Des officiers du DRS ont mandaté un sénateur pour transmettre leur solidarité à Benyoucef Mellouk

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    A quel jeu, le général Mediène, alias rab Edzayer, se livre-t-il aujourd’hui ? Difficile de le savoir, mais tout porte à croire qu’il est dans une situation inconfortable et il tient à rétablir son aura sérieusement ébranlée. Il éprouverait le même sentiment qu’une souris dans une souricière depuis que le clan de Saïd Bouteflika lui a infligé des gifles cinglantes par l’entremise d’un drabki… Le repli de ses relais postés à tous les niveaux et la paix apparente, s’expliquent peut-être par la nomination des successeurs de ses anciens lieutenants, dont l’un est assigné à résidence et attend une comparution devant le tribunal militaire pour des affaires de haute trahison. Les nouveaux officiers désignés par Bouteflika seraient plus loyaux à l’état-major et à la présidence qu’à sa personne. Ses actions et ses faits et gestes se trouveraient surveillés de près. Pour agir contre Bouteflika, le général Mediène doit avancer sur la pointe des pieds,semer la vigilance de ses adversaires, découvrir et contourner d’innombrables embûches cachées. Même l’appui fracassant d’une partie des vielles postiches qu’il a installé pendant les années de « gloire », sortie du bois comme des loups affamés, n’a été d’un grand secours pour lui et ne peut pas lui servir de bouclier. Un autre missile sol-sol du genre drabki, et rab Edzayer mordra la poussière, lui et sa bande. Il traîne trop de casseroles, bien plus graves que la corruption du système.

Alors que faut-il conclure du silence pesant actuel ? Deux hypothèses. Rab Edzayer a jeté l’éponge et aspire à mourir dans son lit. Marqué par la décennie rouge, les grands crimes contre l’humanité, fatigué, il n’a plus l’âme aux guerres intestines et aux complots. Dans ce cas, il joue la dignité, met en avant le loyalisme au président, chef suprême des forces armées, et se drape du sens des responsabilités, etc. Cette hypothèse suppose que Rab Edzayer, au passé particulièrement violent, s’est transformé en un agneau docile et doux se contentant, bon gré mal gré, du grade militaire suprême et du poste honorifique qu’il occupe. La seconde hypothèse prend le contrepied de la première. Rab Edzayer n’a pas changé d’un iota. Hargneux et brut, il n’arrive pas à trouver le sommeil depuis le remue-ménage historique des Bouteflika dans son bastion et la perte des clés de son pouvoir. Renverser la vapeur est devenu sa plus grande préoccupation. Rien ni personne ne pourra le consoler ou le raisonner avant qu’arrive l’heure de sa grande vengeance.

Suivant cette hypothèse, plus réaliste, le cerveau de rab Edzayer tourne à toute berzingue. Dans l’ombre de sa retraite secrète et mettant à profit les moyens logistiques considérables, il complote, tisse sa toile, tient des conciliabules, échafaud des plans, noue des alliances secrètes avec des personnalités du système triées sur le volet. Il n’a aucun mal à exploiter les inclinations vicieuses et la versatilité incurable des responsables actifs ou qui font le pied de grue aux portes d’El Mouradia.

Dans cette atmosphère pesante aux allures d’un modus vivendi implicite, le 21 août dernier, le quotidien El Khabar a publié un entretien avec Mellouk Benyoucef, le fonctionnaire du ministère de la Justice qui a fait éclater le scandale des faux magistrats et des faux moudjahidin. Au cours de l’entretien, il a révélé une information d’une importance capitale. Il apprend qu’un important sénateur, membre de l’ONM et de l’UNPA, lui a rendu visite et lui a transmis un message de soutien de certains officiers supérieurs du DRS. L’information paraît à peine croyable, mais venue de Benyoucef, un monument du courage et de l’intégrité, elle ne peut être sujet à caution. Alors que signifie cette visite étrange et quel sens donner au message des officiers du DRS ? La machine de Rab Edzayer, est-elle en marche ? Ou est-ce un traquenard, le clan de Bouteflika a-t-il l’intention de le compromettre ? Existe-t-il une tierce partie, peut-être téléguidée de l’étranger, qui a intérêt à rompre l’équilibre précaire entre les deux principaux protagonistes ?

Monsieur Benyoucef n’a pas eu ou n’a pas donné de plus amples détails, mais, il n’a pas manqué d’exprimer sa méfiance de l’intérêt soudain du DRS qui, depuis 22 ans, a gardé le plus profond silence. Benyoucef qui fait trembler le système par son combat acharné pour la vérité, n’ignore pas la totale compromission du DRS dans l’affaire des imposteurs tapis dans deux grandes institutions de l’État. Ce sont les hommes de main de général Mediène qui, bien avant l’arrivée de Bouteflika, ont imposé le silence et entravé la machine judiciaire pour étouffer l’affaire des faussaires. Le patron du DRS est le principal bénéficiaire de la présence d’une engeance haut placée. Elle lui a garanti l’impunité à lui et à ses hommes et lui a permis de faire passer ses nombreuses pilules à l’opinion publique. Benyoucef a raison d’alerter la presse sur cette visite secrète. Ainsi il coupe l’herbe devant les forces occultes qui veulent le compromettre et faire de lui le dindon de la farce dans la guerre sourde et sans merci que se livrent les pôles du pouvoir. Si le sénateur avait un tant soit peu de conscience nationale, il n’aurait pas attendu un mandat pour lui témoigner de la considération et de la solidarité dans son combat pour libérer l’État algérien de l’emprise d’une mafia d’un genre nouveau. Quant aux officiers, il vaut mieux ne jamais penser les rencontrer. Rien de bien ne viendra des criminels et de leurs suppôts.

http://www.elkhabar.com/ar/index.php?news=420421

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A propos El Erg Echergui

Il n'est point de bonheur sans liberté, ni de liberté sans courage. Periclès
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Un commentaire pour Des officiers du DRS ont mandaté un sénateur pour transmettre leur solidarité à Benyoucef Mellouk

  1. aghilas-koseila dit :

    azul fellawen,
    tanmirt pour le courageux et brave moulouk.tot oiu tard la justice trimphera…quant aux autres leur reveil est trop tardif,le mal est trop profond…
    tanmirt ar timlillit.

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