Ils plantent des arbres et sement la terreur…

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La tyrannie et el hogra sont la sève du terrorisme

Affaire judiciaire ordinaire. Tribunal criminel d’Oum El Bouaghi. 29 mai 2014 Jugement d’un réseau de soutien et de logistique au profit de groupe terroriste. Le réseau est composé de 23 personnes, tous originaires de la wilaya d’Oum El Bouaghi. Ils opéraient sous la bannière d’un nouveau seigneur de la guerre appelé «Abdelbari Souffi». Le nom de guerre de l’émir est composé d’un prénom islamique et d’un gentilé dérivé de sa ville d’origine Oued Souf. Onze parmi le réseau ont écopé de cinq ans de prison, cinq ont été relâchés, le tribunal leur a accordé les circonstances atténuantes, ils coopéraient sous la menace avec le groupe armé de Souffi. Le reste du réseau a été jugé par contumace, il écume, selon la presse, une vaste région de l’est de l’Algérie qui va de Khenchela jusqu’à la frontière tunisienne.

Une information sur le terrorisme, qu’elle se rapporte sur la «liquidation», le démantèlement ou le jugement des groupes armés, passe aujourd’hui pour un fait-divers ou une chronique publiée à titre subsidiaire. Elle ne choque plus l’opinion et ne fait pas recette dans les médias. Sauf quand un groupe armé réussit un coup d’éclat tel celui de Tiguentourine dont l’impact s’est répercuté sur le DRS ou un carnage perpétré contre les forces militaires semant l’émoi et la consternation parmi l’opinion publique.

cependant, lorsqu’on tombe sur un titre sur le terrorisme, on s’y arrête parfois le visage crispé et cœur serré de crainte de sentir l’odeur des années noires. On y jette un regard en coin pour savoir l’essentiel avec l’intention de ne pas traîner la patte. On cherche en particulier des noms et les chiffres. Sitôt le lieu de l’attentat et le nombre de victimes à déplorer sont connus, on passe à autre chose. Ce faisant, il arrive qu’on tombe sur un fait singulier. Son originalité, son aberration ou son incohérence avec le contexte du terrorisme intriguent et suscitent une halte de méditation.

Dans le sillage de l’affaire du réseau islamiste de Khenchla, l’Algérien découvre avec stupéfaction et dépit que le plus âgé des membres a 80 ans. La présence d’un octogénaire et certainement d’autres personnes âgées parmi les réseaux terroriste laisse perplexe, elle fait autant de mal à notre conscience que la gérontocratie du système Bouteflika-DRS. Il y a plus ahurissant dans l’affaire. Le rapport qu’a publié El Khabar hier apprend qu’un autre membre est un arboriculteur. Anodin pour certains, mais ceux qui connaissent l’amour que porte un fellah à la terre ou un jardinier aux fleurs ne manquent pas de sursauter à ce détail de l’affaire. Ils sont consternés de voir qu’un semeur d’espoir et de vie peut appartenir à un groupe qui sème la mort et la tristesse. Ils ont autant de la peine que s’ils entendent parler d’un imam pédophile ou d’un père infanticide. Ils marqueront toujours les esprits. C’est d’autant plus troublant que les personnes en question ont choisi délibérément ou sous une contrainte dont ils pouvaient se soustraire facilement en demandant la protection de la gendarmerie. Ils ne sont pas dans la situation de Djamel Zitouni et ses congénères ; menacés et contrôlés par les DRS, ils n’avaient aucune échappatoire.

Ces détails d’apparence insignifiante ne laisseraient pas les sociétés développées indifférentes. La question qui devra être posée et débattue dans les médias est de savoir pourquoi et comment nous en sommes arrivés-là. Qu’a-t-on fait pendant un demi-siècle pour fonder une société consciente composée d’individus civilisés, doués de raison et de bon sens? Si des vieux s’amusent à jouer aux terroristes et si des âmes sensibles et des cœurs vifs se transforment en suppôts des démons, c’est que l’Algérie a perdu ses valeurs et ses repères. C’est aussi que le chaos n’est pas loin. Il y a un vrai problème de conscience nationale qu’il faudra un jour ou l’autre affronter avec courage.

En attendant le déballage et «thérapie collective», on constate que les histoires de terrorisme se sont fondues dans le décor et font partie du train-train des Algériens. À la faveur des scandales de corruption qui ne finissent pas ou de l’indifférence de la Justice devant la hogra quotidienne, ils s’incrustent de mille et une manières. Le terrorisme est la face cachée, ou le pendant, comme disent les académiciens, de la tyrannie du pouvoir informel. Ils se nourrissant les uns des autres et, ensemble, ils animent la vie maussade des Algériens. Cet situation dure depuis qu’un certain général Nezzar, avec ses affidés, a ouvert les portes de l’enfer…

 

http://www.elkhabar.com/ar/politique/406017.html

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A propos El Erg Echergui

Il n'est point de bonheur sans liberté, ni de liberté sans courage. Periclès
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