L’arrogance des hommes du général Hassan à l’intérieur de la présidence !

dsdfdgf191

dsfgdfhdgfhA ceux qui croient qu’au 4e mandant, l’Algérie glissera vers le chaos, la petite histoire révélée par miracle par le journal El Watan dans sa livraison du 21 février leur fera à coup sûr changer d’avis. Le chaos nous y sommes plein dedans.

Avant de rappeler et commenter un «fait-divers» angoissant, une mise en situation est peut-être nécessaire. Que penser d’un agent de la CIA où celui de la DST française ou du service de renseignement de n’importe quel pays souverain, affecté à la sécurité de la présidence, profite de sa mission pour intimider et attente à la vie et à la dignité d’un fils, d’un frère du chef  de l’État ou simplement un de ses proches collaborateurs? Inconcevable, dirions-nous à l’unisson. Pourtant, cet acte terroriste impensable s’est produit en Algérie. Un journaliste d’El Watan en a rapporté les faits. Il l’a relaté sans prêter attention à sa gravité ni à sa portée hautement politique.

Adlène Meddi, l’auteur de l’articule en question, avait noté soigneusement les hauts faits que lui a racontés de vive voix une «jeune recrue» du SCORAT*, un nouveau machin à faire peur du DRS, chapeauté par le général Aït Aourabi, dit Hassan, actuellement sous le coup d’un mandat d’arrêt. Le journaliste n’a pas dit s’il a rapporté tout ce qu’il a vu et entendu pendant son enquête en «immersion» chez la sécurité de la présidence, mais le peu qu’il a laissé transpirer est déjà consternant.

Un jour, lui confie non sans fierté, Youcef, un malabar de la sécurité bien remonté contre le clan présidentiel, il roulait avec sa BMW (on passe sur l’usage à bon escient du budget de la Défense) dans une zone à l’intérieur ou aux abords de la présidence. Soudain, il voit devant lui, Saïd, le frère du président en chair et en os, marchant sur le côté ou traversant la chaussée -Maddi a chipoté sur les détails-. Cette vision a éveillé en lui la haine que le SCORAT lui a faite plantée dans le crâne contre les proches du président. En une fraction de secondes son taux d’adrénaline fait un pic et il se rappela des «humiliations» qu’aurait infligées Saïd Bouteflika à certains militaires subalternes affectés à la présidence. Bouillonnant de colère, il décida de se venger.  Il appuie sur le champignon et fonce droit sur Saïd. L’irréparable a été évité de justesse. Le journaliste n’a pas précisé si c’est le Rambo qui a fait freiné sec ou fait une embardée à la dernière seconde ou si c’est Saïd, paniqué, qui a bondi hors de la trajectoire du bolide.

La terreur n’est pas finie. Le malabar de la sécurité, un habitué de la présidence, finit de raconter son épopée en disant que le frère de Bouteflika l’a reconnu et n’a pas réagi. Il a simplement continué son chemin sans dit un mot. Aucune suite n’a été donnée à cette affaire ; Rambo n’a pas été inquiété. Au cours de son court récit, le journaliste décrit son héros en termes élogieux : il est mesuré dans ses propos et économe dans ses gestes… Le même genre d’éloges que Chafik Mesbah fait sur rab Edzayer.

En fait Youcef n’est rien d’autre qu’un Boumaârafi en puissance. Un dangereux doberman formé et éduqué pour se comporter en seigneur de la guerre et de tuer. Des subalternes de la même trempe sont, produits et commandés par des généraux de la sécurité militaire. Si l’irréparable avait eu lieu ce jour-là à El Mouradia, le DRS s’en défendra et avancera un mobile déjà prêt: l’acte isolé.

La lecture d’une telle histoire donne envie de vomir, les membres flanchent. Si un simple agent au bas de l’organigramme du DRS, se permet de terroriser et d’intimider le frère du président, que peut faire le général Hassan ou son patron rab Edzyer? Si tel est leur comportement devant les huiles, comment tous ces militaires arrogants et puissants considèrent-ils l’Algérien lambda, officiers militaires compris? Un insecte est peut-être le mot qui convient. Est-ce digne de l’ANP?  Nous vivons dans la dawla de la terreur et de l’arbitraire. Le chaos nous y sommes plein dedans. Avec ou sans Bouteflika. Le vrai combat est à mener contre le monstre DRS.

* Service de coordination opérationnel et de renseignement antiterroriste

http://www.elwatan.com/actualite/bouteflika-drs-la-part-du-bruit-la-part-de-la-fureur-21-02-2014-246562_109.php

A propos El Erg Echergui

Il n'est point de bonheur sans liberté, ni de liberté sans courage. Periclès
Cet article a été publié dans DRS, Terrorisme d'Etat. Ajoutez ce permalien à vos favoris.

2 commentaires pour L’arrogance des hommes du général Hassan à l’intérieur de la présidence !

  1. Zidni Ilman dit :

    Juste pour l’histoire, dans les années 1991/1994, Algérie-Actualité, ex-hebdomadaire algérien, qu’on affiliait au DRS à l’époque, parlait du chef du DRS comme étant l’homme à la BMW, ainsi il était cité dans ce journal, apparemment ce chef aimait les BMW.

  2. hakim dit :

    je ne sais pas à quelle adresse je peux vous envoyer cet article que vous avez deja censuré
    priere de le mettre sous forme d’article

     »l’envers de l’autoritarisme  »de hachmaoui,la corruption en algerie
    on trouve des révélations explosives concernant des candidats a la presidentielles comme
    hamrouche benflis et ali benouari
    on dcouvre contre toute attente que benouari ali etait l’homme de belkheir et qu’au travers de creation de holdings au luxembourg comme la FIBA dont ali benouari fut president l’argent de bank khalifa (c’est a dire surtout l’argent de nombreuses societes pupliques et de particuliers ) a été detourné

    …….

    Cher ami vous pourriez nous donner la référence de l’article qui fait suite à ce préambule masqué non pas par censure mais pour être conforme à la politique du blogue maintes fois rétirée. La référence de l’article sera proposée aux lecteurs du blogue qui seront intéressés. Si vous pouviez aussi proposer un billet de votre cru, il sera publié avec grand plaisir dans la mesure où il respectera les règles de bienséance et l’éthique des débats.
    Merci. Echergui

Les commentaires sont fermés.