La libération de deux diplomates algériens

srgsrt36552sert22rtwertyer68457rty2Il est notoire que l’Algérie s’est faite le chantre de la politique de non-paiement des rançons. A ce titre, elle a mené une grande campagne diplomatique et réussi à obtenir une résolution de l’ONU interdisant aux pays membres de céder au chantage des terroristes. Dans ces conditions, la libération de deux diplomates algériens n’a pas manqué de surprendre. Aussi, l’évènement a suscité des questions embarrassantes pour le pouvoir algérien qui a répondu par des pirouettes simiesques du genre « L’Algérie est fidèle à ses engagements et à sa politique, elle ne cédera jamais aux terroristes ». Ba, ba, ba ! Les questions éludées, élémentaires pourtant, n’en restent pas moins sur toutes les lèvres.

Comment l’Algérie a-t-elle pu libérer deux diplomates retenus en otages depuis deux ans par un mouvement terroriste se revendiquant de la même idéologie d’El Qaïda ?

Pourquoi le MUJAO (Mouvement pour l’unicité et le jihad en Afrique de l’Ouest), ce même mouvement, fait-il une fleur à l’Algérie, son pire ennemi ?
Si l’Algérie n’a pas versé un centime aux ravisseurs et sauf à considérer le MUJAO une organisation humanitaire, quelle contrepartie ce mouvement terroriste a-t-il pu obtenir ?

Par quel miracle l’Algérie a-t-elle réussi par deux fois à libérer ses otages sans bourse délier ? Outre les deux diplomates, on se souvient, après dix mois de captivité en 2011, dix-sept marins algériens ont été relâchés par un groupe de pirates somaliens qui, lui aussi, ne fait pas dans la dentelle ? Le régime algérien a juré la main sur le cœur qu’il n’a versé aucune rançon.

Pourquoi l’Algérie, dont la guerre sans merci qu’elle mène contre le terrorisme constitue l’essentiel de son savoir-faire et sa principale activité, trouve-t-elle de la clémence chez ses pires ennemis ?

Enfin, dernière question, incontournable. Quand le pouvoir algérien cessera-t-il de se payer la tête du peuple et du monde ? Plus sérieusement, jusqu’à quand le peuple et le monde continueront-ils à se faire embobiner ?

Le débat mettant face à face Walid Djamaï, représentant du FLN, et Yahia Makhiouba, un membre du mouvement Rachad, sur le plateau de France 24 que montre la vidéo en annexe, laisse suggérer ces différentes questions. Le FlNiste comme de coutume chez ses pairs, répondait par des faux-fuyants et des poncifs éculés. Il laisse le mystère des otages entier. Que va lui importer si des otages sont décapités, meurent par manque de soin ou finissent leur vie en captivité ? Rien. Pour lui l’Algérie sortira toujours gagnante. Bien sûr qui osera dire que son pays soit battu par un groupe terroriste ? Pour entendre un son de cloche différent quelque peu rationnel, il faut aller du côté des harkis du système. Des ex-FLNistes, éjectés à un moment ou un autre de l’histoire, se sont trouvé une âme d’opposants… Pour ceux-là, la diplomatie et la politique sécuritaire du régime gambadent d’un échec à l’autre. Foi de papillon…

Au demeurant, le débat fut calme et courtois. Les deux invités se sont clairement exprimés et se sont mutuellement respectés. Qu’ils en soient remerciés. On est loin de la cacophonie provoquée par la logorrhée et les vociférations méprisables de Sadek Bouguettaya et consorts.

http://youtu.be/_IuEqqfv8rQ

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A propos El Erg Echergui

Il n'est point de bonheur sans liberté, ni de liberté sans courage. Periclès
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Un commentaire pour La libération de deux diplomates algériens

  1. aghilas-koseila dit :

    azul fellawen,
    Reellement l’algerie possede-elle une diplomatie depuis 1962..!
    la politique et la foi d’uchen ou chacal pratiquée n’ont jamais egalées la foi de papillon…!
    -avec ses affaires abracadabrantes ce sont toujours les autres qui payent..!
    il n’ya de changement dans la politique etrangere,puisque notre LAMAMRA avait bel et bien declaré qu’il est sorti de l’academie de si adelaaziz bouteflica.
    les gens attendent de connaitre les coordonnées de cette ladite academie pour y inscrire leurs enfants dans tamghra w’uchenen c’est a dire la fete des chacals.
    tanmirt ar timlillit

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