La fascination de Zouhir Mebarki pour les réponses de Saïd Bouteflika

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Zouhir MebarkiSaïd BouteflikaSaïd Bouteflika en est resté interdit. Il s’attendait certainement à un soutien des médias à la botte du régime, mais il ne pensait pas que pour un simple démenti, qui plus est, est trop tardif, il recevrait une standing-ovation de la vieille garde. Il lui a fallu simplement accorder au journal Ennahar son tout premier entretien depuis 15 ans, pour que, peu de temps après, des journalistes réputés se mettent littéralement à genoux devant lui. Il ne cessera pas de s’émerveiller de la magie du pouvoir. Dès que quelqu’un y est dedans, y compris les chiens, un vent d’éloges ascendant se met à souffler fort pour le porter aux nues. En Algérie, c’est imparable.

Au journal L’Expression, Zouhir Mebarki, un godillot incurable du régime, a encore brillé de mille feu par son art consommé de dorer la pilule pour le compte de la présidence. Dans sa chronique de ce matin, le vieux journaliste a loué ses services, non pas pour « notre bien-aimé Abdelaziz Bouteflika » (dixit Marmita) pour lequel il s’est consumé dans son adoration, mais pour son frère cadet Saïd. Son article écrit avec grand soin montre que la plume servile de Mebarki n’a pas pris une ride. Dans son château fort, Saïd Bouteflika a dû boire du lait jusqu’à la pâmoison.

Comment une personnalité entrée en politique par la petite porte comme lui peut-elle en effet résister à la tentation de la gloire lorsqu’il voit, incrédule, un journaliste patenté se délecter de son premier entretien livré aux médias et transformer ses réponses banales et ses plates réfutations en repartie incisive et une victoire historique contre ses adversaires ? Monsieur Mebarki, avec son talent et son génie, a réussi cette métamorphose.

La réaction inattendue de Saïd Bouteflika, accusé par la rumeur d’être l’instigateur du détournement d’un espace vert dans un quartier huppé d’Alger au profit de la mafia de l’immobilier, a été qualifiée par le chroniqueur de « smash » de volleyball contre des forces qui veulent nuire à sa réputation. Il s’est étalé longuement avec une foi de charbonnier pour expliquer avec quel brio le frangin du président a donné ce coup puissant à ses adversaires. En fait Zouhir Mebarki est restée baba devant une formule surannée de Saïd. « Je suis accusé de tous les maux, il manquait seulement la fièvre aphteuse et le trou d’ozone… », avait clamé ce dernier.

Prodigieux ! Pas la phrase en question, mais l’éternelle admiration de la vieille garde pour le pouvoir…

Il reste juste à savoir, si le smash de Saïd Bouteflika n’a pas bénéficié d’un service de Anis Rahmani, le directeur d’Ennahar, un journal que toute personne censée s’interdit de lire pour ne pas embrouiller son champ de vision… Rahmani n’est pas à son premier coup monté. Le souvenir du coup de Facebook est encore vivace. Mais allez faire entendre ce conseil à quelqu’un comme Mebarki…

http://www.lexpressiondz.com/actualite/200726-said-bouteflika-riposte.html

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2 commentaires pour La fascination de Zouhir Mebarki pour les réponses de Saïd Bouteflika

  1. Akli dit :

    Algerie, royaume des bouffons et des hypocrites.

  2. aghilas-koseila dit :

    azul fellawen,
    vous le dites bien que les gens sensés ne devrait lire annahar de mohamed mkedem alias anis rahmani et j’ajoute chourouk de ali fodil.
    -quant a si said boutef on ne le connait pas bien.mais ce qui est sur depuis son arrivée a detruit vraiment les universites. vous pouvez voir une these de droit soutenu a lyon par un enseignant de l’université d’oran. le plagiat de la premiere page a la derniere copie-collés meme les remerciements…..ce qui a poussé certains professeurs des universités françaises de saisir le president de la republique française et algerienne,ainsi que les ministres de l’education.l’affaire en-coure .on ne sait pas si nadjet belkacem la riffaine nouvelle ministre de l’exagone pourrait relancer les dossiers du plagiat…
    -en bref ,depuis son arrivée,il a fait des promotions qu’a des amis mauvais et incompents…!
    -il ne faut etre un genie pour dire avec courage que ce monsieur et ceux ou celles qui l’entourent ont detruit les fleurons du savoir…!
    quant a ce journaliste,il ne sait pas qu’il sera jeté aux oubliettes comme tous les autres,quel regret…!
    tanmirt ar timlillit.

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