Bouteflika va instaurer la limitation des mandats…

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dfgsdfgs654srgLe 4e mandat sera celui de la « démocratie de Bouteflika ». Les grands traits de la nouvelle Constitution indiquent que le président veut instaurer la limitation des mandats à deux fois seulement. La « noble » intention ne manquera pas de susciter un mélange de sarcasme et de dégoût. Les instigateurs de cette idée s’y attendent. Les Algériens n’ont pas encore digéré le coup tordu du 12 novembre 2008 où le même président a fait sauter le verrou des deux mandats pour se payer un mandat à vie. Est-ce une repentance, une opération de charme ou une tentative de lifting pour un petit potentat assoiffé de pouvoir ? Qu’importe. Le mal est fait et rien ne compensera les dégâts considérables du viol de la Constitution. Le président ne fait que remuer le couteau dans la blessure. La démocratie ne se décrète pas et ne s’offre pas en cadeau. Bouteflika en a donné l’éclatante démonstration le 12 novembre 2008.

Toutes les Constitutions sont vaines et vulnérables tant que le peuple ne recouvre pas sa souveraineté face à l’armée en premier lieu et face à son paravent : le système. La démocratie s’impose par le combat politique et la mobilisation populaire. Le peuple corvéable jusqu’à l’humiliation, ne peut faire l’économie d’un changement brutal ou brusque pour arriver à imposer et faire respecter à la lettre Sa Constitution. Sans cela rien n’est garanti et le pouvoir, la propagande et l’élite véreuse et vénale aidant, le mènera par le bout du nez. Nul doute que la Constitution de Bouteflika sera adoptée comme toutes les précédentes. Nul doute aussi que n’importe quel successeur de Bouteflika pourra encore une fois faire sauter les deux mandats et alléguer lui aussi des circonstances critiques pour modifier la Loi fondamentale selon ses intérêts. Il trouvera toujours un système et des partis parasites pour le soutenir mordicus. L’ENTV et les médias publics faisant le reste.

Le pire et le plus insupportable dans le processus théâtral de la nouvelle mouture constitutionnelle que le pouvoir a enclenché en sont les personnalités politiques auxquels est dévolue la mission d’expliquer « les mérites et les bienfaits » démocratiques de cette Constitution. Les hérauts politiques chargés de promouvoir le « bond démocratique » sont les mêmes qui, hier, ont rabâché qu’il appartient au peuple seul de décider de reconduire ou non un président sortant. Ce sont les mêmes qui, il y a 6 ans, ont mis en charpie la clause de la limitation des mandats qu’ils accusaient d’antidémocratique comme l’a relevé si bien la journaliste El Khabar Kheira Laroussi. Cette dernière n’a pas manqué de rappeler les dénigrements d’un certain Amara Benyounes par exemple contre la Constitution de Zeroual. Fort de son appartenance au système, le président du MPA s’est targué, un jour chez El Khabar même, d’être démocrate et de considérer la limitation des mandats comme une « mode fantaisiste » contraire à la démocratie absolue… La journaliste attend avec impatience sa réaction sur la « nouvelle tendance démocratique » de Bouteflika. C’est certain, pour arriver à se moquer ainsi du peuple, Bouteflika a roulé dans la farine une grande partie de sa valetaille. Ses hommes de confiance et ses relais, à commencer par Abdelaziz Belkhadem et Ahmed Ouyahia et Louisa Hanoune obligés de soutenir le contraire de ce qu’ils ont martelé hier, vont passer sous les fourches caudines de la dérision. La fluctuation de leurs principes si clairement établie, les contraint d’assumer publiquement leur caractère d’hommes de peu de valeurs.

S’il y a une leçon à retenir de la dernière de la longue série des caprices et des frasques de Bouteflika, c’est le credo fondamental du pouvoir : « ni Dieu ni principes ». Le pouvoir n’a pas de scrupules à violer ses propres lois, à se dédire ou à se décrédibiliser. Sa force ? Il dispose d’une armée de relais à la fidélité canine, une gent très fidèle et très docile. Ensemble, dans un chœur à peu près uniforme, les rares dissonances sont exclues, ils donnent de la voix à chaque mouvement de baguette d’un maître ivre de pouvoir.

http://www.elkhabar.com/ar/politique/403376.html

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A propos El Erg Echergui

Il n'est point de bonheur sans liberté, ni de liberté sans courage. Periclès
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2 commentaires pour Bouteflika va instaurer la limitation des mandats…

  1. Idhourar dit :

    Au secours ils sont devenus fous, ils decretent blanc aujourdhui et noir le lendemain l’ algerie gouvernée par des malades mentaux soutenus pas leur bouffon qui applaudissent.a chaque occasion….. Dieu sauve nous!

  2. Belahreche dit :

    C’est comme quelqu’un, après avoir violée une fille, lui remis sa virginité en pensant lui restituer son honneur et sa dignité.

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