La maïeutique est peut-être à l’origine de la corruption en Algérie

2dr58wedfo31
54634563456hgjfgL’Algérie se demande toujours comment un président de la République qui prétend aimer son pays, qui a fait le serment de préserver ses intérêts, de veiller à sa sécurité…, laisse le fléau de la corruption s’étendre dangereusement dans tous les rouages de l’État. Comment se peut-il qu’il continue de travailler avec des responsables devenus dans l’imaginaire collectif  des symboles de cette gangrène? Pourquoi les pontes mis en cause par de fortes présomptions n’ont jamais été inquiétés? Ce sont des questions troublantes auxquelles personne n’a de réponse. Seuls lui ou ses plus proches collaborateurs peuvent la connaître. D’aucuns, ahuris par l’ampleur des dégâts, n’hésitent pas à accuser le président de trahison et d’agent conspirateur à la solde de forces ennemies. Tentant d’examiner la question de façon plus rationnelle, moins alarmiste, d’autres ont fait le pari que Bouteflika est animé par un souci excessif de rigueur et de justice. Il a une sainte horreur des calomnies et exige des preuves et non des présomptions. Pour ironiser sur l’approche extrêmement nuisible de Bouteflika, de mauvaises langues ont prétendu qu’il est un naïf admirateur de Socrate, le célèbre philosophe grec. Il serait, en particulier, adepte de sa maïeutique, l’art de ne pas se fier aux apparences et de chercher la stricte vérité… Pour preuve, ils présentent le récit anecdotique très… très significatif…
Voici le récit reproduit tel quel:

« Socrate était un philosophe grec réputé pour sa sagesse et également pour son art d’accoucher les esprits : la maïeutique

Un jour qu’il se promenait sur l’agora, il fut abordé par un quidam qui l’interpella ainsi :
– Socrate ! Sais-tu ce que je viens d’apprendre à propos d’un de tes élèves ?
– Attention ! lui dit Socrate, avant de dire quoi que ce soit, il faut que tu passes l’épreuve du triple filtre…
– Triple filtre ?
– Oui. Avant que tu ne me parles d’un de mes élèves, tu dois filtrer ce que tu vas dire… Le premier filtre est la VÉRITÉ. Es-tu absolument certain que ce que tu vas me dire est vrai ?
-Euh… C’est à dire… Non. Je l’ai juste entendu dire…
-Bien, tu n’es donc pas certain que ce que tu vas dire est la vérité.
-Le second filtre est la BONTÉ. Ce que tu as à me dire est-il bon pour mon élève ?
-Ben… pas exactement…
-Donc, tu veux me dire quelque chose qui n’est pas bonne pour mon élève sans être sûr qu’elle soit vraie. Essayons le troisième filtre, si tu veux bien: il s’agit du filtre de l’UTILITÉ. Ce que tu veux me dire est-il utile pour moi ?
-C’est difficile à dire, plutôt non, en réalité…
-Tu m’accorderas donc que tu souhaites me confier quelque chose de mauvais sur mon élève, qui ne me sera d’aucune utilité et dont tu n’es pas sûr qu’elle soit vraie. Ne crois-tu pas qu’il vaudrait mieux, dans ce cas, te taire ?
-Si, Socrate, je vois bien que tu as raison. Je me tairai donc.

C’est par ce raisonnement que Socrate est passé à la postérité comme un grand sage.

C’est aussi de cette manière que Socrate n’a pas su que Platon le trompait avec sa femme.»

A propos El Erg Echergui

Il n'est point de bonheur sans liberté, ni de liberté sans courage. Periclès
Cet article a été publié dans Allegoria & caricature. Ajoutez ce permalien à vos favoris.