A Bouira le mouvement «Anebdel» empêche un meeting en faveur de Benflis

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yiyuityiLes sages ont beau répété que la colère est mauvaise conseillère, rien n’y fait. L’homme grégaire, malléable, vulnérable à son danger monte sur ses chevaux aussi vite qu’un lait sur le feu. Les anciens la comparent à une braise. Quand, avec un soufflet, elle est attisée, elle devient ardente et communique son feu au bois environnant. En découlent une violence et une furie meurtrière emportant tout dans un embrasement général. Hommes, bêtes et biens, tout y passe. Dans la conjoncture délicate que nous vivons, l’agitation politique, symbolisée par la colère, est légitime. Le soufflet par contre, renvoie,  aux forces occultes en relation avec une entreprise sanguinaire : le DRS. Il se trompe lourdement, celui qui oublie cette réalité.

Après l’annonce de la candidature d’Abdelaziz Bouteflika, la vague de contestation a déferlé. L’Algérien subit ce flot d’actualités sans avoir le temps de tiquer ni de le disséquer. Aux mouvements contestataires classiques sont venues se greffer des entités nouvelles surgies de nulle part. Plus ou moins encadrés, des groupes font pression en dénonçant la supercherie du 4e mandat. Le mouvement Barakat guidé par une femme multiplie les sit-in, les entretiens et les déclarations pour tenter de faire barrage au président sortant. Leur courage est surprenant. Trop de zones d’ombre entourent le passé de ses membres. Le mouvement «Narfod» (nous refusons) formé par les chômeurs, les familles des disparus… font de même. Pour faire face à la contestation, la police ne sait pas sur quel pied danser. Elle conjugue répression, harcèlement et laisser-faire. Le choix de l’un ou l’autre de ces réactions est déterminé selon des critères qui échappent au commun des mortels.

Plus intrigante est l’apparition de groupuscules violents. Telles des baltagya, ils perturbent la tenue des rassemblements, cassent ou vandalisent les sales où se déroulent les meetings électoraux favorables au 4e mandat, mais aussi ceux d’autres formations politiques. Ils se disent contre le 4e mandat, s’attribuent des objectifs politiques et pour certains, prétendent appartenir à un parti ou un mouvement connu. Ce qui s’est passé à Béjaïa il y a quelques jours est une dérive de la contestation légitime du 4e mandat. Il y a une volonté d’entraîner les jeunes vers la violence et il est stupéfiant que ces jeunes se laissent aller aussi facilement ou ne défendant pas les édifices publics contre les casseurs. Pourquoi trouvent-ils assez de ressort pour s’en prendre à un cortège ministériel et ne peuvent-ils pas défendre leur ville contre les vandales? La question est lancinante.

Hier à Bouira, la violence s’est exprimée d’une autre façon. Des éléments d’un mouvement dit «Anebdel», échauffés contre le 4e mandat, se sont postés devant le théâtre communal de Mchedallah où devait se tenir un meeting soutenant Ali Benflis. Ils ont procédé à des intimidations contre le public qui affluait et ont empêché le meeting. Ils ont appelé cette opération de trouble à l’ordre public de «persuasions pacifiques». La police n’était pas intervenue et la direction de campagne de Benflis n’a pas prévu un service d’ordre. Dans ces conditions, comment ne pas croire à la manipulation? Des forces occultes utilisent les jeunes pour pourrir la vie politique, elles veulent conduire le pays vers le chaos. À remarquer aussi qu’aucun parti politique ne s’en est indigné ; ils ne se sentent pas concernés jusqu’au jour où la hache de la violence s’abattra sur leurs têtes. Ni l’histoire ni les fables n’ont eu un effet sur notre élite politique.

http://www.tsa-algerie.com/2014/04/08/un-meeting-en-faveur-de-benflis-empeche-a-bouira/

A propos El Erg Echergui

Il n'est point de bonheur sans liberté, ni de liberté sans courage. Periclès
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2 commentaires pour A Bouira le mouvement «Anebdel» empêche un meeting en faveur de Benflis

  1. Zidni Ilman dit :

    Un sage proverbe algérois dit: » سردوكنا فوق اسطحكم إيه، سردوكم فوق اسطحنا لَلاَ » .
    Qui veut dire: « Votre Coq sur notre terrasse, ça NON, mais notre coq sur votre terrasse, ça OUI ».

  2. aghilas-koseila dit :

    azul fellawen,
    -bouteflika et ses agents de l’ombre recoltent ce qu’ils ont semés.et les pauvres bougres que nous sommes payent les pots cassés…
    -tous les gens sont d’accord qu’un changement,une liberté ça s’arrache…!
    -ce qu’a ete fait a bouira,mtllili,bejaia ,ghardaiya…avec une certaine diplomatie et civilté.
    mais beaucoup mieux que la violence du f.i.s a batna contre ses freres…sont allés meme dans des mosquées du sud pour demander des renforts…a l’epoque aucun mot n’est venu de la part de si ali benflis et les autres des hautes spheres de ce pays….
    -meme ahl al-djazaara tel que hachani,mohand said n’ont rien dit..!
    -alors que mohamedi said jetait de l’huile sur le feu disait « celui qui ne vote pas f.i.s ne rentre pas au paradis » » comme le wali d’alger a la t.v. algerienne hier disait « celui qui ne vote pas,n’aura pas de logement «  » .l’un et l’autre devenus des despotes de l’intolerance et des adeptes de la violence. qu’on doit-on dire aux enfants,aux adolescents lorsque on voit que les peres biologiques,les peres sperituels,les peres de la nation,leurs artistes favoris,leurs sportifs favoris,leurs ecrivains favoris,leurs intelectuels favoris ont fait pire,se comportent pire,leurs professeurs favoris font pire..!
    tanmirt ar timlillit

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