La nouvelle blague d’El Watan

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fghdfhLu sur El Watan d’hier : «Mercredi : Belayat et Benyounès ainsi que Bensalah et quelques retraités de l’armée dénoncent les attaques contre Mohamed Mediène, dont l’évocation du nom devient une banalité nationale. Et le piège est là : si tu n’aimes pas Mediène, accepte le 4e mandat du grand malade, mais si tu défends Mediène, tu es un agent des srabess. Mais ils étaient où ceux qui veulent nous enfermer dans ce débat stérile quand il fallait, durant des années, dénoncer les dérives de l’un comme de l’autre ?»

Pas croyable! Chouf etchouf. En voulant renvoyer dos à dos les deux clans qui aujourd’hui se crêpent le chignon, le journal El Watan prétend avoir lutté durant des années contre les dérives, l’omnipotence et l’impunité du DRS. Mais voilà une information sur laquelle il importe de s’arrêter un petit moment. En tant que lecteurs de longue date de ce quotidien francophone, le journal nous accordera bien cette petite liberté, même si on sait par avance que la rédaction du journal est dure d’oreille.

Il est indéniable que le plus grand quotidien francophone en Algérie a en tout temps critiqué, des fois contesté avec virulence, la politique et les dérives de Bouteflika et de ses gouvernements successifs, qu’il a fait la chasse à leur arbitraire, à leurs prévarications et leur gabegie, qu’il scruta leur moindre fait et geste avec un esprit plus ou moins éthique. En cela, El Watan n’a pas failli ou si peu, à sa mission. Comme la plupart des journaux de la presse privée, il a comblé ses lecteurs. De là à dire qu’il était dans la même logique avec le DRS, qu’il lui réserva le même traitement, permettez-nous de dire que cette affirmation est cousue de fil. Elle est si grossière qu’elle ressemble à un python.

Tandis qu’il est continuellement abreuvé par les analyses et les entretiens des farouches opposants de Bouteflika, le lecteur d’El Watan aura du mal à trouver dans ce journal un seul entretien avec les opposants principaux du DRS tels que les officiers dissidents qui connaissent bien les crimes de cette boîte. En cachant la vérité, en ne la cherchant pas où il faut, le journal a joué un rôle important dans le blanchissement des criminels et des tortionnaires.

Une petite proposition pourrait cependant démentir ces «préjugés» et redorer le blason du grand journal El Watan. Y’a-t-il un journaliste digne de ce nom qui peut enquêter sur la bombe des 60 000 morts de Farah Maâmar. Omar Belhouchet doit avoir une petite idée là dessus… N’est-ce pas votre mission sacrée est d’informer les Algériens? Ce n’est pas pour tirer sur l’ambulance au moment où le général Mediène est sur le gril, mais pour prouver qu’El Watan n’est pas un relais et qu’il est vraiment indépendant…

http://www.elwatan.com/-00-00-0000-244942_109.php

A propos El Erg Echergui

Il n'est point de bonheur sans liberté, ni de liberté sans courage. Periclès
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