A des degrés divers, nous sommes tous responsables

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Par Adlène Meddi, journaliste, El Watan

sfgdfgdfgdgdr xbRe merci pour votre réponse, mais pour revenir encore une fois sur l’aspect des « accusations » contre le clan présidentiel et celui du DRS : je suis contre la théorie stupide qui voyait en Mediène le « rempart » contre le 4e mandat. Je l’ai dit et redit (« De la paralysie des institutions de l’Etat à la déstabilisation de sa structure militaire, en passant par l’indécision économique suicidaire, le pouvoir (en tant que tel et non en tant que deux pôles soi-disant en guerre), traîne le pays vers l’abîme qu’ont creusé l’ambition maladive des uns et l’obsession de survie des autres. Le débat n’est plus de savoir qui est en guerre contre qui et quel colonel va remplacer quel wali en est un risible jeu de chaises musicales. Le débat semble tranché au profit de la politique de la terre brûlée menée par les seigneurs sans panache, civils ou militaire, en cette fin de règne pathétique« ), extraits de mon édito « la politique de la terre brûlée http://elwatan.com/actualite/la-politique-de-la-terre-brulee-27-09-2013-229374_109.php). Doser les condamnations est aussi un large débat, mais je refuse le manichéisme : pour moi, nous sommes tous responsables, à des degrés variés bien sûr, de l’impasse actuelle.
Concernant la réunion (NDLR: révélée par Maâmar Farah et organisée par le ministère de la Communication avec les directeurs de presse quelques jours avant l’annulation des élections en janvier 1992), je n’ai sincèrement aucun élément qui me la confirme : ce qui renseigne malheureusement sur le peu d’écriture historique sur la période charnière des années 90, ce qui permet plus à des mythologies de s’installer (aux profits de chaque camp). Là aussi, les historiens doivent faire un grand effort.
Concernant les papiers sur le DRS : je dois préciser qu’il s’agit de plusieurs articles, dont l’un fait conjointement avec Faycal Métaoui et Amine Lotfi, dont le titre en Une était « Le DRS est-il le pouvoir » et où on remettait en cause la suprématie de ce service sur les institutions de la république. Voici le lien du papier d’ouverture, http://www.algeria-watch.org/fr/article/mil/drs_pouvoir.htm, je n’ai pas trouvé, pour le moment les autres papiers où par exemple, je rapporte le témoignage d’un homme d’El Harrach torturé à Ben Aknoun (CTRI) où lorsqu’on a repris les détails des séances de tortures. Je ne vais pas citer tous mes articles sur les disparitions forcées, où j’ai même cité nommément les unités et les centres de tortures (compliqué de faire la recherche, et tous nos articles n’ont pas été numérisé, mais sur algeria-watch, il y a un bon nombre). Juste une autre précision, je vous invite à lire mon roman thriller, La prière du Maure, disponible aussi en France, qui plonge dans les méandres des services, vous aurez un aperçu de ma manière d’essayer de comprendre ce qui nous est arrivé (et ce qui nous arrive).

Quant au ton incisif de votre papier, je n’en ressens aucune rancune (au contraire), je suis de par mon travail exposé dans l’espace public, je dois accepter la critique et la remise en cause, sinon comment voulez-vous qu’on avance tous ensemble dans la construction du débat, loin des haines et des condamnations à l’emporte-pièce.

Cordialement,
Adlène Meddi

 

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A propos El Erg Echergui

Il n'est point de bonheur sans liberté, ni de liberté sans courage. Periclès
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Un commentaire pour A des degrés divers, nous sommes tous responsables

  1. Adlène Meddi dit :

    Merci pour la publication. Un grand effort de débat et de dépassement des lignes que nous impose le régime ou ses relais est nécessaire. Nous devons inventer notre propre agenda (comme société civile et non comme société servile ou « opposition » qui a la même langue de bois que le régime dont elle est issu in fine.
    Au plaisir de rencontrer Echergui en chair, en os et en dialogue ouvert et sincère.
    Cordialement,
    Adlène Meddi

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