Les valets de rab Edzayer en état d’alerte maximum

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télé0236En s’attaquant frontalement à rab Edzayer, Amar Saâdani savait qu’il allait mettre les feux aux poudres. Comme prévu, il subit un lynchage en règle orchestré par les adorateurs le général totem. Aucun d’eux n’a eu la droiture et l’intégrité de débattre objectivement le contenu de Saâdani. Ils ont tous visé l’homme et son passé.

Dans le journal d’El Watan d’aujourd’hui, le lecteur a eu droit à un énième spectacle de Mohand Aziri, le fameux journaliste qui l’air de rien est devenu spécialiste de la stigmatisation des Bouteflika et de leur entourage. Cette fois, où le vent souffle fort sur le dieu d’Algérie, il mobilise sa plume, son cœur et tout son être pour empêcher qu’il tombe de son haut.

Malin comme un renard, Mohand Aziri cache son jeu, il ne s’attaque pas directement au drabki du FLN, il fait raisonner les accusations d’un ex-ministre que les évènements ont éjecté hors de la cour du roi. Contrairement à son style chafouin où il a habitué ses lecteurs à une certaine retenue, à prendre des gants avant de tomber à bras raccourcis sur le président, sur son frère ou sur Gaïd Salah, à qui il reproche sa proximité du président, dans l’article d’aujourd’hui Aziri, encore sonné par le tempo du drabki, se lâche carrément au point de perdre toute contenance et de commettre quelques entorses graves à la déontologie journalistique. Mais en temps de guerre, il faut violer les lois scélérates. N’est-ce pas?

Le confrère de l’illustre Salima Tlemçani (elle s’est mise en veilleuse pour le moment…Elle a perdu toute crédibilité après de longs et loyaux services au DRS) commence son pamphlet déguisé par une interrogation qui lui pèse sur le cœur. Mais qu’attend l’état-major pour sauver son dieu Mediène? Il rumine cette question comme un fou qui ne comprend pas pourquoi le monde le prend pour un fou. Et pour encourager Gaïd Salah à prendre le parti de rab Edzayer, il présente un réquisitoire violent, encore chaud, qu’a dressé Mohamed Charfi, ex-ministre de la Justice, contre Amar Saâdani.

Son article n’a rien d’un à voir avec le journalisme, il suinte la haine. Il l’introduit par une intoxication flagrante. Alors que les graves accusations du patron du FLN ont porté exclusivement sur ses performances et son bilan désastreux, Aziri, démocrate jusqu’au trognon, les présente aux lecteurs comme un « réquisitoire ad hominem», autrement ils concerneraient la vie privée ou le physique de l’homme. Premier gros mensonge. S’ensuit une tirade ininterrompue de rappels et de lectures singulière d’une lettre ouverte de Mohamed Charfi dans laquelle il se rappelle subitement une ancienne insolence du drabki.

Aziri ne se met pas à une égale distance des deux protagonistes et tente d’éclaire ses lecteurs avec une critique objective. Il prend ses lecteurs pour des andouilles en leur cachant une grande partie de la vérité. Celle qui concerne la bassesse de l’ex-ministre. En effet il n’y trouva aucune anomalie. Rien et walou. Il l’a décortiqué comme un exégète interprète un livre saint. Il ne se pose pas la question, pour Charfi a attendu tout ce temps pour informer les Algériens. Était-ce pour l’intérêt général ou pour l’intérêt de rab Edzayer? Le timing qu’on a reproché à Saâdani est valable aussi pour Charfi. Pour qui fait-il allégeance? À l’Algérie ou au DRS? Une simple question qu’il pouvait mettre entre parenthèses pour relever le niveau de son article. Le timing qu’on a reproché à Saâdani est valable aussi pour Charfi.

Le style captieux d’Aziri et tiré par les cheveux. Il n’arrive pas à cacher son parti pris. Il ne se demanda pas pourquoi l’ex-ministre a escamoté dans sa diatribe les accusations de Saâdani. D’ailleurs, cette attitude se retrouve chez tous les défenseurs du général Mediène. Chez les journalistes qui font l’impasse sur 20000 disparus et les milliers de cas de tortures, une infraction mineure à l’éthique pour la bonne cause…

Faisant reprendre les menaces de Charfi, Aziri fait miroiter le glaive de la justice à Saâdani. Mais, c’est du chantage abject. «Tu te tais ou on te met en prison». Un patriote authentique ne marchande pas avec les intérêts de la nation ni avec ses lois. Alors, chiche monsieur Charfi, portez plainte, aurait crié un journaliste intègre. Il n’a pas le courage de porter plainte, car il sait que le ciel lui tombera sur la tête, les casseroles de celui qu’ils défendent bec et ongles sont bien plus infectes que ceux du drabki.

Enfin, Mohand Aziri finit son article par où il l’a commencé. Pourquoi l’état-major garde-t-il le silence? Et c’est par là que son malheur risque de venir…

http://www.elwatan.com/actualite/mohamed-charfi-menace-saadani-de-poursuites-judiciaires-09-02-2014-245126_109.php

A propos El Erg Echergui

Il n'est point de bonheur sans liberté, ni de liberté sans courage. Periclès
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2 commentaires pour Les valets de rab Edzayer en état d’alerte maximum

  1. Zidni ilman (le jeu est, maintenant, on ne peut plus clair) dit :

    Qu’arrive t-il en Algérie? Une accélération vertigineuse des événements, nous qui somme habitués à la vitesse d’escargot quant il s’agit de politique, est-ce le concours des circonstances ou une manipulation des faits?!
    – Concours de circonstances, certainement pas en Algérie, ou les clans ont l’habitude de s’entre-tuer mais en silence.
    – Manipulation de l’opinion publique? oui mais dans dans quel but? Réfléchissons…..Bouteflika nous a été promis par TOUS qu’il allait se présenter, alors qu’il ne pourra même pas faire de serment le jour de sa nomination, sauf si, sauf si, il ne s’agirait pas du même Bouteflika, ne sommes-nous pas témoin depuis hier avec Hichem Aboud d’une mise en place, voulue ou involontaire de son image de victime, nous connaissons le peuple algérien H’NINE, vous allez voir un ras de marrée de sympathie pour le frère du futur ex-président de l’Algérie, lui la victime qui se fait accusé de choses aussi ignoble, lui qui combat les méchants du DRS lui le frère du président qui a tant fait de bien pour l’Algérie ne sera que dans la continuité de l’œuvre de son grand frère, puis si Bechar a légué son fils pourquoi pas le frère de frère?
    Il fait acte d’une grande maturité et sagesse de publier la lettre de Aboud ainsi il se met finalement au devant de la scène, pour voir la réactivité du peuple algérien et ainsi il se décidera de se présenter ou pas.
    Les bouteflika resteront les protecteurs des militaires qui n’arrêtent pas de collectionner les gamelles.

  2. Tahar Missoum dit :

    Drabki contre drabki, l’essentiel est de produire une bruyante animation, polariser l’opinion entre deux personnages du passé pour mieux préparer l’avenir du régime. Le scénario ressemble étrangement à celui qui a opposé Bouteflika à Yahiaoui et ce fut ….Bendjedid. Le modèle est importé d’Egypte. A la mort de Nasser, en 70, les médias ont produit un feuilleton qui a tenu en haleine toute l’Egypte sur la compétition entre deux candidats: Ali Sabri, le pro-soviétique contre Zakaria Mohieddine le pro-américain et ce fut le charlot de Sadate comme roue de secours avant que la felouque du Nil ne soit confiée à Moubarak, le pantin des américains.
    Le prochain sera soit un Moubarak soit un Sissi et rien d’autre.

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