Crach du vol AH5017 : douleur et visites inquisitrices de la gendarmerie

2dr58wedfo86

rtyhrtyrtyu

Un habitué du blogue…

Cela relève désormais de l’ordinaire. L’attentat suicide s’est grevé dans la série de pistes explorées dans les accidents mortels d’origine inconnue. En particulier, en aviation, le réflexe des enquêteurs est de considérer tout accident aérien comme attentat terroriste jusqu’à preuve du contraire. Sans attendre les indices l’excluant, ils mettent en branle une batterie de mesures bien rodées pour trouver des coupables. L’engagement immédiat dans cette voie ne se fait pas sans heurt. Surtout, surtout si des Algériens sont concernés par l’accident.

Tout algérien en liaison avec un accident aérien est immédiatement mis sur la liste des suspects terroristes par les argus de la gendarmerie nationale, de la police et bien sûr par les services de sécurité. Qui est suspect ? Tout Algérien lambda dont le nom a un lien quelconque avec le vol. Passagers, membres du personnel de bord, membres de la tour de contrôle ayant géré la trajectoire du vol, les préposés à l’embarquement l’équipent de sécurité ayant contrôlé les passagers et l’accès à l’avion, les bagagistes. Bref, tout employé de l’aéroport concerné par le vol tragique sera mis sur la liste et une enquête minutieuse sera effectuée sur son compte.

Avant même que les familles algériennes n’apprennent la triste nouvelle, mais aussi pendant qu’elles pleurent leurs morts et reçoivent les condoléances, des agents de la sécurité passent au peigne fin les dossiers des victimes. Quand les recherches ne sont pas concluantes ou en présence d’indices troublants, les enquêteurs enjambent l’obstacle de la bienséance et frappent à la porte des familles endeuillées. « Bonjour, nous sommes de la gendarmerie. Toutes nos condoléances ! Parlez-nous de votre défunt fils… Que faisait-il le jour de…? Qui étaient ses amis et…? » Etc. Que le mort ait voté ou fait campagne pour Bouteflika, qu’il ait chanté les louanges de rab Edzayer ou s’est illustré par un quelconque aplaventrisme au service du pouvoir, le traitement de son dossier passe par le même circuit et les mêmes considérations indélicates.

À l’étranger, l’Algérien n’a même pas droit au « bonjour » des autorités. Au moindre soupçon, son droit au respect et son droit à la dignité sont bafoués machinalement. Dans les aéroports internationaux, il a droit à un traitement spécial. Les caméras de surveillance se braquent automatiquement sur lui. Les jeunes, les moins jeunes, les barbus, civils militaires, personne n’échappe à la surveillance. La paranoïa anti-algérienne est partout et concerne tout le monde. On imagine les regards tendus des agents de sécurité devant les écrans…

Loin des stigmates indélébiles de la sale guerre et du climat de suspicion pathologique qui visent tous les Algériens, Ali Haroune, le général Nezzar et la bande des putschistes sanguinaires de 92 passent des moments paisibles dans leur retraite cossue…

http://www.elwatan.com/actualite/dix-gendarmes-algeriens-depeches-en-france-et-en-espagne-09-08-2014-267404_109.php

Advertisements

A propos El Erg Echergui

Il n'est point de bonheur sans liberté, ni de liberté sans courage. Periclès
Cet article a été publié dans Hogra, Société. Ajoutez ce permalien à vos favoris.

Un commentaire pour Crach du vol AH5017 : douleur et visites inquisitrices de la gendarmerie

  1. aghilas-koseila dit :

    azul fellawen,
    les errements ,tatonnements politiques ,diplomatique depuis les temps.ont fait que notre image est ternie,on ne fait rien pour l’ameliorer…meme ailleurs certains de nos comportements et agissements laissent a desirer…la crediilité et la confiance mettent du temps a revenir…
    -a revoir beaucoups de choses. quelques parts certains de nos responsales et certains de notre population on dirait manque de maturité…! des decisions intempestives ou irreflichies nuisent a l’image du pays,a notre dispora,aux touristes algeriens dansle reste du monde…esperant que cela ne dure pas!
    tanmirt ar timlillit.

Les commentaires sont fermés.