Départ de Sellal du gouvernement et sa «nomination» directeur de campagne : vice de forme

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Bouteflika a encore une fois brillé par le peu de cas qu’il accorde à la loi et aux constantes nationales. Interrogés par le journal El Watan, des spécialistes de la Constitution ont commenté la procédure de départ d’Abdelmalek Sellal et son remplacement par le ministre de l’Énergie Youcef Youcefi. Il y a entorse au texte de la loi fondamentale, disent-ils. D’une part, le communiqué présidentiel ayant annoncé le changement à la tête du gouvernement aurait omis de spécifier la raison du départ de monsieur Sellal du poste de premier ministre et d’autre part, il a violé l’esprit de la Constitution en annonçant la nomination de Sellal au poste de directeur de campagne électorale. Ce poste n’existe pas dans les appareils de l’État, il ne relève pas d’une fonction au service de l’État, mais bien d’une mission au service exclusif d’un candidat à l’élection présidentielle. Sur un plan juridique, une telle nomination est exclue des attributions du président de la République et ne peut être incluse dans aucun communiqué officiel du président.

Les experts pensent, par ailleurs, que le silence dans le communiqué officiel sur la nature du départ de Sellal n’est pas fortuit. Il ne serait pas étranger à cette violation patente à la Constitution. Le motif derrière est de ne pas attirer l’attention et devoir bousculer un agenda déjà surchargé. Une démission volontaire, une mise à pied pour faute grave ou une simple fin de fonction décidée par le président induisent, selon la loi, une dissolution de tout le gouvernement…

La nomination par voie officielle de Sellal à la tête de la campagne électorale devient ipso facto une violation à la Constitution, mais aussi à la neutralité de l’État dans les joutes électorales. Elle représente une mobilisation illégitime et illégale des moyens de l’État pour la campagne électorale du chef de l’État.

Medelci et son équipe ont fermé les yeux sur cette entorse participant ainsi encore une fois au débauchage de l’État. Que peut-on attendre d’un président du Conseil constitutionnel, lui-même nommé dans des conditions plus que suspectes?

Une énième entorse à la Constitution

A propos El Erg Echergui

Il n'est point de bonheur sans liberté, ni de liberté sans courage. Periclès
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