Il a fallu au journaliste Adlène Meddi une fraude électorale pour imputer une conduite criminelle au DRS…

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fhfhfhdgh6658Connaissez-vous la chanson éponyme du titre ? Non? Pas grave. Ceux qui la connaissent se demandent quel rapport il y a avec un journaliste qui se mord les poings après avoir vécu à la mascarade électorale. Pas grave aussi. Lui, il le sait.

Un journaliste d’El Watan a beau laissé pousser sa barbe pour se donner un port majeur et vacciné, aujourd’hui, hébété, il  découvre que le régime algérien le juge inapte pour le choix d’un président. Tout bon à nourrir. L’hyperbole reflète bien le choc et la colère qui rongent le journaliste Adlène Meddi. Il enrage contre le système politique qui a permis à un impotent incapable de parler au peuple d’être reconduit à la présidence. Hors de lui, il pointe d’un doigt furibond l’état-major de l’ANP et du DRS. Il juge irresponsable criminel leur soutien à Bouteflika. Ô sacrilège! Monsieur Meddi se sent trahi, abandonné par le dieu de l’Algérie en qui il avait confiance. Jusqu’à la dernière minute, il nourrissait l’illusion d’une manœuvre libératrice. Le cauchemar de la réalité l’a réveillé avec un tel fracas qu’il perdit le sens de l’orientation, il ne sait plus s’il a franchi ou non les lignes rouges. Dans son article publié aujourd’hui, ne se retenant plus, il se lâche et  sombre dans le blasphème et le délire.

C’est qu’en temps normal, le journaliste d’El Watan, prolixe et remarquable sans doute, connaissait bien les limites du courage en Algérie. Il sait de quel côté et contre qui pointer sa plume assassine. Le jour où un malabar de la sécurité, une nouvelle recrue, lui a raconté l’anecdote de l’intimidation contre Saïd Bouteflika à même El Mouradia, il n’a pas tiqué. Normal dans son système de référence… Les diables de la la sécurité peuvent bien se payer la tranche des pingouins, histoire «d’évacuer», selon une expression de MCM. Il n’a jamais osé penser de la diriger contre les coresponsables des atrocités de la décennie rouge, des 20000 disparus, etc.

Mieux encore, monsieur Meddi pense, il invite donc les Algériens à croire, que le DRS est une structure de sécuritaire tout ce qu’il y a de plus honorable et de respectueux en matière des droits. Implicitement, il fait croire que les Algériens se trompent, la coresponsabilité dans les atrocités de la décennie rouge, l’impunité et l’omnipotence qu’ils lui attribuent sont des préjugés injustes. Pour preuves, les personnes suspectes qu’elle arrête et met dans le secret sont traitées convenablement. À Paris (en 2013 si l’on croit la date de mise en ligne de la vidéo), où il exhortait les étudiants-journalistes à s’impliquer et s’investir dans les médias algériens (voir vidéo en annexe), il jure qu’il a eu tout le loisir d’inspecter ses prisons secrètes et connues, il n’a pas trouvé des traces de tortures ou de mauvais traitements…

On voudrait bien admettre son témoignage à une condition. Qu’il admette la réélection de Bouteflika, et qu’il cesse de gémir comme un veau devant l’abattoir au sujet du coup de force du clan de Bouteflika. N’y avait-il pas aussi des dizaines d’observateurs internationaux et deux commissions nationales de surveillance du processus électoral ? Des hommes d’une si grande intégrité… Alors, pourquoi devrait-on croire qu’il y a fraude électoral ? Abdelaziz Bouteflika est véritablement le choix du peuple algérien et son système est tout ce qu’il y a de plus honnête…

C’est dur, dur d’être bébé…

http://www.elwatan.com/edito/le-choc-et-la-chute-18-04-2014-253728_171.php

L’arrogance des hommes du général Hassan à l’intérieur de la présidence !

http://youtu.be/zBFRcbZbkNI

Incroyable. Hier disponible, cette vidéo vient d’être supprimée par YouTube pour des raisons de droits. Hasard ou réaction rapide des propriétaires de la vidéo après la publication sur ce blogue d’une capture d’écran de la vidéo, dont elle est témoin… Je vais essayer de la retrouver.

Après une recherche ardue, une autre vidéo a été trouvée. Ce n’est pas la même vidéo que celle référencée introuvable, ni exactement les même propos tenus où il indiquait avoir visité des prisons secrètes, celle du CTRI, etc. Il s’agit toutefois de la même conférence à Paris où Adlène Meddi a fait l’état de lieux du journalisme et ses contraintes et ses acquis.  Le passage concernant l’enquête sur les «Centres de torture» : http://youtu.be/nDHAAIsvVRk?t=43m27s .

Il paraît que l’enquête a été faite au début des années 2000 et que son collègue Fayçal Metaoui, était dans le coup… L’enquête n’a pas dû retenir l’attention d’Amnety Internationale…

 

A propos El Erg Echergui

Il n'est point de bonheur sans liberté, ni de liberté sans courage. Periclès
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Un commentaire pour Il a fallu au journaliste Adlène Meddi une fraude électorale pour imputer une conduite criminelle au DRS…

  1. Ouas Ziani dit :

    D’habitude, ce journaliste est un partisan de la manière forte et c’est d’ailleurs ce qu’il appelle la doctrine nationale. Qu’est-ce qui lui prend de se déjuger ? Voit-il une différence ou même une simple nuance entre le 17 avril, tiguentourine ou janvier 92 ?

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