Soit dit en passant : Le patinage sur glace et patinage sur place

2dr58wedfo74

cerclewrferfewrDe nombreux pays font du patinage sur glace un sport favori et d’autres pays font du patinage sur place un mode de vie ou plutôt une forme de vie séculaire. Chez les premiers, les individus s’y pratiquent pour connaître les sensations de la vitesse et du mouvement, chez les seconds, l’armée y oblige le peuple à revenirà la case départ dès qu’elle constate une volonté de mouvement ou celui d’un départ.

Ainsi, quand, après les révolutions arabes, quelques peuples écrasés par le poids de la dictature ont cru avoir brisé le joug de la tyrannie avec ses corollaires la stagnation économique et une régression alarmante sur tous les plans, l’armée a vite réagit et dit : « Non, non, bougez pas. La révolution, le progrès et tout ça, c’est bien, mais pas sans la sécurité nationale. Et nous, qui ont des fusils et des canons, on peut vous donner ça… »

Chez les peuples arabes mal foutus, l’histoire se résume à peu près à cette alternance infernale. Ils n’ont pas d’autres choix, ils pourront bien s’en sortir, faire leur révolution tolérée par l’armée, mais à la saint-glinglin… D’ici là, il faut laisser le temps au généraux de faire leur bouleau. Il doivent sécuriser le territoire.

Avant l’évènement grandiose, le pays recule ou fait du sur place, la misère, la corruption, la mal-vie avancent. Il faut attendre que l’armée assure la sécurité nationale sans laquelle tout mouvement est impossible. L’attente sera longue, les généraux prennent leur temps, le mal poursuit son travail de sape. Quand le peuple en a marre de la gangrène qui le ronge de tout côté, il implose et explose. La réponse de l’armée ne se fait pas attendre, « non, non. Restez tranquille. On vous comprend petit peuple, mais votre sécurité passe avant vos revendications légitimes… Et on a les moyens de l’assurer. Sans état d’âme. »

Lors de son investiture, le général Sissi a informé son peuple que sa priorité sera axée principalement sur retour de la sécurité dans toute l’Égypte. Reset à tout. Montrant une « intransigeance » et une « fermeté », déjà vues ailleurs, le nouveau tyran sanguinaire ajoutera fièrement, à plein gosier : « Il n’y aura pas de négociations avec la violence… » Comme c’est touchant! Le monde va applaudir et les consciences seront tranquilles.  Il parle bien sûr, les frères musulmans, fer-de-lance du mouvement insurrectionnel. Ben oui… En Algérie, on sait ce que cela coûte, la fermeté et l’intransigeance des généraux.

Moralité révolutionnaire : Quand on veut faire une vraie une révolution, il faut pendre le dernier général avec les intestins du dernier imam du sérail. On peut ajouter comme spécificité algérienne en pendre le dernier baltagui avec le colliers du dernier chanteur raï.   Galouha nass elouwlin… Liman istaâ ilayhi sabila.., bien sûr.

A propos El Erg Echergui

Il n'est point de bonheur sans liberté, ni de liberté sans courage. Periclès
Cet article a été publié dans idée fortuite. Ajoutez ce permalien à vos favoris.

Un commentaire pour Soit dit en passant : Le patinage sur glace et patinage sur place

  1. aghilas-koseila dit :

    azul fellawen,
    bien dit,bonne moralité.l’armée,la justice,les baltaguia ou igherzoulen,les gens de bendir,de poesie,de chansons,de la plume comme aux temps des tenebres travaillent tous le prince du moment c’est a dire pour le systeme.peu de gens qui ne sont pas dans le moule.traités comme des fous…leur temps viendra a chari dala ou azeghel idyenten ak deyewet…
    -certainement dans ce pas ou tout dessous dessus personne ni heureux sauf les fous!
    tanmirt ar timlillit.

Les commentaires sont fermés.