Deux appartements luxueux à Paris pour Saâdani et deux concubines sulfueureuses pour Rab Edzayer… Qui dit mieux?

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dgdfgdfghkjUne guerre médiatique sans merci sera sans conteste le fait marquant du 4e mandat. Les deux pôles du pouvoir y étendront leur sale linge dans tous les balcons et le monde entier se régalera avec les turpitudes du pouvoir algérien et les examinera sous toutes les coutures. Mieux encore, si Dieu le veut et si la dynamique de la haine est suffisamment forte, ce qui, dit-on, est atavique chez l’Algérien depuis Massinissa, les règlements de compte sanglant, par attentats terroristes contre les innocents, feront bientôt partie du beau décor politique. Le clan Bouteflika a pris goût au pouvoir de l’argent, de son côté le clan du général a pris goût à la puissance et à l’impunité. Rab Edzayer, irréductible, atrabilaire et sans-coeur ne peut pas se faire à l’idée qu’il soit doublé et humiliée par un président arriviste qu’il a lui-même coopté et sacré. Le président Bouteflika, mégalo et plus nombriliste que Yasmina Khadra, avait dit en Suisse qu’il est l’incarnation de l’Algérie. Les deux composants de l’État algérien sont répulsifs et leur mélange forme un produit explosif. Le peuple quant à lui a été définitivement soumis à sa condition de dindon de la farce qu’on appelle en haut lieu «la stabilité». Il se contentera du plaisir de regarder les harkis du système s’entretuer et se consumer à petit feu avant de  finir dans la poubelle de l’histoire. C’est la seule vengeance ici-bas et elle est d’une grande consolation pour les laissés-pour-compte.

Les deux premiers rounds du bras de fer, accompagnant les élections du 17 avril, ont été la révélation sur la fortune d’Amar Saâdani et le déballage de la vie secrète du général Mediène. Le drabki de Oued Souf, chef indu du FLN, se trouve dans la ligne de mire du clan des généraux sanguinaires. Le patron du tout puissant service de sécurité, retranché dans ses quartiers, écumant de rage, ne lui pardonne pas la violente canonnade de janvier dernier où, pour la première fois depuis qu’il est faiseur de rois, un homme politique en service commandé, le descendit publiquement en flamme.

Le 10 avril, le blogueur Allain Jules a mis en ligne un article époustouflant. Il aurait fait une enquête sur le général Mediène et aurait découvert des secrets pas très orthodoxes dans sa triple vie privée. En particulier, en plus d’une hadja «régulière», Rab Edzayer aurait deux autres femmes peu recommandables qu’il entretient en abusant de son pouvoir. Il suffit de lire l’article en question pour savoir de quoi il retourne. Le linge est d’une saleté qu’il ne sied pas de reprendre ici. Le célèbre blogueur a même promis de publier une photo du général en galante compagnie… Attendons voir. Contrairement au scoop du faux décès de Bouteflika en 2012, lancé par le même blogueur et qui avait enflammé les médias et la classe politique algérienne, ce nouveau «scoop» a été royalement ignoré.  Une éthique trompeuse puisqu’elle fut peu utile à Saïd Bouteflika. Les journaux proches du DRS ont rapporté en chœur l’outrage suprême que lui a porté Hicham Aboud.  Seul le journal numérique Algérie patriotique réputé copropriété du propre fils de rab Edzayer et qui ne fait pas de mystère sur son obédience sécuritaire et éradicatrice, a réagi avec virulence à l’article de monsieur Jules…

Durement touché sur son propre terrain, le général Mediène prépare savamment ses répliques. Ruminant les coups de boutoir de Bouteflika, il sort sa grosse artillerie et son stock de guerre : les dossiers confidentiels sur tous les responsables algériens. Immense et redoutable, cachés dans son bunker, ils lui permettent de tenir en laisse ses affidés et tenir en respect ses adversaires dussent-ils être des traîtres tapis parmi ses hommes. Le 15 avril, quelques jours avant le scrutin, le même journal numérique AlgeriePatriotique avait rapporté sur son portail un scandale sur Saâdani. Citant un autre site électronique peu ou prou connu, le journal éradicateur avait fait état de deux luxueuses résidences parisiennes et une coquette somme de 300 millions d’euros qui parfument son compte en banque.

Le coup est dur et comme les médias des éradicateurs travaillent en circuit fermé, ils n’ont pas raté l’affaire de Saâdani. Ainsi Salima Tlemçani d’El Watan, totalement indifférente au scoop de Julles sur le général Mediène, a été l’une des premières journalistes à relayer le scandale. Sans doute l’a-t-elle fait par acquit de conscience…. Elle laisse entendre, à juste titre, qu’en faisant appel à un cabinet d’avocats parisien pour contraindre le journal numérique de supprimer l’article en question, le riche patron du FLN n’ a fait en fait que conforter les allégations. La réaction saine si tant est qu’il y eût calomnie, était de porter plainte illico.

Le vin a été tiré, maintenant tout le monde danse. Le bras de fer entre les deux clans, à n’en pas douter, verra d’autres rounds spectaculaires. Le 4e mandat sera un feuilleton-fleuve passionnant et violent. Le dénouement sera terrible. Peut-être un autre octobre-88. L’armée ne tirera pas et il n’y aura plus d’autres Nezzar. Le sort de Rab Edzayer surtout est triste à pierre fendre. Plus triste que le sort qu’il a réservé aux victimes de Bentalha. Faire couler un fleuve de sang pour en arriver à vivre comme une proie blessée, sur le pied de guerre à l’affût du coup de grâce de cela même à qui il a offert l’Algérie sur un plateau d’argent, c’est cruel. Il en mourra inconsolable. Némésis, némésis!

http://allainjules.com/2014/04/10/exclusif-meandres-algeriennes-la-vie-secrete-dun-prince-le-general-toufik/

http://www.elwatan.com/actualite/a-defaut-de-s-expliquer-sur-sa-fortune-en-france-saadani-tente-de-faire-diversion-20-04-2014-254044_109.php

A propos El Erg Echergui

Il n'est point de bonheur sans liberté, ni de liberté sans courage. Periclès
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Un commentaire pour Deux appartements luxueux à Paris pour Saâdani et deux concubines sulfueureuses pour Rab Edzayer… Qui dit mieux?

  1. Ouas Ziani dit :

    Adlène Meddi : la facture
     » Et vu le potentiel de violence – qui n’est plus reconnue comme monopole de l’Etat – d’une régence voyoucrate, nulle dérive n’est à écarter, y compris – après la matraque, le lynchage et la division haineuse entre Algériens – le retour probable de l’assassinat politique. Les prochaines semaines, la question «à qui profite le crime ?» deviendra, malheureusement, le leitmotiv de l’Algérie du funeste 4e mandat ».
    Wikipedia :
    La voyance est la capacité hypothétique à percevoir une information dans l’espace et dans le temps en dehors de l’usage des cinq sens. La personne qui aurait cette capacité est généralement appelé voyant(e) et propose des consultations payantes à des clients en attente de révélations afin de connaître ou de préparer leur avenir. La voyance n’a aucun fondement scientifique mais reste une activité populaire et lucrative, qui a même son salon(1).
    Note:
    1/ El Watan

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