Ali Benflis et la fatwa sur la fraude électorale

2dr58wedfo39 Ali Benflis

Oui, c’est surprenant, mais il existerait deux types de fraude électorale selon l’avocat Ali Benflis. Une, haram, autrement interdite par la loi et la morale et l’autre hallal, autorisée et applicable sans scrupules.

L’ex-candidat à la présidentielle a été clair au sujet de la première. Lors d’un interview télévisé dans le cadre de sa campagne électorale 2014, monsieur Benflis, l’air grave et solennel, a fixé la caméra et harangua le personnel de l’Administration publique en charge des élections. «La FRAUDE EST HA.RAAA.M», leur avait-il déclaré sur l’air des lampions.

Pour la fraude hallal, il faut remonter dans le temps et s’arrêter aux élections présidentielles de 1999 pour trouver sa trace. À l’époque, Ali Benflis n’était pas candidat, il était partisan farouche d’Abdelaziz Bouteflika. Tant et si bien qu’il a été nommé directeur de sa campagne électorale. Un rôle qu’il mena de main de maître. Conscient de l’enjeu du scrutin et les perspectives enchanteresses qu’il ne manquera pas de lui ouvrir, monsieur Benflis se démena comme un diable pour la victoire de son candidat. Il sua, s’usa et s’impliqua corps et âme jusqu’au… trognon.
Malgré les bons auspices des décideurs qui l’assuraient d’une victoire certaine, Benflis, en travailleur infatigable et miticuleux, craignait une mauvaise surprise. Pour parer à tout coup tordu, il ne laissa rien au hasard. Il frappa à toutes les portes et ne ménagea aucun moyen pour arriver à sa fin. Lorsqu’il rencontrait des walis, de hauts responsables et des commis de l’État, il n’hésitait pas à demander leur appui. À l’ancien wali d’Oran, Bachir Frik, un ami à lui, par exemple, il demande littéralement le parti pris de l’Administration. «Aidez-nous», le supplia-t-il. Bachir Frik en fonctionnaire discipliné savait lire les signes des auspices. Il lui en donna sa parole pour faire gagner Bouteflika. Et chose promise, chose faite. En ces temps bénis, la fraude électorale était hallal et bien appréciée…

Pour résumer et savoir laquelle des fraudes est hallal et laquelle est haram, il suffit de voir pour quel candidat on travaille. Si on roule pour le candidat du système, alors nul doute que l’on est  autorisé à gruger le peuple et demander aux walis de bourrer les urnes. Sinon, la fraude est HA. RAAAA.M. Dixit la fatwa de Benfils…

http://youtu.be/MNtErEQl1eo

http://youtu.be/AcprkyHZC24

A propos El Erg Echergui

Il n'est point de bonheur sans liberté, ni de liberté sans courage. Periclès
Cet article a été publié dans Élections, Hommes du système, Vidéo. Ajoutez ce permalien à vos favoris.

3 commentaires pour Ali Benflis et la fatwa sur la fraude électorale

  1. Ouas Ziani dit :

    Halal par-ci, haram par-là, le cheikh Benflis nous rappelle les fatwa rédigées dans les manufactures des mounafiqines. A ce rythme, il risque de devenir un partisan d’abou mossaab essouri et un adepte de la théorie des chacals unis oual 3yadou billah.

    • Mounafeq dit :

      Quand j’entends les mots  » Hallal et Harram  » je sors mon revolver !
      ABOU HERMANN GOERING

  2. Lwanes dit :

    Ne dit on pas qu’ il n ‘y que les imbeciles(ou idiots) qui ne changent pas d ‘avis?Quant a la morale et l ‘honneteté en politique, comme dans n’ importe autre domaine de la vie ici bas ,nul ne peut affirmer qu’ il est tout a fait blanc ,ni un modele parfait……..

Les commentaires sont fermés.