Hacen Ouali d’El Watan emboite le pas à Mouloud Hamrouche et implore l’armée pour déstituer Bouteflika (1)

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« Voilà, voilà, que ça recommence. Partout, partout ils avancent. Moi je croyais qu’c’était fini. Mais non, mais non, ce n’était qu’un répit. » Les paroles de la célèbre chanson Rachid Taha sont universelles, elles dépassent le problème de la xénophobie en France pour s’étendre à tous les maux de la terre qui réapparaissent après que l’humanité a cru un moment les avoir vaincus et éradiqués à jamais.

En Algérie, les apôtres de l’interférence militaire dans la vie politique, partisans incorrigibles de la primauté de l’armée sur le civil, ont la peau dure. Ils piaffent d’impatience, les dérives du clan de Bouteflika autant que la caricature que représente un président grabataire les empêchent de dormir. Alors que font-ils ? Ils se mettent à genoux devant l’armée pour « sauver l’Algérie ». Aucune leçon n’est assez amère, aucune tragédie nationale n’est assez terrible ni assez sanglante à leurs yeux. Le sang des jeunes versé à flots pour la liberté, les crimes politiques et les crimes contre l’humanité sont effacés de leur mémoire. Le dédain est total pour les martyrs de la démocratie et les sacrifices consentis pour la démilitarisation de la vie publique.

L’officialisation du 4e mandat a marqué un tournant dans la vie publique Mouloud Hamourche. Depuis, il est entré dans une colère noire et ne cesse de fulminer contre le président grabataire. L’ancien chef de gouvernement qu’une certaine presse pare dans de beaux atours et lui attribue le titre de « chef de file des réformateurs », entendre premier responsable démocrate du pays, lance des cris d’orfraie et prie instamment l’armée de « prendre ses responsabilités ». Le coup de force de Bouteflika, un président impotent, aphone, incapable de prononcer un discours ou de se déplacer dans le pays, fait encourir au pays, selon lui, un péril imminent. Sans sourciller, il flatte l’ego des généraux en leur attribuant le pouvoir de «donner la légitimité aux civils pour gouverner». Une distinction jamais accordée à l’armée par une personnalité algérienne. Jamais une bassesse n’a autant fait fi de la souveraineté populaire. Usant d’une phraséologie grandiloquente chargée de sophismes, monsieur Hamrouche tente, depuis des mois, de compromettre l’armée dans une autre aventure incertaine qu’elle sera seule à en assumer les graves conséquences lorsqu’elle tournera au cauchemar. Hamrouche et consorts prendront la poudre d’escampette au premier coup de canon comme l’ont fait Nezzar, Haroune et tutti quanti. Ali Haroun ne rend compte de rien et ne sera pas poursuivi par le TPI…

Ces derniers temps, irréductible, Hamrouche se démène comme un diable, sillonne  pays et prêche l’intervention militaire. Le regain soudain de son activité politique depuis le début de l’année, comparée à sa torpeur légendaire, met en relief ses méthodes peu orthodoxes pour réaliser ses ambitieux politiques. Faire le sage muet dans l’espoir d’une hypothétique cooptation ou, quand le temps presse et le contexte ne s’y prête plus, faire des appels de pied à l’armée. Et bien sûr, selon sa profonde conviction, ce que la gent veut, le peuple veut… Il en sait quelque chose, lui l’ex-aide de camp de Houari Boumdienne.

Hamrouch n’est pas le seul à lancer des appels de détresse à l’armée. Ils sont légion, mais ne sont pas forcément de la même veine. Ainsi, un Ali Yahia Abdenouir a plus de crédibilité quand il demande l’armée d’appliquer l’article 88 de la Constitution. Il a suffisamment bataillé pour les libertés et la démocratie pour être mis au le pilori. A ces gens sincères et intègres, il est permis de contester l’appel inconséquent, mais il est malvenu de les accuser de nourrir des desseins secrets ou de rouler pour des forces occultes.

 

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2 commentaires pour Hacen Ouali d’El Watan emboite le pas à Mouloud Hamrouche et implore l’armée pour déstituer Bouteflika (1)

  1. Idhourar dit :

    Hamrouche et tous les charognards,Cessez de nous raconter de histoires a dormir debout, Les militaires ont toujours dirigé ce foutu pays en catamini ou au claire de lune,de grace faites ce que bon vous semble mais nous ne prenez pas pour des attardés mentaux,

  2. aghilas-koseila dit :

    azull fellawen,
    lorsque on voit l’argentier de daach el-awadi en tunisie. il ya de quoi s’alarmer..!
    _pour hamrouche est une verite que l’armée est l’unique institution qui a les moyens de modifier la trajectoire houleuse du bateau algerie,d’ailleurs qu’il pilote depuis 1958.ce que ne dit pas notre hamrouche, est-ce que notre armée travaille pour le peuple ou les interets de son clan..!
    -en 1990. leurs jeux non clairs,leur politique de tatonnement nous ont embarqués dans un bourbier interminale avec ses drames et ses trajedie…erreur politique a ete payée cherement par ce peuple et paye encore.
    tanmirt ar timlillit.

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