Verbatim d’un témoignage spécial. 3e partie

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Heureux ceux qui, comme HL, passent des marches du FIS à la Jet Set en passant par le camp de concentration, les hôtels de luxe et la députation. Heureux ceux qui, comme HL, ont regardé le saint visage de RDZ et du coup, la baraka financière et politique leur est tombée du ciel…

dsfgdfhdgfhJe ne pensais pas que cette série allait exiger du temps et des efforts. Vu son importance, j’essaierais de la mener à terme. Aussi HL ne facilite pas la tâche. Il est difficile de suivre ses propos ; il parle d’un évènement et saute à autre sans crier gare. Il bafouille, commet des lapsus et mélange les mots sans discontinuer. Il faut plus deviner que l’écouter. Le député islamiste ne sait pas construire une phrase complète. Un pur produit de…

« Non, l’intervention du président LZ a eu lieu fin 95, alors que je suis encore en 94!», dit HL.  Il continua : « Le président LZ était sincère quand il est allé voir AM et AB; il était sincère dans toutes ses actions jusqu’au jour où il changea subitement d’attitude». LZ aurait adopté une nouvelle vision stratégique.

Le responsable de ce retournement n’est autre que le général MB (Mohamed Betchine) peu après sa nomination au prestigieux poste de ministre-conseiller à la sécurité. HL dit que cette affirmation n’est pas une accusation, mais un fait que le peuple algérien doit connaître. Après cette nomination, LZ semblait ne plus croire à une solution avec les Chouyoukh. HL pense que le président LZ manquait de maturité politique et était vulnérable. Sous la pression des mauvais conseillers, son passé de militaire a repris le dessus sur lui. LZ a opté pour la solution sécuritaire.

L’Auditeur demande des preuves.
HL répond que MB a pris une telle importance dans l’entourage de LZ qu’il devint une interface obligatoire pour communiquer avec LZ. Il avait beaucoup de poids et une grande influence, il filtrait tout. De tous les rapports qui étaient envoyés à la présidence sur la situation du le pays, seules les versions approuvées par MB arrivaient sur le bureau de LZ.

HL ajoute que lorsque la CCN est arrivée et bien après, il a rencontré personnellement RDZ. Il lui aurait demandé de libérer les Chouyoukh. Dans le sillage de la visite de Zeroual en 93, ADJ (Ali Djeddi) et ABK (Abdelkader Boukhamkhem) ont été relâchés. À cette époque, HL pense que la conviction de RDZ était de libérer les leaders du FIS. Une poignée d’autres hauts responsables aurait partagé sa conviction à l’instar du général SL (Smaïn Lamari). En outre, LZ en était convaincu de l’utilité des discussions informelles. Pour preuve, LZ était en contact direct avec cheikh AD. Il lui avait donné son numéro de téléphone privé réservé à sa femme et à ses enfants. Mais AD ne s’en est pas servi sauf en de rares occasions sans lien avec le problème.

L’auditeur s’étonne de la relation étroite en LZ et AD alors que ce dernier était un opposant farouche au régime et passait son temps à critiquer l’IM (Institution militaire).
Ce à quoi HL concède étrangement. Il dit que c’était dans l’ordre des choses et compréhensible. Toute personne sensée pouvait critiquer l’IM. Parce que, argue-t-il, l’IM était responsable du coup d’État et de l’interruption du processus électoral. (?!)
Et de poursuivre, quand il a vu que RDZ était sincèrement convaincu de la nécessité du dialogue, il a personnellement contacté les frères ADJ et ABK et il leur a transmis le point de vue de RDZ… Et au retour, il a transmis à ce dernier, la position des deux islamistes.

Question importante. Quelle était le message de RDZ que vous avez transmis?
Réponse dont la subtilité échappe complètement à HL : Selon HL, RDZ demandait aux deux hauts cadres du F.I.S. libérés de faire un communiqué appelant à cesser les combats, il voulait aussi une condamnation claire et ferme de la violence armée.
L’Auditeur : «Et ADJ et ABK ont refusé…»

À suivre

 

Verbatim d’un témoignage spécial. Deuxième partie

A propos El Erg Echergui

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Un commentaire pour Verbatim d’un témoignage spécial. 3e partie

  1. Belahreche dit :

    Il faut que HL nous raconte comment il est passé du trésorier du FIS à Bir Al Aâter en homme d’affaire au bout de deux ans. Ce ci explique cela.

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