Candidature de Bouteflika : réaction hystérique de Kamel Daoud

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Kamel DaoudRarement le lecteur algérien a eu à lire et à subir un pamphlet violent, d’une intensité émotive extrême à l’adresse du président algérien. La virulence y est si forte, si démesurée que l’on se demande si l’article, référencé en annexe, ne relève pas de la pathologie ou de la démence passagère due à un choc traumatique. C’est tout simplement du délire. Et quand il sait que l’auteur en est Kamel Daoud, le lecteur perd complètement le nord.

Jamais le chroniqueur du Quotidien d’Oran n’a été aussi loin dans ses satires politiques. Il se distingue, certes, par son engagement pour la démocratie, par une franche opposition du régime et une ambiguïté envers l’armée, mais ses écrits, sauf erreur, étaient toujours circonscrits dans l’acceptable de la critique, de l’ironie et de la dérision. Les insultes et les menaces de mort et de lynchages qui garnissent l’article de A à Z sont l’apanage des barbares, des baltagya et des hommes de main sans foi ni loi. Révérence parler, son article est lamentable et affligeant.

Sur le fond. Le déchaînement public de Kamel Daoud contre Bouteflika est contestable à un égard bien précis. Ne peut défier la façade politique du régime, sans se décrédibiliser, un journaliste qui avait 18 ans en octobre-88, qui a vu comment les militaires peuvent traiter l’Algérien pour avoir été humilié par les soldats et les gardes communaux qui l’ont obligé de mettre les mains sur la tête, pour avoir été témoin oculaire d’un crime crapuleux d’un autre soldat, et n’a rien fait ou peu pour le triomphe de la loi et la justice contre la tyrannie et l’impunité des décideurs dont certains coulent encore des jours heureux. Un journaliste qui a traversé la décennie rouge de bout en bout avec les yeux et la conscience d’un observateur mûr et averti et qui jusqu’à présent s’est tu ou a tu tous les crimes des généraux, ne peut pas, n’a pas acquis la légitimité et les habiletés de se révolter contre un président qui lui laisse la liberté de l’outrager. Il ménage le démon et attaque son suppôt. Dans le pays du DRS et des tortionnaires impunis, quand on a le goût de l’esprit et de l’engagement, on ne vit pas pour soi, on ne se lamente pas de la médiocrité de son quotidien, on vit, on se sacrifie pour les autres. On se consume à l’image d’une chandelle pour éclairer la vie des autres.

Le pamphlet méchant et irrationnel n’est vraiment pas du courage.

http://www.algerie-focus.com/blog/2014/02/honte-a-toi-bouteflika-s-par-kamel-daoud/

http://www.algerie-focus.com/blog/2014/03/ma-vie-dalgerien-par-kamel-daoud/

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A propos El Erg Echergui

Il n'est point de bonheur sans liberté, ni de liberté sans courage. Periclès
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Un commentaire pour Candidature de Bouteflika : réaction hystérique de Kamel Daoud

  1. Bonny dit :

    Ce n’est qu’un islamophobe aigri et haineux mercenaire de la horde laico-fasciste et complice de la junte militaire criminelle qui a accaparé et spolié notre pays !

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