Bouteflika ordonne à l’armée d’intervenir à Ghardaïa

2dr58wedfo33 dfggdguknbm,b,jAbdelghani Hamel 1En désespoir de cause, Bouteflika, son clan ou les décideurs, on ne sait plus qui gouverne au juste, a décidé de résoudre le conflit avec l’épée de Damoclès. Cinq jours avant les élections, l’ordre a été donné à l’armée de prendre le contrôle de la région de Ghardaïa pour assurer la sécurité. La responsabilité des opérations de sécurité appartient désormais au chef de la 4e région militaire. Le wali et la police se soumettront à la direction militaire. Très sage décision, après ce qu’ont vécu les habitants de la vallée de Mizab. Mieux vaut tard que jamais. L’étrange tragédie de Ghardaïa n’a que trop duré. Il est même à se demander pourquoi le pouvoir a attendu si longtemps pour prendre cette décision. Bouteflika a-t-il voulu sauver les habitants ou les élections? Pour avoir laissé la situation se détériorer depuis plusieurs mois, il partagera la responsabilité de l’embrasement général, de lourdes pertes humaines et la fracture sans fond qui déchire désormais le lien entre deux communautés riveraines et séculaires. Il devait agir longtemps avant que les deux parties, archaïques et obtuses, ne commencent à s’entretuer et à détruire leur patrimoine commun : Ghardaïa et tout ce qu’elle symbolise de beau et de grandiose dans notre imaginaire. Le conflit fratricide de Ghardaïa est un autre revers cinglant au régime de Bouteflika-DRS.

La préservation de la vie humaine constitue l’une des premières missions dévolues à l’État et aux forces de l’ordre. L’envoi des troupes à la vallée de Mizab était indispensable et aurait dû être ordonné dès les premiers signes d’échec des multiples interventions des forces de l’ordre, largement tenues pour un facteur aggravant le conflit. Cette mesure dissuasive devait être précédée par le remplacement du général Abdelghani Hamel, le Directeur général de la Sûreté nationale. Le responsable concerné devait lui-même présenter une demande en ce sens s’il avait une conscience de son incapacité à assurer l’ordre public. On ne peut pas rester patron de la police et voir une ville brûler, saccager et ses habitants terrorisés.

Dans les pays démocratiques, des tragédies humaines s’accompagnent souvent avec des mesures politiques. Le changement du chef de la police suite à l’échec d’une mission importante (et non à un manquement ou une faute grave) ou à la tête de n’importe quel appareil d’État, n’y est pas perçu comme une sanction, mais un impératif dicté par la gravité d’une situation dangereuse à laquelle un responsable n’a pu faire face.

En Algérie, la logique du pouvoir fait toujours fi du mode de gouvernance des pays démocratiques. Il le fait seulement quand le pouvoir veut faire du racolage publicitaire ou pour assurer sa pérennité. Le président Bouteflika, en prévision des élections présidentielles, il a pris des dispositions énergiques, il a procédé à un remaniement gouvernemental drastique et des changements majeurs dans certaines institutions stratégiques. Mais pour la catastrophe Ghardaïa où il y avait urgence, il a laissé la situation aller à vau-l’eau. Il n’y a pas même un Amar Saâdani pour demander au DGSN de démissionner pour fautes professionnelles graves comme il l’a fait pour Rab Edzayer… Peut-être que les habitants de Ghardaïa et l’ensemble des Algériens, comptaient-ils pour des prunes dans la stratégie du 4e mandat?

En tout état de cause l’intervention de l’armée a donné ses fruit, le calme est revenu et les habitants ne croient pas leurs yeux. Sans faire de préjugés, Hamel doit partir. Les Algériens ont besoin d’un responsable crédible et efficace.

http://www.elkhabar.com/ar/watan/398873.html

 

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Un commentaire pour Bouteflika ordonne à l’armée d’intervenir à Ghardaïa

  1. kimo dit :

    De ma part je constate que la DGSN etait derriere le calme et l’appaisement des esprits en tout ce qui se fait ou passé a ghardaia, qui une ville depourvue de securité il ya de cela 10ans , tout les moyens fournit par la DGSN que ce soit humain ou materiels déployer ,on n’oublie surtout pas les efforts fournis par ce géneral promus major qui est a la tete d’une importante institution , et qui a redonner une autre image de cette institution qui a vecu une décenie noire et des pertes enormes , aussi faut pas oublier les effort du directeur vis a vis du respect des droits de l’hommes dans un pays comme l’algerie.

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