Verbatim d’un témoignage spécial. Deuxième partie

dsdfdgf205

Heureux ceux qui, comme HL, passent des marches du FIS à la Jet Set en passant par le camp de concentration, les hôtels de luxe et la députation. Heureux ceux qui, comme HL, ont regardé le saint visage de RDZ et du coup, la baraka financière et politique leur est tombée du ciel…

dsfgdfhdgfhHL confirme que sa relation avec RDZ est constante, elle s’est transformée en relation amicale et fraternelle. Il dit que les convictions de l’un et de l’autre sont en harmonie et visaient un objectif commun : la réconciliation nationale.

L’auditeur lui demande quelle était la première démarche accomplie dans le sens de la solution politique avec les Chouyoukh.
HL a commencé les contacts en 1993. Après, il y a eu changement. Liamine Zeroual (LZ) fut nommé ministre de la Défense. Le 24 janvier 1994 fut organisée la CCN (Conférence du consensus national). Durant tous ces développements, HL était en relation avec RDZ. Il avait de contact avec aucun autre appareil. HL croyait en ce qu’il faisait et avait confiance en RDZ. A cette époque, il y avait une accalmie sécuritaire, dit-il, et il a ressenti chez RDZ une volonté d’arrêter l’effusion de sang. HL a profité de ce contexte favorable pour lui suggérer de libérer AM (Abassi Madani) et AB (Ali Benhadj) et les inclure dans le processus de la concorde ; ils pourraient intercéder auprès des islamistes armés, lui a-t-il expliqué. HL pense que RDZ fut convaincu par l’idée et que celui-ci a lui-même entreprit de convaincre LZ. HL assure que RDZ fut l’un des acteurs qui pressait LZ d’opter pour le dialogue avec les Chouyoukh.

Question importante. Puisque RDZ était pour le dialogue, qui s’était opposé à la libération des leaders du FIS? HL, hésitant, dit que ce sont KN, membre du HCE, RM, AH (Ali Haroun), et (après rappel de l’auditeur) les pontes du CE (courant éradicateur). HL pense que ce sont eux les responsables de ce que l’Algérie a enduré et du lourd tribut qu’elle a payé.

Auditeur : «Parlez-nous du 1e contact avec les Chouyoukh.»
HL: au début de 94, après la CCN, MM, qui l’émissaire de RDZ, avait demandé à HL pourquoi AB le respecterait. HL dit considérer AB comme un père. La relation entre les deux était cordiale et remonte à loin. Il dit avoir été sensible à beaucoup d’idées et des perceptions d’AB . Quand HL a su que MM voulait qu’il serve d’intermédiaire, il a gentiment refusé. Il a expliqué que bien qu’AB était son ami intime, sa conscience ne lui permettait pas d’aller le voir en prison. Il refusait de parler à un homme avec les pieds et les mains liés, lui annoncer ce qu’il devait faire ou lui demander de proposer des solutions. HL insinue que, ce serait une forme de pression ou de chantage. Il dit qu’il ne pouvait pas endosser ce rôle. En retour, HL dit avoir encouragé MM à poursuivre les efforts pour la libération des Chouyoukh. Après quoi, pensait-il, il était possible de discuter avec eux sur tous les obstacles qui se dressent à ce moment devant une solution durable.

Auditeur : «êtes-vous allé les voir en prison?»
HL: «Non. J’ai refusé d’aller les voir en prison.» HL a senti un embarras. Il restait de savoir comment envisager dans la pratique la libération d’AB et AM.

A la question «Pourquoi refusiez-vous d’aller leur parler en prison? La peur d’être taxé d’agent du DRS ou la peur d’être liquidé par les GIA?» Catégorique, HL réfute. Il dit que ses convictions et la morale l’en empêchaient. Selon lui, seuls un dément ou un inconscient peuvent le faire.

Remarque embarrassantes de l’auditeur : «Mais LZ, ministre de la Défense, a pris cette initiative… Il s’est rendu dans leur cellule et leur a demandé de faire une déclaration dénonçant la violence. AB et AM ont refusé. Depuis, les tractations ont été interrompues.»

A suivre

Exceptées HL et MM, toutes les autres initiales non précisées ici, sont mentionnées dans la première partie du verbatim.

Verbatim d’un témoignage spécial. Première partie

Publicités

A propos El Erg Echergui

Il n'est point de bonheur sans liberté, ni de liberté sans courage. Periclès
Cet article a été publié dans DRS, Hommes du système, Islamisme. Ajoutez ce permalien à vos favoris.

Un commentaire pour Verbatim d’un témoignage spécial. Deuxième partie

  1. Belahreche dit :

    MM est natif de Bir Al Aâter près de Tebessa, un Escroc notoire connu dans les milieux des hommes d’affaires dont ils étaient victimes de ses pratiques intermédiaires auprès des rebbouba Taâ Dzair au ministère de la défense. HL, quant à lui, est un microbe politique chrypto islamiste.

Les commentaires sont fermés.