KBC d’El Khabar diffuse en exclusivité un entretien d’outre-tombe !

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eryertyghheryertyL’Algérie chavire dans l’insensé. Le pouvoir s’est divisé et a divisé le pays. Il ne fallait pas s’attendre à la paix et à l’espoir avec un rab Edzayer sanguinaire qui a modelé le paysage politique depuis l’arrêt du processus électoral et d’un président narcissique et mégalo. Sous leur égide est apparue une société disloquée, violente, apathique, stérile, repliée sur elle-même, sans repères… Les seules fonctions qui sont permises à l’Algérien lambda sont d’ordre biologique, dont celui de pouvoir geindre au moment de son choix. Sinon, il lui est accordé quelques droits fondamentaux, dont l’immolation ou la harga. Il peut aussi s’il le désire soutenir l’équipe de foot de son choix, applaudir les criminels de guerre ou s’émerveiller de l’apparition d’un président providentiel. L’Algérien a l’embarras du choix.

Plus sérieusement, les conflits sourds auxquels a conduit inexorablement la dyarchie du régime algérien ont dégénéré. Le peuple est ainsi invité, par petites touches d’exacerbation, de manipulation, de désinformation, etc., à participer au bourbier politique en attendant l’apothéose du chaos final. Les médias publics et la presse privée, dont la vocation est d’informer et d’éclairer le public, s’évertuent à le désinformer et à jeter de l’huile dans le feu. Happés par la haine aveugle, ils ont perdu de vue l’idéal commun, à savoir la cohésion et l’unité du pays ; tels des déments, ils jouent aujourd’hui aux pyromanes en se donnant des airs de sauveurs.

Dans ce climat malsain, la mascarade électorale a atteint un nouveau degré. La presse privée, d’esprit foncièrement clanique, n’hésite pas à baigner dans le monde paranormal, pourvu qu’elle jette en pâture un responsable de l’autre clan. N’est-il pas étrange que le quotidien El Khabar ait choisi un moment sensible de la vie politique pour diffuser une ancienne vidéo du défunt Ali Kafi exhortant le peuple de refuser le 4e mandat? Est-ce que le journal a agi ainsi de son propre chef? Est-ce une manipulation de la police politique qui a gardé l’enregistrement secret ou était-ce une un témoignage posthume dont le contexte de diffusion était inclus dans le testament du mort, ce qui est un peu couarde de sa part? Quoi qu’il en soit, cette pitrerie politique où un esprit qui appartient à l’au-delà participe à une campagne politique vient s’ajouter à celle d’une campagne électorale par procuration pour le compte d’un vieux grabataire incapable d’adresser un discours de vive voix au peuple algérien. Chapeau à la rédaction d’El Khabar! On peut dire que la diffusion expérimentale de la chaîne KBC est une réussite…

Pour le reste, Ali Kafi est loin d’être l’oracle politique des Algériens. Ses compromissions avec les généraux Bentalha ont plongé le pays dans les abîmes de l’horreur. Il importe aussi de rappeler qu’Ali Kafi avait confié à l’ancien chef de gouvernement Belaïd Abdesselam que les véritables maîtres de l’Algérie sont les généraux. Et que lui, tout président du HCE qu’il était, ainsi que tous les hauts commis de l’État étaient des «décors au-dessus des cheminées »… Cette révélation ne fera pas la Une d’El Khabar qui a viré honteusement de bord. Eh bien!, l’Algérien qui a su garder une once de bon sens dans la curée de fous, préfère être présidé par un président grabataire qui mène la vie dure aux criminels de guerres que par une potiche de foyer et content de l’être.

 

http://youtu.be/nzlb6QX_PO0

 

 

 

A propos El Erg Echergui

Il n'est point de bonheur sans liberté, ni de liberté sans courage. Periclès
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