Urgent : un jeune tabassé à mort dans une caserne à Bejaïa

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A combien monte le chèque signé par Bouteflika pour faire le deuil sans les corps de 20000 disparus? Pas autant que le montant alloué à ses campagnes électorales…

Pendant que des Algériens en bonne santé sont favorisés vis-à-vis du service national comme Cheb Khaled, d'autre à la santé précaire sont tués par des militaires pour avoir contesté la décision de l'enrôlement.

Pendant que des Algériens en bonne santé sont favorisés vis-à-vis du service national comme Cheb Khaled, d’autres à la santé précaire sont tués par des militaires pour avoir contesté la décision de l’enrôlement.

Pendant que le pays a les yeux rivés sur la campagne électorale, des drames endeuillent de nombreuses familles. Des Algériens laissés-pour-compte meurent ou sont tués par la faute du pouvoir. Et quand l’armée est impliquée dans les drames, c’est que le mal absolu est réapparu dans ses pires expressions.

L’armée torture et tue sans état d’âme. Avant hier, c’était le tour d’un autre jeune de goûter à cette vérité et de connaitre une triste fin. Le jeune a été battu à mort par une escouade de soudards assoiffés de sang pour la simple raison qu’elle n’a pas supporté les contestations que la victime a formulées contre la décision au sujet de son aptitude physique pour le service national.

Arrivé d’Annaba, le jeune Faouzi était confiant devant la caserne de Béjaïa où il devait passer l’examen médical. Il croyait que ses problèmes de santé, réels, allaient lui permettre de retirer sa carte jaune sans coup férir. Quel ne fut son choc quand il apprit la terrible décision ; le médecin l’a déclaré apte au service national! D’après des bribes de témoignage, le jeune Faouzi, refusant le fait accompli, est allé présenter ses objections à l’équipe en charge des contrôles médicaux. A partir de ce moment, les choses ont mal tourné. Les témoignages sont maigres, l’article relatant le drame n’est pas très clair et avare en détails, mais certains faits sont assez révélateurs pour deviner la brutalité meurtrière  dont il fut victime.

Le jeune Faouzi n’est pas retourné chez lui après la décision, il était retenu à l’intérieur de la caserne ce qui constitue un fait inhabituel et suspect. Il a réussi à alerter sa famille grâce à d’autres jeunes. Arrivée en urgence, sa famille est traitée avec froideur et morgue, elle se voit refusée l’accès à la caserne où se trouve Faouzi. Après des tractations qui ont duré une éternité, on daigne lui permettre d’entrer. Devant son jeune, la famille est atterrée. Elle ne croit pas les yeux, Faouzi est alité et inconscient. L’article parle d’un état comateux, alors que les militaires daignent expliquer d’effet de tranquillisants. La famille s’inquiète et exige le transfert vers un hôpital. Après une autre manche de tractations ardues, elle obtient gain de cause. Malheureusement, Faouzi ne tardera pas à rendre l’âme à l’hôpital, dix jours après son arrivée à la caserne. La famille s’était effondrée. Après l’autopsie, le pot aux roses et la consternation générale : «Fracture des deux mains, d’une jambe et du nez. Multiples commotions et traumatismes crâniens. La cause du décès serait due à une hémorragie interne et la rupture du pancréas », écrit Algérie-Focus citant le journal local El Annabi.

La mort de Faouzi par les cerbères militaires à Bejaïa n’est pas sans rappeler le triste tableau de la violence militaire et de ses crimes contre l’humanité. L’ANP reste et restera pendant longtemps le repaire des pires criminels que l’Algérie ait enfanté. L’affaire Faouzi sera étouffée, la famille de la victime probablement empaumée avec un bonbon appelé «indemnisation». Les coupables, comme les assassins, les tortionnaires qui ont souillé hier l’honneur de l’armée resteront protégés. C’est dans ce sens qu’il faut prendre «l’esprit de corps inébranlable des militaires» évoqué, l’autre fois, par le général Hocine Benhadid. Je tue, tu te tais, tu tues, je me tais…

A combien monte le chèque signé par Bouteflika pour faire le deuil sans les corps de 20000 disparus? Pas autant que le montant alloué à ses campagnes électorales… Le droit à la dignité et le droit à l’intégrité physique attendront un autre siècle. Celui auquel nous appartenant est dépourvu de forces vives assez conscientes et assez braves pour les défendre et les exiger. D’en faire un combat de tout les jours.  Pour ce genre de crimes, il n’y aura ni une Amina Bouraoui, ni un Mustapha Benfodil, ni un mouvement Barakat ni Amar Bouzouar. Il n’y a pas âme qui vive. La divine comédie!  L’armée, pas touche. L’armée est la seule institution honorable, crédible, le seul garant de l’unité… Critiquer les agissements douteux, délictueux ou criminels d’un général serait une atteinte à l’armée, etc. Ainsi les Algériens sont-ils bâillonnés par les formules de ce genre. La vénération et la crainte des généraux par la classe politique sont à la mesure du bras d’honneur que ces derniers expriment avec leurs crimes et leur arrogance.

http://www.algerie-focus.com/blog/2014/04/revue-de-presse-un-appele-tabasse-a-mort-dans-une-caserne-militaire-a-bejaia/

A propos El Erg Echergui

Il n'est point de bonheur sans liberté, ni de liberté sans courage. Periclès
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Un commentaire pour Urgent : un jeune tabassé à mort dans une caserne à Bejaïa

  1. aghilas-koseila dit :

    azul fellawen,
    que sa famille ,la societé civile prenennent des avocats engagés pour tirer au clair cette affaire…
    – les militaires doivent repondre si l’iireparable etait commise devant un tribunal civil…
    -lorsque il ya un mort ou des morts dans cette tragique accident ou l’on ne devrait pas se taire…
    -mes condoleances les plus attristeés a la famille et prions dieu le tout puissant de le mettre dans son paradis eternel…
    -esperant que la justice triomphe contre ces depassements odieux… mettre a terme une fois pour toute pour proteger nos enfants,que des choses pareilles ne se renouvellents et que les mis en cause seront traduits aux tribunaux pour payer de leur faute…
    tanmirt ar imlillit.

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