La torture et les traitements dégradants de la sécurité militaire et de la police au temps de Boumediène-Merbah-Bencherif

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Lakhdar BouragaaPour que nul n’oublie, pour le salut des générations futures, pour traquer les traîtres et les bourreaux jusque dans leur tombe, pour demander des comptes aux généraux barbares et rappeler à l’armée la sauvagerie qui fut la sienne et commise en son nom à différentes époques depuis sa naissance et jusqu’à aujourd’hui, pour une demande de pardon au peuple sans laquelle elle ne se réconciliera jamais avec l’honneur et la gloire, pour que la violence gratuite, les massacres, les liquidations et les tortures infâmes soient bannis de l’État algérien, et puisque c’est l’unique moyen d’agir, il faut sans cesse rappeler aux maîtres du moment leur passé immonde. Il faut clamer haut et fort que l’armée s’est compromise dans des actes inhumains et déshonorables, et ce depuis toujours. Il est de notoriété publique que lorsqu’une femme vend son honneur, elle ne peut le laver devant Dieu et les hommes, selon le Droit musulman, qu’après une sincère et profonde contrition. Une armée qui tue arbitrairement et torture et se rend coupable de traitement dégradant n’a pas plus d’honneur. Une armée qui ne juge pas ses propres criminels, elle devient elle-même criminelle.

Dans cet état d’esprit, il est impératif d’empêcher à tout prix que les témoignages des crimes contre l’humanité commis par les agents de l’État et des forces de sécurité ne tombent dans l’oubli ou ne soient de simples souvenirs vagues à se remémorer à l’occasion ou encore ne se réduisent à une annexe quelconque d’un chapitre fastidieux de l’histoire n’intéressant que des chercheurs universitaires.
Dans ce but, le blogue publie intégralement le témoignage accablant d’un grand moudjahid qui a consacré sa vie dans le combat pour la justice, les égalités et toutes les valeurs fondamentales proclamées par la déclaration du 1er Novembre. Il s’agit du Commandant Lakhdar Bouregaa, un des chefs de la Wilaya IV et ex-membres du FFS. En 1967, il était soupçonné d’être complice de Tahar Zbiri dans la célèbre tentative de coup d’État. Arrêté, il connaîtra un châtiment cruel et une descente des enfers dont il n’a jamais imaginé que son pays en serait capable.

L’armée et la police, puisque c’est d’eux dont il s’agit, apparaissent dans le récit de Lakhdar Bouragraa, comme des terroristes conduits par des psychopathes qui quelques décennies après se sont mués en politiciens respectables. Pourtant, ce qu’ils ont fait avec les putschistes de 1967 n’a rien à envier à ce qu’a fait Hassan II avec ses ennemis à Tazmamert de sinistre mémoire. La seule différence en est que, dans la mémoire des Marocains, le nom du célèbre geôle a été gravé à jamais. En Algérie, nous ignorons tout sur le «Sous-marin d’Oran» et de tous les autres centres de torture que recèle l’Algérie indépendante et où les Boumediène, Merbah, Zerhouni, Bencherif, Draïa ont assouvi impunément leur sadisme.

 

Le témoignage est publié dans la page suivante :
https://elergechergui.wordpress.com/algerie/histoire/temoignage-du-commandant-bouregaa-sur-la-torture-en-1967

A propos El Erg Echergui

Il n'est point de bonheur sans liberté, ni de liberté sans courage. Periclès
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3 commentaires pour La torture et les traitements dégradants de la sécurité militaire et de la police au temps de Boumediène-Merbah-Bencherif

  1. Ouas Ziani dit :

    C’est bien de faire le miroir et de nous renvoyer nos affreuses gueules de fauves jusqu’à ce que chacun de nous admette enfin qu’il n’a d’humain que le nom mais il faudrait peur être commencer par faire une archéologie de la terreur. Pendant longtemps la guerre contre l’occupant, tout comme la guerre contre le terrorisme, a servi à justifier des crimes abominables. Je pense aux carnages de la nuit rouge de Dagen, près d’Oued Amizour et à Mellouza.

    • aghilas-koseila dit :

      azul fellawen,
      @ ziani,
      je voudrais simplement connaitre exactement ou se trouve DAGEN pres de oued-amizour, comment etait ce carnage,apparement SAADI dans son livrevient nous livrés des informations fausses sur feraoun pour lequel il dit que cette commune a ete completement rasée pendant la revolution. on lui a raconté du n’importe quoi !
      meme a ete esté en justice par la population de la dite commune pour ses mensonges et diffamation…
      -quant a melouza (msilla) la france coloniale,les messalistes,les f.l.nistes,l’a.l.n chacun porte une responsabilité sur cette betise humaine,jusqu’au jour d’aujourd’hui les populations de beni-ilmane,melouza souffrent de stigmatisation…
      -ce sont lesicomprehensions,ls erreurs de la vie.
      -j’attends votre reponse sur ce DAGEN.
      TANMIRT AR TIMLILLIT

  2. Chapeau bas monsieur el erg echergui, respects,Vous redonnez espoir aux gens honnetes et humains de ce pays monstrueux ou tout est pourri.Ou des entités des tenebres à la forme humaine sont partout et dirigent nos vie.Merci infiniment de combattre l’ oubli et les horreurs qui vont avec.

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