L’Algérie de Bouteflika-DRS et l’hôpital fantôme de Constantine

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.kljef354tte9A Constantine, un pédophile ou un kidnappeur psychopathe ne sont pas nécessaires pour mettre à mort un enfant, des médecins peuvent s’en charger…
On ne sait plus comment représenter l’Algérie, comment avertir le pouvoir. Toutes les métaphores éclairantes possibles et imaginables ont été utilisées pour éveiller les consciences nationales. En vain. L’Algérie gravement fragilisée par la décennie rouge poursuit « sa descente en enfer », sustentée par un pétrole en voie d’épuisement, continue à naviguer à vue. Le danger la guette, tous les indices économiques sont au rouge, la catastrophe est sa seule issue. L’État est défaillant, il périclite chaque jour, il menace ruine… Attention l’injustice, la hogra, la corruption, l’incurie, la manipulation de la justice et des médias ont franchi des seuils intolérables, attention l’économie rentière met en péril l’avenir, attention l’incurie et les mensonges conduisent à la déstabilisation, elle nous attend au premier tournant. Ya weddi ena3lou chitane, l’Algérien n’est pas bête, il voit et comprend et en souffre. Ya weddi, aucune armée, aucune mesure sociale ne peut retenir un peuple en colère. Les privilèges indécents et les salaires faramineux, l’impunité des responsables sont intolérables. Rien n’y fait. Sourd à toutes les mise en garde, le gang du pouvoir louvoie et répond avec des coups d’estoc et de taille. « Vous répondez à des injonctions étrangères », « vous exploitez les problèmes sociaux à des fins inavouées », « Vous êtes atteint de sinistrose », « vous cultivez et propagez le désespoir », « la corruption, les fléaux, les insuffisances ne sont pas l’apanage de l’Algérie » qu’ils répondent en chœur. Sur le terrain, les Algériens ne voient pas les prémices d’un changement rassurant, pas le moindre signe d’un éveil des consciences. L’actualité et la vie quotidienne leur apprennent plein la tranche des nouvelles toujours déprimantes. À l’instar du chanteur Khaled, de marbre devant les souffrances de son peuple et hypersensible aux gros cachets que lui glisse sous le manteau le régime pour remercier de ses louanges risibles, la caste des dirigeants et son long cortège de relais ne bronchent pas, ils persistent dans l’optimisme aveugle. L’horizon reste désespérément sombre. Le climat des insouciances politiques a gagné tous les secteurs et tous les niveaux, toutes les structures de l’État et l’Algérien, principale victime, en pâtit. Parfois de façon dramatique.

Le délabrement et la décomposition du secteur de la santé ne sont plus à démontrer, c’est une plaie béante dans le corps de l’Algérie, un bateau fantôme naviguant dans le brouillard épais, ni timonier ni cap. La prévarication y a atteint le pinacle de la déraison. C’est qu’elle touche les droits les les fondamentaux des citoyens, elle touche leur vie. Son agonie n’est pas le seul fait du ministre de la Santé ou le gouvernement comptable en dernier lieu, mais au corps médical que l’on croyait au-dessus de tout soupçon, que l’on assimilait aux anges gardiens. Par leur négligences, leurs laisser-aller, leur irresponsabilités, les professeurs et les médecins à maintes reprises ont démontré leur complicité flagrante dans l’agonie des hôpitaux. La défection récurrente et répandue du personnel médical des lieux de travail aux heures de permanences est un crime contre l’humanité. Les médecins et les infirmiers qui en sont coupables ou responsables ne sont pas dignes de considération ni d’appartenir au corps médical.

Les parents d’un bébé aux bronches obstruées, respirant difficilement, sont arrivés en catastrophe à l’hôpital pédiatrique de Mansourah, Constantine, aux alentours de 5 heures du matin. Comme montre la vidéo qu’ils ont mise en ligne, à l’accueil et les services attenants, ils n’ont pas trouvé âme qui vive. Essoufflés, angoissés par l’état grave de leur enfant, les parents ont cherché partout un médecin, en vain. Ils ont eu tout le temps de courir dans les couloirs et les locaux de l’hôpital. C’était le silence et le vide. Les blouses blanches de la pédiatrie ont déserté leurs postes en bloc. C’est terrible. Ils méritent tous le licenciement et la radiation toute affaires cessante. Quant à l’hôpital fantôme, une fermeture sine die serait une sage décision en attendant une solution de rechange s’il existait une conscience au ministère de tutelle.

La vidéo, un véritable cri de cœur, ne dit pas ce qu’il est advenu de l’enfant, mais si, après son combat inégal contre la mort, l’enfant a pu s’en sortir – nous l’espérons du fond du cœur -, le mérite ne revient ni aux soins d’un médecin criminel, ni à la direction de l’hôpital pédiatrique de Mansourah et encore moins au ministre et tout le tremblement. Seule la providence est à remercier. Dans le pays de Bouteflika-DRS, où des vols médicaux d’urgence sont assurés pour le gang du pouvoir et ses plus hauts domestiques, la mort attend l’Algérien à tous les coins de rue. Du berceau jusqu’à la tombe. Algériens lambda, que Dieu te protège !

http://youtu.be/w3JzMCxWWYo

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A propos El Erg Echergui

Il n'est point de bonheur sans liberté, ni de liberté sans courage. Periclès
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2 commentaires pour L’Algérie de Bouteflika-DRS et l’hôpital fantôme de Constantine

  1. Idhourar dit :

    Dans ce texte qui est parfait et qui resume le cauchemard dramatique et effroyable que vivent tous les algeriens honnetes et lucides on ne peut que saluer votre combat qui honore le vrai combattant de la liberté et de la dignité que voue etes.Respects monsieur, il n’ y a pas beaucoup des comme vous, salut!

  2. aghilas-koseila dit :

    azul fellawen,
    dans nos hopitaux et dans les hopitaux du monde des risques existes,certaines négligences meme existes a val de grasse,hopital americain de paris ou autres…mais ce que on ne peut pas admettre qu’il n’yai pas de medecins de consultation au service des urgences de pediatrie…
    -si les medecins de permanence sont en general ;des internes ,des residents qui font beaucoup de travail fatigués,peuvent se reposer dans leur salle, mais qu’on peut appeler en cas de besoin et d’urgence
    -il n’est pas rare aussi que les services de gynécologie sans specialistes…et service pediatrie sans specialistes egalement comme d’autres services et cela fonctionne depuis longtemps ainsi…
    -tout le monde peut remarquer dans tous nos hopitaux,le grand travail est confié aux internes.en cas de pepins les specialistes les lachent carrement ou ne viennent pas malgré les appels et les sollicitations d’aides…les internes,les residents sont depassés et a quel saint se vouer…!
    -ou est passé le serment d' »hippocrate..!
    – toujours a constantine comme ailleurs nos chers residents font des allées et retours sur des centaines de kilometres avec les risques et perils ne sont pas logés…des agrements en plus du travail…
    -nos hopitaux ne manquent de rien en realité. comparativement au reste du monde en equipements ,en competences techniques ,en produits de soins mais un manque flagrant d’organisation .meme les cliniques privées ou l’on trouve la meme mentalité qui regardent les patients comme des banques a pomper l’argent et non des malades a soigner .
    -est-ce-normal qu’un specialiste travail a l’hopital,dans le privée plusieures cliniques a la fois,dans son cabinet et enseigne dans plusieures universités…et il n’est pas dans sa permanence….!
    -comment ne sera-il pas saturé ou sujet a caution a des erreurs medicales…!
    -ou est le syndicat qui regule pour proteger le patient et le medecin et a chacun son droit..!
    certains medecins sont comme certains chauffeurs de transport publics sont livrés a des parcours fous avec quelques argents en plus. avec le stress,la suraturation,le travail non stop,la mauvaise hygiene de vie,mauvaise recuperation et voila les accidents et les degats…!
    ou est la legislation rigoureuse qui applique la limitation des heures de travail,la cumulation.que les humains qu’on transporte et les patients qu’on soigne devrait traiter avec amour et non avec desinvolture.
    -l’auteur de l’article a mis le doigt sur le vrai mal qui ronge nos unités de santé, monsieur chergui vous le dites si bien que ce president et ceux qui gravitent autour comme les services ainsi la population portent une grande responsabilité dans ce marasme.la sonnette d’alarme est tiréé,grand de mettre de l’ordre dans nos unités de santé. repenser la fonction santé,comme une fonction noblesse et humaine et non comme une fonction de production,de concurence,de rentabilitié…! quel coeur qui peut resister aux larmes de nos enfants malades!
    tanmirt ar timlillit.

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