et plus particulièrement la presse.

    Les Unes de tous les journaux et les longs articles consacrés à cette polémique sont tous en faveur du général Toufik, dit Medièn, qui n’a jamais tenu aucune déclaration ni apparition public de toute sa vie.

    Tous les journaux, et sans exception, l’ont présenté comme un homme qui a tout donné à l’Algérie ! Même les titres dits soit-disant proche de l’opposition n’ont pas lésiné à vanter l’ombre qui dirige les services secrets algériens. Il suffit de jeter un œil sur les articles publiés par El Watan, Liberté, Le Soir, Le Quotidien d’Oran, El Khabar, pour ne citer que ces journaux, pour se rendre compte de l’influence qu’exerce le DRS sur la presse algérienne. Pour ce qui concerne la Dépêche de Kabyle, Enahar, El Chourouk, ce n’est guère mieux.

    Saadani, qui est mal placé pour critiquer qui que ce soit en Algérie, faut-il le dire, est dénigré par tous les titres de la presse. Cette affaire a permis aux algériens de découvrir que le DRS est plus fort que jamais.

    Le numéro un du FLN, imposé par le frère du président, Saïd Bouteflika, avait critiqué, d’une manière qui a surpris plus d’un, le Général Mediène dans la presse. Personne ne sait quelle mouche l’a piqué pour agir de la sorte ?

    Ce qui est remarquable dans la liste des accusations portées par le responsable du FLN contre le patron du DRS, est le fait qu’il a évoqué une liste d’événements tragiques qui ont secoué l’Algérie, que le DRS devait épargner, comme la prise d’otage de Tiguentourine, la tentative d’assassinat de Bouteflika, l’attaque du siège de l’ONU à Alger et celui du palais du gouvernement à Alger…, mais Saadani n’a soufflé aucun mort sur l’assassinat des 127 jeunes Kabyles par les services de sécurité ni même l’assassinat de Matoub Lounès par le DRS quelques mois seulement avant l’installation de Bouteflika comme Chef de l’Etat.

    L’autre indice qui atteste du poids du DRS et sa manipulation de la presse, est la position prise par les journalistes lors du soulèvement populaire en Libye en faveur des rebelles, et la position officielle de l’Algérie en faveur du tyran Kadhafi.

    Enfin, choisir entre le Clan de Bouteflika qui manie comme une marionnette Saadani et le Clan du DRS, dirigé par le Général Toufik, c’est choisir entre la peste et le choléra. Les Kabyles ont intérêt à se dissocier du régime d’Alger et à fonder leur propre Etat. Même la nature impose cette option. »

  4. Tahar Missoum dit :

    Cette influence du général Mediène est encore bien plus importante sur F. Said.

  5. Ait Hamza dit :

    Ces « services » sont coupables d’avoir assassiné 250 000 algériens pendant la décennie noire !

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