Benflis se plaint des portraits géants de Bouteflika

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Je viens de débarquer de la planète Mars. J'ai vu des choses qui n'existaient  il y a dix ans. C'est pas croyable. Comment avez-vous laissé Bouteflika agir ainsi?

Je viens de débarquer de la planète Mars. J’ai vu des choses qui n’existaient il y a dix ans. C’est pas croyable. Comment avez-vous laissé Bouteflika agir ainsi?

Tiens donc! Le candidat à l’élection présidentielle Ali Benflis se plaint des portraits géants du président déployés à même les édifices publics. Il tempête et réclame à cor et à cri leur suppression et la neutralité de l’Administration . Les nerfs lui sortent de la tête… Il crie au scandale, clame que c’est déloyal, que c’est malhonnête dans une élection… L’Administration, semble-t-il, viole ainsi les règles élémentaires de la concurrence.

Le candidat qui sort du lot des lièvres ose frappé sur la table. L’Administration n’a pas respecté l’esprit du jeu politique, assène-t-il avec indignation. Elle devait se tenir neutre et s’abstenir de faire la publicité pour un candidat, fut-il président. Des sentences de ce genre, il en martèlera souvent dans ses rassemblements. En considérant avec commisération le désarroi de Benflis, d’aucuns seront enclins à la compassion pour lui et au courroux pour la méchante Administration… Cependant comme le conseille la prudence, la question mérite un peu de réflexion.

En creusant un peu, un tout petit peu, les citoyens apitoyés tomberont sur un détail qu’ils ont trop vite oublié. Un détail concernant l’envahissement des posters du président dans les espaces publics fera prendre à leur sympathie pour Benflis un virage de 180°. Au cas où il ne l’aurait pas remarqué, cela fait un bail que les responsables locaux, sommés par la hiérarchie, placardent à tout va l’image de Bouteflika sur les murs des établissements publics. Cet abus de pouvoir, une folie des grandeurs propres aux monarques et aux tyrans inconnue avant l’arrivée de Bouteflika est entré dans les mœurs depuis longtemps.  Partout, à l’occasion d’un évènement particulier ou non, les sbires de Bouteflika ont imposé aux Algériens l’image bleu noire blanc. Elle fait partie du décor et personne n’a bouger son petit doigt pour condamner. L’Algérien se demande alors, où était la conscience de Si Benflis? De quelle planète, arrive-t-il?

La question de la défection de la classe politique entre les échéances électorales mérite d’être posée bien qu’il est inutile d’attendre une réponse de Benflis. Il n’y en aura aucune. Comme Hamrouche et bien d’autres personnalités politiques décevantes, il s’était tapi dans l’ombre sans rien condamner malgré le flot des malheurs qu’a connus l’Algérie depuis sa dernière candidature en 2004. Il caressait dans le silence le rêve de voir la Providence se charger de Bouteflika. Et c’est pour ce grand évènement qu’il n’est pas sorti de son cocon. Il suivait bien les dérives du pouvoir, mais à aucun moment il n’a pas daigné se manifester et participer à la vie politique. Se battre, militer, mouiller sa chemise pour l’Algérie? Il n’en fera rien. Opportuniste, pétri dans la culture de la «légitimité militaire», il espérait être choisi. Il attendait son heure. Les posters gênent sa campagne électorale, mais une fois Benflis battu, ils seront toujours là, ils ne s’en apercevra même pas. Il n’a rien de politique, monsieur Benfllis. Toutes les sentences qu’il profère ont un air artificiel. Rien n’est sincère chez lui.

Les autres candidats sont logés dans la même enseigne. Mais eux, ils ont eu la délicatesse de ne pas faire tout un plat au sujet des posters. Ils admettent d’emblée le coup de pied dans les fesses qu’ils recevront au 17 avril. Les affiches hors la loi, ils n’en ont cure. Certains d’entre eux, futés comme des renards, n’ont pas dépensé beaucoup dans leur campagne. Leurs affiches sont introuvables dans de nombreux panneaux érigés pour leur besoin électoraliste. Les candidats maquignons préfèrent garder une partie des généreuses indemnités dans leur compte…

http://www.elkhabar.com/ar/politique/393975.html

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Un commentaire pour Benflis se plaint des portraits géants de Bouteflika

  1. Ouas Ziani dit :

    Encore heureux que ces « candidats » ne placardent pas de leurs propres mains les affiches d’Abdelaziz Bouteflika

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