Sadek Bouguetaya et Hicham Aboud, deux teignes qui polluent l’opinion publique

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fhdhdgfhLes deux sont des soupes à lait. L’un est une groupie de Bouteflika pour l’instant du moins, l’autre un joker de rab Edzayer s’affichant avec diverses casquettes selon la conjoncture. Les deux parlent et interviennent dans la vie publique par amour pour l’Algérie en fin connaisseur de la politique. L’un est atteint d’incontinence verbale, irrespectueux envers ses débatteurs jouant à l’orateur baltagy, l’autre brailleur, indécent, a la gâchette facile et calomniateur de la pire espèce devant l’Eternel et le monde. Pour salir ses cibles rien n’est comparable à ses yeux que de toucher leur honneur. Ils ont en commun l’origine chaouie et l’absence d’éducation d’où leur utilité pour le système algérien et leur danger pour l’Algérie. Leurs analyses politiques, telles des ogives qu’ils exposent et explosent dans les médias sont un mélange de haine, de venin, de manipulation, de vérité vraie et de vérité cachée. Ils polluent les débats et empêchent de voir clair. Quand ils se croisent sur un plateau de télévision, ça flambe. Les débats se transforment en foire d’empoigne où les couteaux volent bas et dans tous les sens. Quant au sujet débattu, il est oublié. Les téléspectateurs intéressés n’auront pas droit aux explications ni des informations sur le bilan économique, social et politique des quinze ans de règne Bouteflika. Ils sortiront déçus et consternés par l’attitude des deux hommes qui sont loin d’êtres singuliers.

Le 5 mars dernier, invités par France 24 pour débattre de la candidature controversée de Bouteflika et du jeu électoral fermé, Sadek Bouguetaya et Hicham Aboud se sont battu comme des chiffonniers. L’animateur était dépassé et a laissé la situation se détériorer. Son émission a tourné à la bagarre de rue et aux algarades stériles et irritantes.

Les deux reîtres, tristes figures de l’Algérie en déroute, ne suscitent pas seulement l’indignation. Ils font penser à un mal plus profond. Ils inspirent l’inquiétude et les temps sombres qui attendent l’Algérie. La virulence des propos, le ton revêche et vindicatif jusqu’à l’insolence, le mépris pour les téléspectateurs, l’inconscience que l’élocution et l’instruction n’ont pas réussit combattre, font de ses deux hommes l’incarnation du mal algérien et du danger qui pèse sur l’Algérie. Les hommes politiques algériens s’entretuent et usent de la violence pour s’accrocher ou s’emparer du pouvoir. Leur violence fait référence et alimente l’imaginaire. Elle se manifeste dans tout et partout. L’arrogance, la barbarie, le mépris pour la vie humaine et les décisions à l’emporte-pièce chez les militaires ne viennent pas du néant. En regardant le spectacle que se sont donné les deux hommes publics devant le monde entier, on se dit que Bouteflika n’a pas apporté la paix ; il a apporté une trêve, une accalmie, mais pas la stabilité. L’alchimie de la violence est restée intacte au tréfonds de notre conscience. Un jour ou un autre il refera surface et rebelote avec les malheurs, les égorgeurs, les tortionnaires, un autre Nezzar, un autre Lamari…  toute la tragédie. Sadek Bouguetaya et Hicham Aboud en sont l’indiscutable preuve.

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A propos El Erg Echergui

Il n'est point de bonheur sans liberté, ni de liberté sans courage. Periclès
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