Washington accuse formellement l’Egypte et l’Emirat arabe unis

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Les pays arabes «contre-révolutionnaires» se sont embourbés dans une sale histoire contre un pays arabe frère. Les Emirats arabes unis et l’Egypte ont conjointement participé de leur propre chef à des attaques aériennes meurtrières en Libye causant des dizaines de morts et des dégâts matériels importants d’après le site d’Eljazeera. La Libye peine à sortir d’un conflit fratricide lui-même faisant suite à une guerre impitoyable avec l’armée de l’ancien dictateur Mouamar El Kadafi. Elle accuse le coup et fait savoir qu’elle portera plaine contre les agresseurs dans dans toutes les instances internationales. Un représentant du parlement libyen a déclaré que la Libye ne se limitera pas à cette mesure, d’autres mesures coercitives seront appliquées en temps et lieu contre les deux pays agresseurs, dont des sanctions économiques. Le parlementaire a rappelé que l’Egypte compte un million de ressortissants sur son territoire, allusion faite à de possibles extraditions en masse en réponse à l’agression du général Sissi qui fait face à une crise économique aiguë.

Par ailleurs, l’agression contre la Libye a été condamnée fermement par le porte-parole du Département d’Etat Jane Psaki. Il est aberrant et choquant de voir les Américains condamner le bombardement lâche d’un émir du Golf soutenu par le général mercenaire de l’Egypte et de constater que l’Algérie, le voisin de la Libye, qui avait pendant longtemps trouvé en Libye refuge et solidarité pendant la longue nuit de colonialisme et durant la guerre de libération, garde un silence complice. Les tergiversations de Ramtan Lamamra, ministre algérien des Affaires étrangères, à ce sujet sont de la poudre aux yeux et une fuite en avant. Si l’Algérie avait voulu régler la crise libyenne, elle aurait cessé de crier sur tous les toits que les milices d’essence islamistes sont des terroristes et qu’ils vont faire régner la terreurs dans tous l’Afrique du Nord. Elle aurait pu s’adresser à toutes les parties en conflit pour les inviter à Alger, dans un cadre maghrébin, pour des négociations sérieuses et sans condition. Elle n’avait nul besoin d’impliquer d’autres pays pour parler de la Libye.

http://www.aljazeera.net/news/arabic/2014/8/27/

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A propos El Erg Echergui

Il n'est point de bonheur sans liberté, ni de liberté sans courage. Periclès
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